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LE RACHAT D’EMI : LES CONSÉQUENCES

Parmi les quatre majors de la musique que sont Warner, Universal, Sony et EMI, cette dernière faisait figure d’ovni puisqu’elle était la seule à être sous contrôle anglais, mais aussi et surtout parce qu’elle est l’emblématique maison de disques des Beatles, des Rolling Stones, de Kylie Minogue et de Pink Floyd, entre autres.
EMI était en vente depuis le début de l’année, victime des pertes colossales qu’elle accumulait depuis des années (1,75 milliards de livres pour l’année passée). Elle a donc trouvé preneur auprès de sa rivale, la toute puissante Universal. Si les postes des employés d’EMI se retrouvent menacés à moyen terme, qu’en est-il de l’avenir des artistes signés chez ces deux maisons de disques ?
Des séparations douloureuses :
Katy Perry va devoir mettre fin à sa très fructueuse collaboration avec le songwriter Dr Luke, lequel avait écrit pour elle les tubes Teenage Dream (n°3 au top singles) et California Gurls, entre autres. La raison de cette rupture est simple, Dr Luke vient de signer un contrat chez Sony qui l’empêche catégoriquement d’écrire pour une major concurrente. Katy Perry saura-t-elle trouver la plume adéquate pour réitérer ses succès passés ?

La fuite des cerveaux :
Si l’aboutissement de la vente d’EMI à Universal ne sera pas officialisé avant un an, certains artistes n’hésitent déjà pas à faire leurs bagages, malgré des collaborations qui datent depuis plusieurs décennies, et des millions d’euros offerts sur un plateau d’argent par la maison de disques anglaise. Deux pointures sont donc sur le départ, et pas des moindres : Robbie Williams et David Bowie.
Robbie Williams a décidé de partir après quatorze années de bons et loyaux services, pour sortir son nouvel album l’année prochaine chez Universal. Cette décision est sans doute due au fait qu’EMI est en mauvaise posture financière et n’a par conséquent pas pu débourser 60 millions de livres pour le chanteur, comme elle l’avait fait en 2002.
L’ironie du sort veut que David Bowie parte lui aussi d’EMI après quinze années passées là-bas pour aller rallier les rangs d’Universal. La boucle est donc bouclée.
Un avenir incertain pour les artistes des labels satellites d’EMI :
La mythique maison de disques britannique accueille en son sein plusieurs petits labels qui abritent des artistes moins mainstream que la maison-mère à l’instar du label Delabel, qui s’est spécialisé dans sa signature d’artistes rap tels que Rohff, Oxmo Puccino ou encore Akhenaton. On peut donc questionner à juste titre leur avenir artistique chez Universal. Vont-ils devoir enchaîner les featurings avec Sheryfa Luna, la star du r’n’b à la française chez Universal pour se mettre à la page de leur futur employeur ?
Rien n’est moins sûr !

Source : allomusic

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