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Paul McCartney chez Starbucks,

Les actionnaires de Starbucks Coffee, réunis à Seattle le 21 mars, ont été gratifiés d’une intervention par satellite de Paul McCartney : l’ancien Beatle a confirmé avoir signé avec la maison de disques que vient de créer la chaîne américaine de cafés.
Starbucks s’offre donc une des plus grandes superstars du rock pour se lancer dans la production musicale. Attendu pour l’été, le nouvel album de McCartney sera la première référence du label Hear Music, basé à Los Angeles, dont la naissance a été officialisée le 12 mars par Starbucks et son partenaire Concord Music Group, qui possède des marques historiques.

Jusqu’ici, Starbucks avait limité ses activités à la distribution de disques et l’édition de compilations, en obtenant quelques exclusivités temporaires : un enregistrement en public de Bob Dylan datant de 1962 (pour dix-huit mois) ou un album de la chanteuse canadienne Alanis Morissette (six semaines avant sa parution officielle). En signe de protestation, les magasins canadiens de la chaîne HMV avaient retiré de leurs rayons les oeuvres de ces artistes.
Le disque de McCartney, lui, sera distribué dans les 13 000 cafés qu’a implantés Starbucks dans 39 pays. Il sera relayé par Hear Music Channel 75, la Web radio lancée en 2004 sur la radio satellite XM. Pour Ken Lombard, président de Starbucks Entertainment, le nouveau label permettra ainsi d’aider les artistes “à atteindre la plus large audience possible”. Comme l’atteste l’arrivée de McCartney, Hear Music n’entend pas se consacrer seulement aux “artistes émergents”, mais aussi accueillir des “artistes établis à la résonance intemporelle”. Ce qui passe nécessairement par des débauchages.
La victime ici se nomme EMI/Capitol, une des quatre majors du disque, qui perd son musicien le plus emblématique. McCartney était libre, puisqu’il signait avec la maison de disques des contrats “album par album”. Leur collaboration perdure toutefois pour la gestion du catalogue, sous le nom propre de l’artiste, celui des Wings et celui des Beatles.
L’entrée de Starbucks dans la production musicale intervient au pire moment pour les acteurs traditionnels, avec la publication des résultats du premier trimestre du marché du disque américain. Non seulement les ventes de CD ont continué à s’effondrer (- 20 % par rapport aux trois premiers mois de l’exercice 2006), mais les achats d’albums en ligne ont également reculé, de 119 à 99 millions d’exemplaires. A l’inverse des ventes de chansons en ligne, qui sont passées de 242 millions d’unités à 288 millions.
Starbucks, qui pourrait lancer son propre magasin digital, a compris que le consommateur achetait désormais “au titre”. Des projets sont à l’étude sur des kiosques qui permettraient au client de fabriquer sa propre compilation… en sirotant son café.

Lire  The Beatles - Anthology D.V.D. : quelques informations complémentaires

Source : Bruno Lesprit

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