Pour les cinquante ans du 45-tours des Fab Four avec Tony Sheridan, My Bonnie, le premier batteur du groupe de Liverpool se produira jeudi soir, au Divan du Monde, à Paris.
Il a hérité d’un surnom cruel: «l’homme le plus malchanceux du monde». Pete Best, batteur des Beatles entre 1960 et 1962, analyse son parcours de manière fort différente. Non, il n’est pas celui qu’on décrit en ces termes. «Certainement pas !», réplique le prédécesseur de Ringo Starr, de passage à Paris pour un concert prévu le 20 octobre avec le groupe AfterBeat et le complice musicien des premières années, Tony Sheridan. «. «Au début, oui, autant financièrement que musicalement, mais c’était il y a longtemps. Ensuite, la vie a été bonne pour moi.»
Retour en juin 1962. Le jeune homme participe normalement aux sessions d’enregistrement de Love Me Do. Il n’a aucune raison de s’inquiéter. D’abord, il maîtrise son instrument. Sa mère n’a-t-elle pas favorisé, ensuite, l’éclosion de la formation de Liverpool en créant le club The Casbah? Les Beatles ont à présent signé chez une grande maison de disques, Parlophone. C’est alors que le destin de Pete Best bascule du mauvais côté, à l’image de celui de Ian Stewart (ex-Rolling Stones), Henry Padovani (ex-Police) ou Vince Clarke (ex-Depeche Mode). Des noms inoubliablement oubliés.
Mécontent de ses prestations, le producteur George Martin l’écarte du groupe. «Cela a été d’autant plus brutal que les trois autres membres n’ont pas eu le courage de lui annoncer la nouvelle, explique François Plassat, spécialiste de l’uvre des Beatles (1). C’est Brian Epstein, leur manager, qui s’est chargé de cette mission. Deux ans plus tard, Pete Best les découvrira sur le Toit du monde.» Les raisons de ce départ? On a mis en doute ses qualités de batteur, évoqué sa trop belle gueule ou son caractère prétendument taciturne. Seule certitude, l’histoire s’écrira désormais sans Pete Best. «Il a été à la genèse de la légende, relève François Plassat. Ce n’est pas anodin non plus.»
Dans la foulée, le batteur tente alors de surfer sur son statut d’ancien Fab Four. Sans réussite. «J’étais dans le show-business, en tournée, jusqu’en 1968. Ensuite j’ai profité de ma famille. J’ai été de nouveau attiré par la scène en 1988 et j’ai poursuivi ma carrière musicale.» Durant toute cette période, il n’a jamais eu le moindre contact avec ses anciens compagnons. «.» Il se souvient parallèlement, avec enthousiasme, de ses débuts. «C’était la première fois que nous enregistrions, et nous enregistrions avec Tony Sheridan !» L’heure était à «l’excitation».
Aujourd’hui, le batteur affiche son «impatience » de commémorer cet anniversaire en public. «AfterBeat m’a invité il y a quelques mois pour ce showcase. Je les avais déjà vus à Liverpool et j’ai hâte d’être sur scène avec eux et Tony Sheridan pour rejouer My Bonnie. C’est le titre qui nous a fait commencer.» Et de conclure: «J’étais fier en 1961 et je le suis encore maintenant.» Étrange destin
Source : lefigaro













Des actualités à découvrir
Depuis 1997, Yellow-Sub.net compile sur son site plus de 38 000 dépêches d'actualité. Découvrez nos derniers articles pour tout savoir des Beatles.
7 septembre 2018 : il y a huit ans, Paul McCartney entrait en gare avec « Egypt Station »
Sep
Yesterday : le secret du quatuor de George Martin et McCartney
Sep
Ce disque signé par les quatre Beatles vient d’être vendu 19 500 £
Sep
Il y a 30 ans, les Beatles publiaient Anthology : l’histoire du coffret qui a ressuscité leur légende
Sep
Il était partout : Peter Asher, des Beatles aux plus grands disques des années 1970
Sep
À deux pas de la maison d’enfance de Paul McCartney, les habitants veulent sauver un arbre historique
Sep
Paul McCartney chez les Hollywood Vampires : une séance de 2014 ressurgit dans un nouveau documentaire
Sep
À 86 ans, Ringo Starr entretient sa forme pour continuer à vivre sur scène
Sep