Le tandem Lennon-McCartney partage de nouveau l’actualité grâce à des inédits. Le premier à l’occasion de la parution posthume de la version non censurée d’un entretien publié par le magazine Rolling Stone en 1971, neuf ans avant l’assassinat de Lennon ; le second en promettant de publier un morceau expérimental des Beatles, Carnival of Light, resté dans les tiroirs depuis 1967.
Quatre ans après avoir fait la « une » du premier numéro de Rolling Stone, John Lennon retrouvait le fondateur du magazine, Jann S. Wenner, pour une interview dont des passages polémiques avaient été retirés avant impression. L’intégralité de cet entretien fait l’objet d’un livre qui vient de paraître en France, Lennon Remembers : l’interview inédite (éd. White Star, 168 p., 16,50 ?).
En décembre 1970, huit mois après la séparation officielle des Beatles, Lennon y analyse la fin du rêve générationnel des années 1960, revient sur la fin douloureuse des « Fab 4 », taille des costards à Paul McCartney et Mick Jagger… Neuf ans avant sa mort, l’auteur d’Imagine se livrait entre ressentiment, lucidité et orgueil (« Si les génies existent, j’en suis un », confiait-il).
Seul Beatles survivant, avec le batteur Ringo Starr, Paul McCartney a sorti, lundi 17 novembre, Electric Arguments (One Little Indian/PIAS), son troisième album d’expérimentations blues, rock et électroniques enregistré avec le bassiste et producteur Martin « Youth » Glover. Il fait habilement coïncider cette sortie avec la promesse de publication d’un inédit des Beatles, Carnival of Light.
Enregistré en 1967, en vue d’un festival de musique expérimentale, ce titre de 14 minutes serait du « Beatles libre, hors piste », comme le confiait récemment McCartney à BBC 4. « Je leur ai dit, laissez-vous aller, tapez, criez, jouez ! » Au début des années 1990, le bassiste avait insisté pour que ce titre, dans la lignée de l’inaudible N°9 du double album blanc, figure sur la compilation Anthology. Il s’était heurté au refus de ses camarades.
Source : LE MONDE












