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Paul McCartney : « Je ne sais toujours pas faire une chanson »


Le contraste est saisissant : d’un côté, une armada
d’attachés de presse et d’assistants agités, vérifiant dix fois les mêmes
détails insignifiants (position des chaises, température du café) ; de
l’autre, prenant son temps avant d’apparaître en Roi-Soleil faussement
étranger à tout ce cérémonial un peu stupide, un Paul McCartney détendu et
souriant. Le show est bien rodé. Lorsque l’ex-Beatles (et ex-Wings !) entre
dans la pièce, sa garde rapprochée s’efface enfin. Non sans avoir rappelé au
journaliste qu’il serait malvenu de dépasser le temps d’entretien accordé,
et encore plus fâcheux d’« interroger Paul sur des sujets autres que la
musique ». Désagréable impression de devoir rester dans les rails,
s’obligeant à rayer les questions portant sur Tony Blair, sur l’engagement
de soldats britanniques en Irak ou encore le terrorisme – l’interview a lieu
quelques jours après les attentats du 7 juillet à Londres.

Dommage, mais ne boudons pas notre plaisir : McCartney, qui s’est fait rare
dans les médias, sort ces jours-ci son meilleur album depuis des années
(depuis quand, au fait ?). Un disque au titre fantasque – Chaos and
creation in the backyard
-, mais au tempérament apaisé. A 63 ans, celui
qui reste l’auteur des plus belles ballades pop jamais écrites a retrouvé
l’inspiration des grands jours et le goût de l’artisanat distingué. « Pour
la première fois de ma vie, je me sens parfaitement en paix avec le passé,
le présent, le futur », dit-il après avoir rendu hommage à Nigel Godrich, le
jeune producteur qui, en le poussant dans ses retranchements, l’a aidé à
retrouver la grâce. Rencontre avec un homme heureux, authentique génie pop
qui raconte pourtant ne pas savoir comment on écrit une chanson…

 

Télérama : Dans quel état d’esprit avez-vous entamé les sessions qui ont
donné corps à ce nouveau disque ?

Paul McCartney : Ça va vous sembler un peu idiot, mais je me suis dit :
je vais faire un bon disque. Un vrai bon disque ! Pas un de ces albums qu’on
sort parce qu’il faut bien exister, mais un véritable travail de qualité. Et
ce n’était pas un voeu mou, du genre « je vais essayer de faire un bon
disque », mais bel et bien une décision majeure, déterminée.

 

Télérama : Pour la première fois, vous avez travaillé avec un producteur
de la nouvelle génération, Nigel Godrich, célébré pour son travail avec
Radiohead, Beck, Travis.

Paul McCartney : Nous avons commencé par une session de deux semaines,
pour apprendre à nous connaître. Je ne voulais pas me retrouver coincé pour
trois mois avec un inconnu si je n’aimais pas le résultat de la
collaboration. En tout, nous avons travaillé quatre mois, entre l’Angleterre
et Los Angeles, où Nigel est très attaché à un studio, Ocean Way, un vieux
studio qui a un son particulier, selon lui. Alors comme c’est lui « l’homme
du son », je l’ai suivi. Moi, je n’y connais rien.

 

Télérama : Comment ça, vous n’y connaissez rien ?

Paul McCartney : Non, vraiment, le choix de la table de mixage, les
micros, ce n’est pas mon rayon. Je suis tout juste capable de dire, une fois
que le travail est très avancé, si « ça » sonne bien ou pas. Alors que
Nigel, lui, est un sorcier… Ce type m’a tout de suite séduit par sa
franchise. A l’origine, je souhaitais enregistrer cet album avec les gars de
mon groupe de tournée. Mais avant même le début de l’enregistrement, Nigel
m’a pris de côté et m’a dit : « Tu sais, Paul, je voudrais qu’on trouve un
esprit vraiment spécial, un son particulier ! Et si tu joues avec ton
groupe, alors le son sera prévisible, sans prise de risque. » Je l’ai
regardé, interloqué. « Tu ne veux pas que je vienne en studio avec mon
groupe !? » Et il m’a dit : « Tu connais trop bien ces mecs, vous avez trop
de respect les uns pour les autres. Ils vont jouer exactement ce que tu
souhaites qu’ils jouent, on va s’ennuyer ferme… » J’étais scié, mais assez
admiratif de sa franchise. Alors je suis allé voir les musiciens et je leur
ai dit : « Ecoutez, les gars. On raconte que ce type est vraiment un bon !
Si je bosse avec lui, c’est parce que je suis prêt à l’écouter. Alors
désolé, mais on va faire le disque sans vous… »

Télérama : Résultat, vous jouez tous les instruments vous-même !

Paul McCartney : Oui, à l’exception de quelques parties de batterie et
de guitare électrique. Le discours de Nigel, ces deux premières semaines,
tournait toujours autour des mêmes mots : « Paul, je vais te faire sortir de
ta zone de sécurité ! » Il me disait de jouer moi-même la batterie sur telle
ou telle chanson, et je voyais son visage s’illuminer. « Tu vois, Paul, tu
n’es pas batteur, mais tu joues cette chanson exactement comme elle doit
être jouée. L’esprit est là ! » Pour moi, la qualité du disque repose sur le
fait que, pour une fois, un producteur m’a vraiment poussé dans mes
retranchements. A la moindre facilité ou approximation, il sortait son
sifflet ! Cela m’a rappelé la vie de groupe, quand les musiciens se
connaissent tellement bien qu’ils peuvent tout se dire. Ça se passait comme
ça, avec John, George et Ringo : on trouvait toujours un moyen de dire à
l’autre que son idée n’était pas forcément merveilleuse… Alors que les
producteurs que j’ai croisés depuis les années 80, vous imaginez comment ils
fonctionnent : quoi que vous fassiez, ils vous disent que c’est formidable !
Alors que non, c’est faux. C’est souvent insuffisant, et il faudrait
recommencer, trouver mieux. Mais parce que vous êtes une prétendue star, ils
n’osent pas… La musique est une affaire compliquée, faite de centaines de
détails. Si vous baissez la garde sur certains de ces détails, le disque est
moins bon.

Télérama : Et on peut facilement dire à Paul McCartney que sa prise n’est
pas bonne, qu’il doit la refaire ?

Paul McCartney : Eh bien, au début, c’est vrai, ça chatouille un peu.
Quoi !? Ma prise ne te suffit pas ?… Petit début de vexation. Mais Nigel
ne s’est pas démonté une seule fois. « Non, elle ne me suffit pas ! On a
décidé que nous allions faire un très bon disque, et c’est aussi important
pour moi que pour toi. Donc tu refais la prise ! » Un jour, je lui joue deux
nouvelles chansons à la suite, et il me dit : « Bof, pas terrible ! » Je lui
dis : « Comment ça, pas terrible !!! Tu sais à qui tu parles, là ? Les
Beatles, ça te dit quelque chose ? Paul McCartney, tu connais ? Eleanor
Rigby ? » Ça le faisait marrer, mais il est resté intransigeant. « Oui, je
connais. Mais tu n’as pas écrit Eleanor Rigby pour te contenter de sortir
des choses moins fortes aujourd’hui, n’est-ce pas ? Gardons la barre à la
hauteur où tu l’as fixée à l’époque des Beatles ! »

 

Télérama : Votre longue tournée mondiale, qui a connu un immense succès
et où l’on vous a vu très en verve, semble vous avoir aidé à franchir un
cap…

Paul McCartney : C’est simple : pour la première fois de ma vie, je me
sens en paix avec le passé, le présent, le futur. Pour moi, tous ces temps
ne font qu’un, et toutes ces chansons interprétées sur scène ne sont, après
tout, que des chansons ! Beaucoup étaient des Beatles, d’autres des chansons
des Wings, d’autres écrites en solo, mais pour moi, elles ont toutes le même
statut : un moment de musique, de plaisir, pour les fans qui viennent les
entendre. Vous avez vu le public ? Des gens de mon âge, mais aussi un nombre
incroyable de jeunes gens ! L’autre jour, Bono m’a dit ceci : « Le truc le
plus cool du moment, c’est de dire qu’on écoute les Wings ! Tous les jeunes
groupes les citent parmi leurs influences. »

 

Télérama : Le monde de la musique a considérablement changé ces dernières
années : Internet, MP3, iPod, ProTools… Qu’évoquent pour vous tous ces
noms savants ?

Paul McCartney : Vous savez, la musique et la technologie, c’est d’abord
une histoire de cycles. Un truc nouveau débarque, tout le monde s’emballe,
et puis ensuite, ça se tasse un peu. C’est particulièrement vrai des
techniques d’enregistrement, qui sont devenues incroyablement sophistiquées,
mais ne remplaceront jamais une bonne chanson bien troussée. Lorsque nous
avons commencé avec les Beatles, on enregistrait nos chansons sur deux
pistes. Puis les studios ont été équipés de magnétos quatre pistes, puis
huit pistes. Huit pistes ! Nous, on trouvait que c’était trop, on ne savait
pas quoi en faire ! Et deux haut-parleurs, la stéréophonie, wouah ! Mais
pour quoi faire ? demandions-nous. « C’est deux fois plus fort, c’est ça ? »
Les ingénieurs nous expliquaient les nouvelles possibilités, le
positionnement du son, et John et moi les regardions comme des abrutis :
« Mais qui peut avoir envie d’un truc pareil ? » Je vous le redis : la
technologie et moi, on n’est pas amis. C’est pour ça que j’ai choisi un bon
comme Godrich, qui connaît tout ça. Et moi, pendant qu’il bosse, je sors
prendre l’air.

 

Télérama : Parlons écriture de chansons : vous arrive-t-il, par moments,
de regretter l’innocence de vos débuts, cette époque où vous ne maîtrisiez
pas tout comme aujourd’hui ?

Paul McCartney : Oui, parfois. Mais en fait, on peut dérégler la
machine. Il suffit d’accorder sa guitare différemment, ou de se forcer à
écrire toute une chanson sur une seule corde. Et alors, tout redevient
nouveau… Il m’arrive aussi d’écouter certaines chansons anciennes, et
d’être surpris en redécouvrant qu’elles tournent autour de trois ou quatre
accords seulement. Alors je reprends mes chansons en chantier et je les
allège, leur retire un accord, un arrangement… C’est vrai que quand nous
avons commencé les Beatles, tout était neuf, tout était frais. Nous étions
quatre gamins des rues, qui fantasmaient sur tout, et racontaient ça dans
leurs chansons. On voyait une jolie fille et on en faisait une chanson ! Et
puis les années passent, et le musicien n’est plus aussi innocent. Il ne
fantasme plus sur la première fille qui passe. Il se met à chanter des trucs
à propos des riches. « Ah, les riches, quelle bande de salopards ! » Et
puis, et puis… le musicien lui-même devient riche. Alors problème ! Que
peuvent devenir ses fantasmes, ses révoltes ? Je me suis beaucoup questionné
à ce sujet, pendant des années. Mais plus maintenant. Aujourd’hui, j’écris
des chansons, c’est tout.

 

Télérama : Sans avoir l’impression d’avoir tout dit ?

Paul McCartney : Non, car il me suffit de me balader dans la rue ou de
prendre le bus pour avoir des histoires à chanter. Les gens me disent
souvent : « Mais mon pauvre, vous ne pouvez plus vous balader tranquillement
ou faire vos courses au supermarché ! » Eh bien si ! Je vais même au
supermarché, près de chez moi, en Angleterre. Les gens me reconnaissent,
mais ça ne m’empêche pas de faire mes courses.

 

Télérama : Vous prenez le bus ? Là, vous exagérez un peu, non ?

Paul McCartney : J’ai pris le bus voici quelques semaines, à New York !
J’étais dans la rue, en train de lire ce bouquin génial, Nicholas
Nickelby
, de Dickens, et là, un bus s’arrête devant l’endroit où je me
trouvais. Coup de chance, il allait où je souhaitais me rendre, dans le haut
de Manhattan. Donc, sans réfléchir, je suis monté ! Tête un peu surprise de
l’assistance… Comme chaque fois dans ce cas-là – je l’admets, je ne prends
pas le bus si souvent ! -, j’entends des bouts de conversation, un couple
qui chuchote, la femme qui dit que le monsieur, là-bas, ressemble un peu à
Paul McCartney… Je m’enfonce dans mon siège, avec mon Dickens, et le
trajet se passe paisiblement. Parfois, quelqu’un s’approche et demande si je
suis Paul McCartney. Ou ose la fameuse formule « Etes-vous celui que je
crois que vous êtes ? »… Je dis oui, bonjour, comment allez-vous, je suis
en train de lire, merci… La routine. Jusqu’au moment où monte une nénette
marrante, une Noire pleine de gouaille, et de l’autre bout du bus, elle
hurle : « Hey, mec, tu serais pas Paul McCartney ? » Je la regarde et lui
lance : « Oui, chérie, mais je ne veux pas avoir d’histoire, OK ? Alors
motus ! » Finalement, je l’ai invitée à s’asseoir et on a discuté cinq
minutes. Elle m’a raconté sa vie, m’a parlé de sa fille, de sa famille. Des
trucs qui peuvent m’inspirer une chanson. Vous voyez, je ne vis pas dans une
tour d’ivoire…

 

Télérama : Ça se passe comment, le moment où vous sortez votre guitare
pour écrire ? Vous pensez à quoi, à qui ?

Paul McCartney : En fait, ça n’est pas si différent de ce que je pouvais
vivre quand j’avais 20 ans. Bien sûr, il y a cette expérience accumulée,
mais lorsqu’on se lance dans une nouvelle composition, tout ce passé ne vous
est d’aucun secours. En fait, une nouvelle chanson est toujours la première.
Vous êtes là, face à l’instrument, et vous vous demandez où vous allez bien
pouvoir aller… En réalité, après toutes ces années, je dois admettre que
je ne sais toujours pas écrire une chanson. Non, sérieusement, je ne sais
pas ! C’est ce que je raconte souvent aux étudiants que je vois à
l’université de Liverpool, en classe de musique : je leur dis que je ne sais
pas comment on fabrique une chanson. Mais que je suis capable de dire quand
elle est bonne ou mauvaise. Alors ces gamins me jouent leurs trouvailles et
moi, j’essaie de les aider, je leur donne mon avis… C’est toute la magie
de la musique, en tout cas pour moi : il n’y a aucune astuce. Juste la
certitude que quelque chose peut se passer quand je tiens une guitare ou
joue du piano. J’ai cette foi : il suffit d’attendre, d’essayer quelques
accords, et alors quelque chose va se passer ! J’ai un tel amour pour la
musique, pour ce moment où une chanson se met à exister, que je finis
toujours par m’en sortir. C’est cet amour de la musique qui me permet
d’écrire de bonnes chansons.

 

Télérama : Prenons l’exemple de Jenny Wren, magnifique ballade du nouvel
album. Cette chanson semble avoir été longuement réfléchie, construite selon
un plan très sophistiqué…

Paul McCartney : (Il rit…) Non, pas du tout ! Il n’y a pas de plan.
Juste une suite d’accords qui se sont enchaînés de manière intuitive. Je
commence avec un bout d’idée, et puis je tire le fil, trouve une variation,
un ou deux doigts à enlever pour rendre un accord plus intéressant. (Il
prend une guitare et joue les accords.) Vous voyez, au milieu du couplet, le
passage du majeur au mineur fonctionne bien, on sent que quelque chose se
passe, ce fameux « moment » dont je parlais à l’instant. Quelque chose se
passe ! Or, ce passage, ce changement, m’est venu par accident. Il suffit
d’un doigt mal positionné pour que résonne une corde qu’on ne pensait pas
toucher, et soudain vous vient une mélodie différente, touchante.

 

Télérama : Chaos and creation in the backyard est un disque très
anglais. Par exemple English Tea, l’autre grande ballade du disque…

Paul McCartney : J’avais envie de cette couleur. J’aime bien English
Tea
et How kind of you, très anglaises effectivement. Dans le cas
de la première, je voulais y mettre une pointe d’ironie. Un côté presque
« trop anglais ». J’en ai eu l’idée en pensant à ma voisine, une vieille
dame charmante, drôle et piquante, avec qui j’aime bien discuter. Elle
utilise des formulations qu’on n’entend plus nulle part, et dont j’ai essayé
de m’inspirer. Moi, j’ai des origines ouvrières. Si je propose à quelqu’un
de boire du thé avec moi, il me faut cinq ou six mots, alors qu’elle va en
utiliser quinze.

 

Télérama : Qui, dans la scène pop actuelle, vous semble avoir hérité de
cette capacité à chanter l’Angleterre d’hier et aujourd’hui ? Blur,
peut-être ?

Paul McCartney : Oui, Blur. Je les aime bien, ils ont ce côté très
anglais qu’avaient les Kinks. Mais beaucoup de groupes anglais ont ce
penchant. The Streets, par exemple, dans un registre plus urbain. Bonne
attitude, bonnes chansons. J’aime que les groupes anglais portent un peu en
eux de cette identité british, qui remonte aux Beatles et aux Kinks, mais
aussi, au-delà, à nos chanteurs des années 40 et 50.

 

Télérama : Vous vous tenez au courant des nouveautés ? Vous connaissez
les White Stripes, les Strokes ?

Paul McCartney : Disons que je suis « intéressé », sans suivre tout ça
de très près. Alors que d’autres musiciens célèbres, comme Bono, connaissent
les nouveautés sur le bout des doigts. Quand je parle avec lui, j’ai
l’impression qu’il sait parfaitement ce qui se passe, à la semaine près.
Alors que moi… Je suis allé voir Coldplay en concert, et j’ai aimé, oui.
Et puis j’ai écouté les disques de Kaiser Chiefs, Franz Ferdinand, The
Killers. Je sens un fort retour à la chanson, à l’écriture, actuellement.

 

Télérama : Et vos disques « hors boulot », hors surveillance de la
concurrence ?

Paul McCartney : Nat King Cole, de la musique brésilienne, un peu de
jazz aussi. Et les albums de ce type que j’adore, Nitin Sawhney, dont le
dernier disque est une splendeur ! Et puis toujours Elvis Presley, dont je
ne me lasserai jamais. Quand j’écoute ses chansons, je revis précisément un
moment précieux de ma vie : un été au cours duquel George et moi avions fait
du stop jusqu’au pays de Galles. Je devais avoir 18 ans et lui 16, et nous
avions passé une semaine à jouer au billard en écoutant ces chansons. Voilà
la magie de la musique : vous faire revivre un peu de votre passé.

 

Télérama : Si vous aviez 18 ans aujourd’hui, vous sortiriez quel genre de
disque ?

Paul McCartney : Celui-là, j’espère. A l’identique. Ou quelque chose de
très proche.

 

Télérama : Dernière question, même si le sujet reste sensible…
Pensez-vous un jour pouvoir récupérer les droits des chansons des Beatles,
malheureusement éparpillés (et acquis, en grande partie, par Michael
Jackson, qui en est copropriétaire avec Sony) ?

Paul McCartney : Je vais vous répondre franchement : j’ai décidé de
faire une croix sur cette histoire-là, qui m’a causé beaucoup de tourments.
A un moment, il faut savoir penser à autre chose. Regardons les choses
sereinement : je suis un type en forme, heureux. J’ai de quoi me payer trois
repas par jour. Et en plus, je ne prends que deux repas par jour ! Alors…

Source : Télérama

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