Paul McCartney a 69 ans. Le Beatle mythique est donc un papy. A priori rien de choquant à le voir réaliser un disque pépère comme ce « Kisses on the Bottom », qui vient de sortir. Le chanteur bassiste signe là un exercice de style : une collection de reprises de standards de jazz entendus pendant son enfance, notamment lors de soirées du Nouvel An à la maison, où son père se mettait au piano.
Des chansons interprétées en leur temps par Frank Sinatra, Joséphine Baker ou Nat King Cole, dont le musicien offre des versions aussi soyeuses
quennuyeuses.
Difficile en effet dêtre complètement séduit par cet album convenu, de reprises rétro, élégantes mais sans grande originalité. Le même disque enregistré par un autre que linattaquable « Macca » serait sans doute tombé aussitôt aux oubliettes. On est dautant plus en droit despérer autre chose du musicien que son flamboyant concert à Bercy en novembre dernier et ses récents albums plutôt inspirés en faisaient un éternel adolescent, et pas le chanteur bien trop sage de ce « Kisses on the Bottom ». Seul réel intérêt, les inédits « Only our Hearts », où lon entend lharmonica de Stevie Wonder, et « My Valentine », avec la complicité de la guitare dEric Clapton, écrit pour Nancy Shevell, quil a épousée en octobre dernier. Deux compositions, en attendant un vrai nouvel album dici à la fin de lannée. Ce sera cette fois, à coup sûr, celui dun jeune homme.
Source : leparisien
