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Un enregistrement inédit des Beatles a été acheté par un Montréalais

Un Montréalais a mis la main sur un enregistrement inédit des Beatles, pour la modique somme de 9800 £, l’équivalent de 20 000 $ canadiens.
Gino Olivieri n’en revient tout simplement pas: c’est lui qui a remporté les enchères pour un enregistrement inédit des Beatles datant des années 60. «Pour moi, c’est comme de gagner à la loto!» lance-t-il.
Le matin du 5 août, l’entrepreneur de Montréal, qui oeuvre dans la redistribution de redevances aux artistes et qui a comme client Metallica et Bob Sinclair, s’est levé à 5h45 afin de suivre sur Internet les enchères se tenant à Londres.
Inédit
Quelques jours plus tôt, il avait vu aux nouvelles un objet qui l’intéressait particulièrement. Un enregistrement inédit de 30 minutes des Beatles datant de 1964, retrouvé dans le grenier du fils d’un homme ayant travaillé jadis dans un studio d’enregistrement.
Gino Olivieri avait alors misé sur l’objet, sans grand espoir de mettre la main dessus.
«J’avais mis mon prix, mais j’étais certain que ça monterait à 50, 60 000 ou même 100 000 $ », raconte-t-il.
20 000 $ plus tard…
Il a attendu près de trois heures avant que l’encanteur n’annonce finalement le lot numéro 310. Le fameux enregistrement comprend plusieurs chansons, dont l’unique Don’t put me down like this, et on y entend John Lennon et Paul McCartney blaguer entre les chansons.
À l’écran, il voyait les montant en livres sterling défiler. 9000 £, 9500 £, 9800 £. «Ça montait», dit-il. Peu après, les enchères se sont fermées sans que le nom du gagnant ne soit dévoilé.
«Je ne l’ai su qu’en après-midi, explique-t-il. J’ai obtenu l’enregistrement pour 9800 £ (l’équivalent de 20 000 $ canadiens), plus les frais d’enchères».
À sa grande surprise, ni Yoko Ono, ni Paul McCartney ne se sont interposés dans la transaction.
Voyage à Londres
Le Montréalais se promet un voyage à Londres pour aller chercher son bien. «Les scanners d’aéroport pourraient altérer le ruban. Le ramener ici, c’est trop risqué», explique-t-il.
Sa priorité? En faire une copie, afin d’être certain de conserver cette tranche du patrimoine musical mondial.
Pour l’instant, il n’a aucune idée de ce qu’il fera avec l’enregistrement. «Je ne peux pas faire ce que je veux avec, affir me l’homme, bien au fait des limites du droit d’auteur. C’est un trophée», dit-il.
«Ça ne m’étonnerait pas de recevoir un appel de l’entourage de Paul McCartney», ajoute-t-il.
Il promet de conserver l’enregistrement original en sécurité. «Dans un coffre-fort, fait expressément pour les enregistrements», conclut M. Olivieri.

Source : David Patry – Le Journal de Montréal

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