Tandis que les jurés soupèsent la culpabilité possible de Michael Jackson dans son procès pour abus de mineur, des responsables de l?industrie de la musique et des banquiers pondèrent une question distincte mais tout de même reliée à l?affaire: est-ce que M. Jackson sera forcé de vendre sa part de 500M$US dans le catalogue de musique des Beatles?
M. Jackson s?est procuré les droits d?édition sur le catalogue pour environ 48M$US voilà deux décennies, alors qu?il était au faîte de sa carrière.
Mais le vent a changé pour l?autoproclamé roi de la pop. Selon son témoignage au procès, la vedette est maintenant criblée de dettes au moment même où les experts du milieu s?entendent pour dire que l?intérêt d?investissement est grand pour son catalogue de chansons.
Plusieurs personnes sont d?avis que M. Jackson n?aura pas d?autre choix que de vendre sa part dans le catalogue s?il est trouvé coupable et croient même qu?un acquittement servirait de catalyseur à une entente éventuelle.
Les chansons des Beatles sont détenues conjointement par M. Jackson et Sony par le biais de la compagnie d?édition Sony/ATV Music.
Michael Jackson et l?ex-Beatle Paul McCartney ont collaboré sur diverses chansons au cours des années 1980, ce qui a donné l?idée à M. Jackson d?acheter les droits de propriété sur les chansons du célèbre groupe anglais.
Vendre ou ne pas vendre?
«J?ai entendu des rumeurs à l?effet qu?il tente de trouver des liquidités. Sony aurait sûrement un droit de veto et serait selon toutes probabilités la première à manifester de l?intérêt pour l?achat éventuel de la part de M. Jackson,» explique M. Owen Sloane, un avocat du milieu du divertissement qui a été impliqué dans la transaction originale de 1985, au nom de ATV.
Le comptable John Duross O’Bryan a témoigné au procès de M. Jackson à l?effet que le chanteur de 46 ans emprunte de façon constante en se servant de ses actifs comme garantie. Il ne paierait plus depuis un certain temps sa part de l?investissement continu de Sony. M. Jackson devrait rembourser quelque 200M$US en prêts pour conserver les droits sur le catalogue.
Ces prêts, d?abord accordés par la Bank of America, auraient été vendus le mois passé à une société de financement par capitaux propres de New York, Fortress Investment Group.
Fortress n?a pas voulu commenter mais il est clair que si Jackson fait défaut dans ses remboursements de prêts, la société d?investissement serait en position de prendre le contrôle de Mijac, la compagnie qui contrôle les droits de propriété sur les chansons de M. Jackson.
Les ventes physiques de CD connaissent un déclin stable depuis l?explosion de la distribution numérique en ligne de musique. Les droits d?édition connaissent quant à eux un boom inversement proportionnel, alors que des droits sur des chansons sont vendus à gauche et à droite pour toutes sortes de créneaux, des films aux sonneries de cellulaires, en passant par les jeux vidéo.
Source : Canoe













