Le vingtième disque de la carrière solo de Paul McCartney, Chaos and Creation in the Backyard, sort cette semaine chez EMI. Premier regard.
Bien évidement, la sortie d’un album de l’ancien Beatle est en soi un événement très attendu, et comme chaque fois, le bébé est rapidement soumis au regard scrutateur des critiques musicaux. Qu’en est-il donc de Chaos and Creation in the Backyard? S’agit-il d’un grand McCartney?
Le son Beatles
Pour la journaliste culturelle de l’émission C’est bien meilleur le matin, Catherine Perrin, quatre ans après Driving Rain, album qui n’a guère marqué les mémoires, ce retour de Paul McCartney s’effectue en force, en grandeur, nettement marqué estime-t-elle par un retour aux sources, aux Beatles d’antan, et par un souci d’authenticité.
L’empreinte de Nigel Godrich
Pour arriver à ce résultat, Paul McCartney a fait appel au jeune et talentueux producteur Nigel Godrich, qui s’occupe de musiciens tels que Radiohead ou Beck. Celui-ci a littéralement pris McCartney en main, une démarche à laquelle la vedette ne doit guère être habituée, lui conseillant de jouer lui-même de toute une gamme d’instruments, sur ce disque.
Quand Paul joue de tout
Ainsi, et pour la première fois depuis McCartney, son premier album solo, en 1970, l’artiste joue de presque tous les instruments sur Chaos and Creation in the Backyard: la basse Hofner, la batterie Ludwig, la guitare Epiphone casino, les percussions.
Cohésion et groove
Ceci, selon Catherine Perrin, donne une dimension parfois certes un peu naïve à certains morceaux de l’album, mais assure aussi une cohésion entre les pièces : « Les morceaux collent ensemble et font un tout, avec un bon groove », commente la journaliste, ajoutant que l’on trouve de tout sur le disque, des chansons qui décoiffent aux pièces plus intimistes. Et aussi bien entendu ce côté sentimental, une étiquette que McCartney accepte volontiers si l’on entend par cette notion un mélange de sagesse et de mélancolie…
Sens de la mélodie
Donc du McCartney à son meilleur, avec toujours ce sens aigu de la mélodie, comme l’écrivent aussi les premières critiques parues dans la presse étrangère, qui souligne cet heureux retour à une exigence de qualité, d’excellence, de la part d’un artiste qui, toujours selon les critiques, n’a pas toujours été impeccablement entouré dans ses projets musicaux.
Source :
Un article de Florence Meney
