Après leuphorie des retrouvailles tant attendues avec ses fans montréalais, lan passé, on aurait pu croire que le spectacle de Paul McCartney hier soir au Centre Bell serait un peu moins survolté. Cétait mal connaître Sir Paul
Devant quelque 16 993 fans finis de tous les âges, lex-Beatle a livré, hier soir, un autre concert marathon de plus de deux heures trente, généreux, mémorable, magique. Comme quoi, retrouvailles ou non, Paul McCartney sait enflammer une foule.
À 69 ans, avec les cinq décennies de rock quil survole sans baisse dénergie, Sir Paul force ladmiration. Loin de sasseoir sur ses lauriers, lancien Fab Four, espiègle et charmeur comme toujours, samuse encore comme un petit fou sur scène.
Hier encore, il a mis la foule dans sa petite poche, en quelques minutes, avec sa fougue éternelle et sa bonne humeur contagieuse.
Le spectacle dhier soir était construit sur la même base que le concert du 12 août dernier, au Centre Bell : un judicieux mélange de grands succès des Fab Fours (pas moins dune vingtaine), mariés à quelques hits tirés de sa carrière solo et une bonne quantité de morceaux issus de la période Wings.
Vêtu dun veston rouge, son inséparable basse Hofner en bandoulière et son célèbre sourire collé au visage, Sir Paul a lancé le bal avec Hello Goodbye, quil a aussitôt enchaîné avec Juniors Farm, un hit des Wings.
« Merci beaucoup, a-t-il lancé, dans un français charmant.
Bonsoir Montréal ! Salut tout le monde ! Ce soir, je vais essayer de parler en français, même si je suis bien meilleur en anglais », a blagué le légendaire chanteur, avant de soulever à nouveau la foule avec les premières paroles de All My Loving, interprétée avec en arrière-plan des images vidéo en noir et blanc des jeunes Beatles aux cheveux encore courts.
En verve
Accompagné, sur scène, de ses quatre solides et fidèles musiciens, qui le suivent depuis quelques années (Rusty Anderson aux guitares, Brian Ray à la basse, Paul Wickens aux claviers, Abe Laboriel Jr à la batterie), il y est allé, ensuite, du second titre des Wings de la soirée, lexcellente Jet, qui a cartonné autant que plusieurs succès des Beatles.
Très en verve, Sir Paul sest beaucoup amusé avec la foule, comme dhabitude : « On ma dit quil y aurait un party, ici, ce soir, sest-il exclamé (en anglais), très tôt dans la soirée.
« Lets Get Started! », a crié lex-Fab Four, en lançant lélectrisante Birthday.
Plus tard, il sest moqué gentiment du mariage royal en rebaptisant I Will « I Do ».
Plus tranquille
Après un début de party sur les chapeaux de roue, Macca a ralenti le rythme en milieu de spectacle avec un segment acoustique formé notamment dI Will, Blackbird, Here Today, Dance Tonight et la jolie Eleanor Rigby, notamment.
Par souci de plaire à ses fans francophones, il a aussi inclus au programme la ballade Michelle, une chanson quil navait pas encore jouée dans sa nouvelle tournée. Avec accordéon et images de la Tour Eiffel en arrière-plan.
Bon joueur, McCartney nhésite pas non plus à rendre hommage aux autres anciens Beatles. Il a ainsi dédié la très belle Something à son auteur, le regretté George Harrison, avec des images du plus discret des Fab Fours qui défilaient sur lécran géant. Beau moment. Ovation.
Dautres moments forts ? Back in the U.S.S.R., qui a fait sauter le Centre Bell, la très rock Let Me Roll It, suivie dune version instrumentale du Foxy Lady de Jimi Hendrix. Les incontournables Let It Be et Hey Jude interprétées en choeur avec quelque 17 000 fans en fin de spectacle. Et on en oublie bien dautres encore. Merci encore, Sir Paul !
Paul McCartney remet ça, ce soir, toujours au Centre Bell.
Le spectacle dhier a débuté avec près dune heure de retard, car Paul McCartney est arrivé à Montréal avec une demiheure de retard.
Avant le concert de Paul McCartney le 12 août dernier, au Centre Bell, la dernière prestation de lex-Beatle à Montréal remontait à décembre 1989, à lancien Forum.
Source : lejournaldemontreal













