Les démonstrations de solidarité s’accumulent envers les Pussy Riot. Les trois jeunes punkettes russes, jugées pour une « prière » anti-Poutine dans une cathédrale, ont reçu le soutien de nombreux députés allemands, de Madonna et même de Yoko Ono, veuve de John Lennon, sur Twitter.
Dans une lettre signée par 120 députés des cinq groupes parlementaires de la chambre basse du Parlement allemand (Bundestag), adressée à l’ambassadeur de Russie à Berlin, les parlementaires se disent « préoccupés » par la procédure judiciaire visant trois membres des Pussy Riot, en détention provisoire depuis cinq mois.
« Nous estimons que la détention provisoire de plusieurs mois et la peine élevée requise sont draconiennes et démesurées », écrivent les députés dans cette lettre publiée mardi 7 août par l’hebdomadaire allemand Der Spiegel sur son site (PDF).
De son côté, l’artiste d’avant-garde Yoko Ono en a appelé au président Vladimir Poutine pour libérer les jeunes femmes, dans un message sur son compte Twitter.
Mr Putin you are a wise man & dont need to fight with musicians & their friends. #FREEPUSSYRIOT Keep space in prison for serious criminals
Yoko Ono (@yokoono) agosto 7, 2012
Le même jour, la chanteuse américaine Madonna avait rejoint d’autres stars internationales de la chanson en apportant son soutien aux Pussy Riot lors de son concert à Moscou, où elle a assuré prier pour leur libération.
Trois ans de camp requis
Le procureur a requis mardi trois ans de camp à l’encontre des prévenues, Nadejda Tolokonnikova, 22 ans, Ekaterina Samoutsevitch, 29 ans, et Maria Alekhina, 24 ans, jugées pour « hooliganisme » après avoir chanté le 21 février, encagoulées, avec guitares et sonorisation, une « prière punk » contre le président Vladimir Poutine dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou.
Parallèlement, de nombreuses personnalités russes et étrangères ont pris la défense des prévenues, jugeant les poursuites à leur encontre et leur maintien en détention disproportionnés par rapport aux faits reprochés.
« La multiplication des critiques du procès Pussy Riot par les Etats-Unis et l’Union européenne pourrait devenir l’un des principaux sujets d’irritation entre l’Occident et la Russie », relève le quotidien russe Kommersant. Selon des experts cités par le journal, cette affaire pourrait réduire à néant les tentatives du Kremlin d’améliorer l’image de la Russie à l’étranger.
Source : francetvinfo













