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[Review] Paul McCartney…. après “Press to Play”

“Press To Play” sort dès les premiers jours de septembre 1986, et aucun des 3 45t extraits de l’album (“Press”, “Pretty Little Head” et “Only Love Remains”) n’enflammeront les charts, malgré la multitude de format et de remixes en tous genres.
Comme en 1984, Paul va pourtant se mettre au travail avant même la parution de son nouvel album : en effet, alors qu’il avait commencé à enregistrer avec David Foster avant même la parution de “Give My Regards To Broad Street”, c’est avant même la publication de “Press To Play” que Paul va entamer l’enregistrement de morceaux pour son projet suivant, et qui devrait être un album produit par Phil Ramone, plus connu pour son travail avec notamment Paul Simon, Barbra Streisand, Billy Joël ou même, plus récemment, les 2 premiers albums de Julian Lennon!
Ramone avait par ailleurs déjà co-produit le single “Spies Like Us” de 1985, avec Paul et Hugh Padgham. Peut-être d’ailleurs que les choses auraient été très différentes si “Press To Play” avait été produit par Ramone plutôt que par Padgham. Toujours est-il que Paul a sans doute dû promettre à Ramone qu’il enregistrerait avec lui son projet suivant… et qu’il tient sa promesse !
C’est dès le 21 août 1986 que Paul, qui est à New York en vue d’y commencer la promo de “Press To Play”, retrouve Ramone au studio Power Station, afin d’y mettre en boîte deux titres en étant accompagné par le groupe de Billy Joel : “Beautiful Night” et “Loveliest Thing”. Bien sûr, à l’époque, quasi rien ne filtre sur le contenu de ces sessions . Seul le Beatles Monthly, fidèle à sa réputation, nous informe dans son numéro de décembre de l’existence de ces sessions, en précisant que Ramone a ensuite suivi Paul à Hog Hill, où les enregistrements se seraient poursuivis.
Si “Beautiful Night” restera longtemps un mystère (on n’en apprendra l’existence qu’en 1989, lorsque des recherches montreront que Paul a fait copyrightter la chanson, ainsi que “Love Come Tumbling Down” et l’encore plus mystérieux “Return To Pepperland” 2 ans plus tôt), “Loveliest Thing” sera discrètement publiée en 1989, sur l’un des 2 CD-singles de “Figure Of Eight”… et c’est en lisant les minuscules crédits de production que l’on s’apercevra que Paul a utilisé un des morceaux réalisés avec Ramone. “Beautiful Night”, pour sa part, fera partie des titres potentiellement à réenregistrer pour “Off The Ground”, mais son heure ne viendra que quelques années plus tard encore.
A l’automne 1986, Paul poursuit pourtant la promo de “Press To Play”, tourne des clips pour “Pretty Little Head” et “Only Love Remains”, apparait dans l’émission “The Tube” et même au Royal Variety Show le 24 novembre pour y chanter son dernier single.
Des nouvelles filtrent dans le numéro de janvier 1987 du Monthly, pù Mark Lewisohn nous apprsnd que les sessions anglaises n’ont finalement pas encore repris, et que Paul passé toute une semaine début novembre 1986 avec Chris Thomas afin de nettoyer et d’overdubber une nouvelle (la quatrième ?) version de “Cold Cuts”, qui inclura cette fois l’inédit “Blue Sway”… mais, comme d’habitude, sans pour autant la publier. Ce que Paul publie bel et bien, par contre, c’est l’inédit “Simple As That” sur la compilation “The Anti-Heroin Project – It’s A Live-In World”, un titre qu’il a produit seul juste après avoir terminé l’enregistrement de “Press To Play”, et sur lequel chantent ses enfants.
Détail étonnant : le prochain album ne serait pas enregistré à Hog Hill, pourtant superbement équipé à grand frais quelques années plus tôt à peine, mais dans d’autres studios des environs
Néanmoins, c’est pourtant bien à Hog Hill que, le 12 décembre, Paul enregistre – sans Ramone – l’instrumental “Squid”, qui restera inconnu de tous jusqu’en 1995 et sa diffusion dans “Oobu Joobu”, sur lequel il aura rajouté les paroles “Be A Vegetarian”!
La confusion concernant le studio vient sans doute du fait qu’aux studios Audio International , pas très loin de chez Paul, un étrange enregistrement est en train d’être mis en boîte par Phil Ramone et un certain Phil Pickett (que l’on retrouvera également sur le “Time Takes Time” de Ringo). Ramone travaillerait simultanément sur un projet de reprises de chansons du catalogue MPL, dont “Junk” et les 2 faces du 1er 45t des Beatles, “Love Me Do” et “PS I Love You”, ces 2 dernières sous la forme d’un medley. Ramone donne la bande instrumentale de ce medley à Paul, qui décide de se la garder pour lui et d’enregistrer sa propre voix dessus ! Cette drôle de reprise restera inconnue des fans pendant 3 ans. Capitol USA aurait eu la – mauvaise – idée d’en faire un single pour accompagner le retour de la tournée de Paul aux States en avril 1990, avant de finalement renoncer au projet. En fin de compte, ce titre sera ajouté à l’édition spéciale double CD de “Flowers In The Dirt” qui sera publiée au Japon à la même époque.
Mais contre toute attente, c’est tout de même à Hog Hill que Phil Ramone et un nouveau groupe de musiciens (Tim Renwick, Louis Jardim, Nick Glennie-Smith et Charlie Morgan) retrouvent Paul pour enfin poursuivre les enregistrements commencés en août dernier. Mais entre-temps, Paul a rencontré un certain Elvis Costello, avec qui une tonique relation de songwriting allait se développer… et changer le cours des choses.
Mais d’abord, place à une étonnante collaboration de Paul avec un vétéran : Duane Eddy, ami d’Eddy Pummer (le futur producteur de “Oobu Joobu”) fait savoir à ce dernier qu’il souhaite enregistrer une reprise du “Rockestra Theme” de Paul pour son album de retour. Pumer en parle à Paul et, le 4 février 1987, Duane arrive à Hog Hill où, avec les musiciens précités et le saxophoniste Jim Horn, il met en boîte une intéressante nouvelle version de “Rockestra Theme” produite par Paul, sur laquelle celui-ci ajoute sa basse et bien sûr sa voix. “Rockestra” deviendra le 45t extrait de l’album, et fera aussi l’objet d’un remix publié sur un maxi-single. Ce qui est plutôt sympa, c’est qu’au même moment, Duane Eddy travaillera sur deux titres avec George Harrison et Jeff Lynne, qui de leur côté sont en train de mettre “Cloud Nine” en boîte, et du coup on aura droit pour l’été 1987 à un album sur lequel apparaîtront tant Paul McCartney que George Harrison !
Le 9 mars 1987, c’est la première des collaborations signées McCartney/MacManus, “Back On My Feet”, qui allait être mise en boîte. Le lendemain, c’est “Love Come Tumbling Down” qui était enregistré. Si “Back On My Feet” allait connaître une parution en novembre en face B du 45t “Once Upon A Long Ago”, “Love Come Tumbling Down” allait dormir dans les tiroirs jusqu’en 1997, lorsque le morceau allait être repêché, comme pas mal d’autres de ces sessions, pour agrémenter les CD singles extraits de “Flaming Pie”.
Les 11 et 12 mars 1987, le groupe est rejoint par Henry Spinetti à la batterie et Stan Sulzman au saxophone pour enregistrer “Once Upon A Long Ago”, le seul de ces nouveaux enregistrements qui fera l’objet d’un single… Mais pas extrait de l’album que Paul pense pourtant être en train d’enregistrer ! Le violon de Nigel Kennedy sera ajouté un peu plus tard, lors d’une séance à Abbey Road.
Les 18 et 19 mars, c’est une première mouture de “This One” que Paul enregistre, mais il s’agit là plus d’une démo que d’un enregistrement terminé.
Le 20 mars, Paul, Phil Pickett, Louis Jardim et Stuart Elliot sont rejoints par Martin Barre, le guitariste de Jethro Tull, pour l’enregistrement de “Atlantic Ocean”, un autre titre “dance” qui restera inédit pendant de longues années, et sur lequel Paul enregistrera bon nombre d’overdubs au fil des années. On pourra en entendre une première mouture en 1995 dans un des épisodes de “Oobu Joobu”, et le morceau final, surchargé, ne sortira lui aussi que sur l’un des CD singles de “Flaming Pie”.
Après un break de quelques semaines, les séances reprennent le 24 avril, avec l’enregistrement d’une chanson de Paul que ses fans connaissent grâce à la fameuse “Piano Tape” de 1973-74, où elle figure sous le titre “Waiting For The Sun To Shine”. Affublée de l’affreux titre “Love Mix”, le morceau enregistré ce jour connaîtra le destin de “Atlantic Ocean” et de “Squid” : une unique diffusion radio en 1995 dans “Oobu Joobu”, et une parution sur les CD singles de “Flaming Pie” en 1997, non sans avoir également subi son lot d’overdubs ultérieurs, dont un solo de guitare de Robbie Macintosh.
Enfin, Paul voit arriver la célébration des 20 ans de “Sgt Pepper’s” et, tout comme George et son “When We Was Fab”, il décide d’enregistrer pour l’occasion un morceau pour commémorer l’événement : “Return To Pepperland”. Avec “Once Upon A Long Ago”, c’est sans aucun doute le plus commercial de ses enregistrements récents, il s’écoute et se visualisant comme un dessin animé et ses nombreux effets en font un morceau particulièrement accrocheur. A tel point que Paul envisage sérieusement de la publier en single et en maxi, avec “Beautiful Night” et “Love Come Tumbling Down” en face B. Malheureusement, il n’en sera rien. Ce morceau restera à ce jour totalement inédit. Il n’a jamais été diffusé dans “Oobu Joobu” et, même s’il a failli s’y trouver, aucun CD-single de “Flaming Pie” ne l’a accueilli… mais bon, c’est exactement aussi à ce moment qu’une copie semble en être tombée du camion de MPL !
Sans qu’on en connaisse les dates précises, 3 autres morceaux ont été enregistrés lors de ces sessions avec Phil Ramone de mars-avril 1987 : “Big Day”, un morceau assez répétitif sur lequel Hamish Stuart ajoutera des overdubs ultérieurement, “Peacocks”, un long morceau signé Linda (ceux qui sont déjà allés faire un tour du côté de la maison de Paul savent que l’on peut y entendre les cris de nombreux paons) qui sera partiellement diffusé dans “Oobu Joobu” en 1995, et l’instrumental “Christian Bop”, enregistré aux Studios International Christian Community de Eastbourne. La particularité de cet instrumental est le fait que sa mélodie particulièrement entraintante sera recyclée 3 ans plus tard dans le 3e mouvement (“Crypt”) du Liverpool Oratorio !
Mais en cette fin de printemps 1987, et malgré la quantité de titres enregistrés, Paul sent qu’il ne tient probablement pas encore la matière à publier un album qui fera oublier le double échec de “Broad Street” et de “Press To Play”. Son tout nouveau manager, Richard Ogden, lui recommande de ne pas publier ces enregistrements tel quels, et de s’abstenir de commémorer les 20 ans de “Pepper” avec “Return To Pepperland”, mais plutôt de poursuivre les séances de composition avec Elvis Costello et de plutôt penser à très long terme : enregistrer un album fort, qui marquera son réel retour à l’avant-plan de la scène, et de réunir autour de lui des musiciens qui pourront l’accueillir pour une chose qui est souvent évoquée en ces années 1986-87, mais à laquelle on n’ose à peine rêver : une tournée de Paul McCartney !
Entre-temps, Paul a redécouvert ses racines rock and roll et, juste pour le plaisir, il a rassemblé des musiciens avec qui il envisage d’enregistrer toute une série de vieux standards. Parmi les musiciens ainsi auditionnés, citons Terry Williams (batteur de Rockpile et Dire Straits), Chris Whitten (du groupe de Julian Cope). Johnny Marr (des Smiths), Mick Green (guitariste de Johnny Kidd and the Pirates guitarist) ainsi que le producteur et ex-Buggles Trevor Horn. Seront finalement retenus 2 groupes distincts de musiciens avec lesquels, en 2 jours chrono, le 20 et le 21 juillet 1987, Paul enregistrera plus d’une vingtaine de titres, dans l’idée première d’en faire un LP spécial qui serait un cadeau de noël pour ses amis.
Parallèlement à ce projet, Richard Ogden recommande à Paul de publier, à grand renfort de promo, une nouvelle compilation destinée à refaire découvrir au public que malgré ses derniers errements, Paul est avant tout un faiseur de tubes. Ce sera la double compilation “All The Best!” et, pour inciter les fans de longue date, le titre porteur de cette compile sera l’inédit “Once Upon A Long Ago”, que Paul a enregistré avec Phil Ramone le mois de mars précédent. Histoire de s’amuser, les 2 différentes versions maxi de ce single seront agrémentées en tout de 4 de ces reprises de vieux standards enregistrés en juillet. En fin de compte, ces morceaux seront particulièrement appréciés par la critique. Et Paul sera gagnant sur 4 plans :
_ 1. La compile “All The Best !” marche particulièrement bien
_ 2. Le single “Once Upon A Long Ago” est un réel tube que Paul vient défendre sur tous les plateaux de télé (y compris chez Drucker… la ploume de ma tante !)
_ 3. La face B, “Back On My Feet” écrite avec Costello, est également très bien accueillie et les fans de Paul et d’Elvis en réclament davantage
_ 4. L’accueil réservé aux 4 standards des faces B des maxi rend l’idée d’un album complet assez attrayante.
Mais Paul ne veut pas tomber dans le piège de voir ces enregistrements constituer son “nouvel” album. Alors, il faut créer l’événement, qu’on parle des conditions de sa publication plus que de son contenu… ce sera là l’album “CHOBA B CCCP”, commercialisé uniquement en URSS à une époque où, grâce à la Glasnost de Gorbatchev, les relations entre l’URSS et le reste du monde commencent à se réchauffer.
D’autre part, la rencontre précitée avec Trevor Horn aura une conséquence inattendue : Paul lui propose, ainsi qu’à son comparse Steve Lipson, d’enregistrer avec lui, à la seule condition que chaque chanson soit enregistrée en 2 jours, pas un de plus. En guise d’essai, ils mettent en boîte “Rough Ride” et “Figure Of Eight”, qui seront enregistrés en décembre 1987. Si “Rough Ride” sera publié tel quel sur “Flowers In The Dirt”, l’album du grand retour que Paul publiera en juin 1989, “Figure Of Eight” dure, sur cette version originale de décembre 1987, plus d’une minute 30 par rapport à la version de l’album. Horn et Lipson ont alors reçu de Paul le feu vert pour continuer à bosser sur l’album.
Enfin,”tombée du camion” au début des années 2000, une fantastique cassette datée du 21 janvier 1988 et composée d’un grand nombre de titres inédits enregistrés par Paul entre 1984 et 1987 :
_ Sur la face A:
“Return To Pepperland”, “Love Come Tumbling Down”, “Christian Bop”, “Atlantic Ocean”, “Lindiana”, “I Love This House”, “We Got Married”, “Rough Ride”, “Figure Of Eight”.
_ Sur la face B:
“Squid”, “Big Day”, “Beautiful Night”, “Loveliest Thing”, “Love Mix”, “Peacocks”, “This One”.
Surnommée la “Trevor Horn Tape” (à ne pas confondre avec les “Trevor Jones Tapes”), elle est donc constituée de récents enregistrements non publiés que Paul a dû soumettre à Trevor en vue de possibles futurs réenregistrements.
Découvrez les 3 enregistrements de 1984 dans un autre fichier à télécharger, voici à présent les autres, complétés par “Once Upon A Long Ago” et “Back On My Feet”. [Télécharger le fichier->http://www.megaupload.com/?d=SZ5MNK1F].

Lire  Paul McCartney reste «optimiste» malgré un divorce difficile

Ce bootleg est généralement considéré comme un must-have absolu, mais comme je sais que certains ne le connaissent pas encore, alors c’est l’occasion d’en profiter.
Et pour finir en beauté, un autre lien avec un “rough mix” inédit de “[PS Love Me Do->http://www.megaupload.com/?d=KBWBKKMY]” :

Source : Philippe C. a.k.a Calico Skies

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