Widgets Amazon.fr

Le projet de rachat d’EMI par Universal Music soumis à une enquête approfondie de Bruxelles

La Commission européenne a lancé vendredi dernier une enquête approfondie, qui s’achèvera le 8 août. Elle relève des problèmes de concurrence sur les marchés physique et numérique.

Malgré les espoirs d’Universal Music de passer en « phase 1 », l’issue ne faisait guère de doute depuis l’annonce de l’opération, en novembre dernier. Au terme d’un premier examen d’un mois, la Commission de Bruxelles a logiquement décidé d’ouvrir une enquête approfondie sur le projet de rachat, pour 1,2 milliard de livres sterling, d’EMI Music par Universal Music, le leader mondial de la musique et filiale du français Vivendi. L’enquête va durer 90 jours ouvrables, pour s’achever le 8 août prochain. « L’acquisition envisagée pourrait réduire la concurrence sur le marché de la musique enregistrée au détriment des consommateurs européens », a expliqué vendredi dernier dans un communiqué Joaquín Almunia, le commissaire européen chargé de la Concurrence. Cette décision est prise avec philosophie au sein d’Universal Music. « Le dossier est compliqué, c’est normal que la Commission enclenche une enquête approfondie », estime-t-on au sein de la major. Dans un communiqué diffusé après l’annonce de la Commission, Universal Music a déclaré s’attendre « à une conclusion favorable du processus ».

Concessions attendues
C’est loin d’être acquis. Le rachat de la maison de disques des Beatles donnerait naissance à un nouveau géant d’un poids jamais atteint dans l’industrie du disque. « La nouvelle entité, qui aurait presque deux fois la taille du deuxième acteur de l’EEE [Sony Music, NDLR], ne semble pas être soumise à des pressions suffisantes, qu’elles soient exercées par les autres concurrents présents sur le marché ou qu’elles résultent de la puissance d’achat de ses clients et/ou de la menace de la consommation de musique illégale », pointe la Commission. Sur certains marchés, la part de marché du nouvel ensemble dépasserait les 50 %. Pour la Commission, le piratage et l’arrivée de nouveaux acteurs comme Apple (via le service iTunes) ou Amazon ne change pas la donne du marché. Le piratage est pourtant l’argument mis en avant par Universal Music pour expliquer son impossibilité à augmenter ses prix. « Nous sommes satisfaits, car la Commission a intégré les points que nous avions mis en avant, comme la taille et le poids de la nouvelle entité, son pouvoir de marché et le risque de réduction de la compétition au détriment des consommateurs », estime Isabelle Wekstein, l’avocate d’Impala, le syndicat regroupant les producteurs indépendants européens. La major américaine Warner Music est également vent debout contre l’opération. Cette inflexibilité de Bruxelles va obliger Universal Music à présenter des concessions pour faire accepter l’opération. Vivendi a déjà annoncé 500 millions d’euros de cessions d’actifs, qui serviront à la fois pour financer l’opération et pour donner des gages à la Commission.

Source : lesechos

Le projet de rachat d'EMI par Universal Music soumis à une enquête approfondie de Bruxelles

JE M'ABONNE A LA NEWSLETTER

Envie de ne rien manquer des Beatles et de Yellow-Sub ? Abonnez-vous à la newsletter et recevez nos actus, offres et information concours
JE M'ABONNE
Garantie sans SPAM ! Conformité RGPD.
close-link