Cest une embellie inattendue. En 2010, les perceptions de la principale société française de gestion collective de droits dauteur ont grimpé de 5,4%, à 803,5 millions deuros. Alors que la progression navait été que de 1% en 2009 après des années de stagnation, la Sacem renoue avec une croissance dont elle nétait plus coutumière. Un bon cru qui ne doit cependant rien, ou si peu, à la conjoncture dun secteur toujours déprimé, comme le prouve le nouveau recul de 6,9% du marché de la musique enregistrée annoncé hier au Midem à Cannes par le Syndicat national de lédition phonographique (Snep).
Pour lessentiel, cette hausse sexplique par la régularisation de sommes dues par les chaînes de télévision numérique terrestre et les services de télévision par ADSL. Des sommes rétroactives sur plusieurs années représentant plus de 40 millions deuros et qui ont permis aux droits audiovisuels (radio et télé) de la Sacem de gagner 15% lan dernier, à 311 millions deuros. A elles seules, elles représentent 84% de la progression du résultat.
Autre perception en hausse, les recettes de la copie privée, qui bénéficient de la taxation de nouveaux supports, augmentent de 4,1% et atteignent 57,3 millions deuros. Les droits de reproduction mécanique (disque) progressent aussi de 3,3% grâce au succès rencontré par lintégrale des Beatles.
En revanche, les recettes issues du spectacle vivant, réputé dynamique, chutent de 4,7%. La faute à labsence de grosses tournées, explique-t-on à la Sacem, où lon rappelle que 3% des dates annuelles dans lHexagone assurent 30 à 40% des recettes dans ce domaine. Comme le reste, le spectacle vivant néchappe pas aux phénomènes de forte concentration observés ces dernières années dans la musique.
Source : CHRISTOPHE ALIX












