Quatre d’entre eux envisagent de former un nouveau groupe.
Les quatre «fils de» affichent clairement leurs ambitions. Ils entendraient incarner la relève. Pour preuve, ils choisiraient de se nommer The Beatles-The Next Generation (Les Beatles, la génération suivante). Ironie du sort: cette démarche est appuyée en priorité par le fils de Paul McCartney
Or, l’auteur de Yesterday a longtemps été considéré (à tort) comme le responsable de la séparation de la formation de Liverpool. Le bassiste n’aura eu de cesse ensuite, durant les années 1970, de tendre la main à Lennon. Son fils a-t-il songé à ces événements anciens en sollicitant le successeur de Lennon?
Seule certitude, les quatre enfants seraient plus ou moins sur la même longueur d’onde. «Je serais pour, s’est réjoui le jeune McCartney lors d’une interview. Sean a eu l’air intéressé, Dhani aussi.» Starkey a paru moins enthousiaste. Et d’ajouter qu’«avec un peu de chance» le groupe pourrait voir le jour. Pas sûr que tous les fans des Beatles approuvent cette initiative
«J’aimerais bien être leur égal»
Durant leurs carrières en solo, James, Sean, Dhani et Zac présentent la particularité d’être restés fidèles au style musical de leurs prestigieux aînés. Au risque, parfois, de tomber dans un mimétisme troublant. L’exemple de Sean Lennon, chanteur-compositeur installé à New York, est criant sur ce sujet.
Depuis des années, le jeune artiste semble vouloir remonter le temps et faire complètement corps avec la musique de John Lennon. Voilà deux ans, il était notamment monté sur scène pour interpréter les titres du Plastic Ono Band au côté de sa mère, Yoko Ono. Son demi-frère Julian, qui a tant souffert de vivre dans l’ombre du souvenir de son père, ne fait pas partie du projet.
Guitariste efficace, Dhani Harrison avait été repéré par le grand public à l’occasion du concert organisé en la mémoire de son père. Un homme dont il était proche. «Il sait des choses sur George que je ne connais pas: son père voulait lui transmettre beaucoup, pas seulement la musique», confiait récemment sa mère au Figaro. Il n’a pas à rougir de son début de carrière à la tête de son groupe, thenewno2.
Zak Starkey n’est pas non plus un inconnu pour les connaisseurs. Comme son père, il a fait le choix de la batterie. Avec les Who et Oasis, il a démontré qu’il était à l’aise dans le maniement de son instrument. Le plus méconnu de tous demeure James McCartney. À l’image de Sean Lennon, il semble attentif aux symboles. N’a-t-il pas participé, hier, à un concert au Cavern Club de Liverpool où les Beatles avaient réalisé leurs débuts? Il a livré jusqu’à présent deux albums. Hier, ses propos l’ont propulsé en pleine lumière. «J’aimerais bien être leur égal, mais même ça, ce sera dur», a confié James McCartney. Oui, ce sera dur
Source : lefigaro














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