Avec quelques mots de français « Bonsoir Paris, mon petit chou ! », des tubes absolus des Beatles comme + »Let it Be+ ou +Hey Jude+ et même un nouveau titre, Paul McCartney a soulevé l’enthousiasme jeudi soir du public parisien, où se mêlaient jusqu’à trois générations.
La salle de Paris-Bercy avec ses quelque 18.000 places, assises ou debout, affichait complet pour l’unique étape française de la tournée européenne en huit dates de l’ancien chanteur des Beatles. Elle a démarré le 2 décembre à Hambourg (Allemagne) et s’achèvera le 22 décembre à Londres.
Paul McCartney a présenté, avec quelques variantes, le spectacle désormais rodé de son « Good Evening New York City », un concert disponible en CD et transformé pour l’occasion en « Good Evening Paris ».
Pendant deux heures quarante, sans interruption, seul ou avec ses quatre musiciens – deux guitares, claviers et batterie -, jouant de la basse, du piano ou du ukulélé, la star de la pop a alterné de nombreux titres des Beatles, quelques uns de son ancien groupe des Wings ou des créations récentes personnelles.
Le public a très vite pardonné au chanteur son arrivée avec une heure de retard quand, tout de noir vêtu, il a démarré sur les chapeaux de roue avec un +Drive my car+ endiablé, avant de lancer, en français : « Bonsoir Paris en France ! Ca va ? Bonsoir mon petit chou ! ».
McCartney, ravi de parler français, n’a d’ailleurs cessé de rythmer son programme par de nombreux « merci beaucoup monsieur, madame » ou de « mon petit chou » dont il assurait : « It’s french » (C’est du français).
En même temps qu’il reprenait de nombreux tubes des Beatles comme +Eleanor Rigby+, +Back in the USSR+, +Lady Madonna+ ou +Yesterday+, l’ancien des Fab Four a rendu hommage à ses anciens condisciples, John Lennon assassiné à New York en 1980 avec +Here Today+, et George Harrison victime d’un cancer du poumon en 2001 avec +Something+ joué au ukulélé, la guitare hawaïenne.
La star a réservé pour son étape parisienne quelques surprises, dont la chanson qu’il vient de composer pour le prochain film de Robert de Niro, +Everybody’s Fine+, qui sort l’an prochain en France.
+Obladi Oblada+ repris par la foule debout était « pour la première fois chantée en France », a-t-il assuré, et « spécialement ce soir parce que nous sommes à Paris » (« especially tonight because we are in Paris ») +Michelle+, à la mélodie soutenue par un accordéon sur fond d’images de Tour Eiffel et de Moulin Rouge.
« C’est le dieu de la pop », assurait à l’AFP Vincent Lanouvel, un musicien venu du Havre pour l’occasion.
Les familles sont également venues, comme celle de Romain 13 ans, et Aurélien, 8 ans, présents avec leurs parents et leur grand-mère. « On fait de la musique, on joue les Beatles », disent-ils.
Après un « Sergent Pepper » électrique qui terminait le concert, Jean-Noël Barré, 53 ans, commerçant à Compiègne, a affirmé que « c’était un spectacle complet. McCartney chante des chansons romantiques puis prend sa guitare et fait du rock comme on l’aime ». « C’est cher, mais on ne le regrette pas », ajoutait son épouse Florence. Les places se monnayaient de 67 à 133 euros.
Source : De Fabienne FAUR (AFP












