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Un nouveau Band Aid pour les victimes du Darfour

Des vedettes britanniques ont sorti une nouvelle version de Do They Know It’s Christmas ?, la chanson déjà enregistrée en 1984 par la crème de la pop et du rock de l’époque au profit des victimes de la famine en Ethiopie. Cette fois-ci, les stars se mobilisent pour les victimes du Darfour, au Soudan. Comme en 1984, le rocker Bob Geldof se retrouve aux commandes de projet d?aide humanitaire.


Vingt ans après la chanson à succès dédiée à l’Ethiopie, des chanteurs britanniques ont réenregistré Do They Know It’s Christmas?, cette fois-ci, en faveur des victimes du Darfour, au Soudan. Le nouveau disque intitulé Band Aid 20, auquel ont contribué notamment Robbie Williams, Paul McCartney et Bono, le chanteur d’U2, vient d?être mis en vente au profit des causes humanitaires en Afrique.


Bob Geldof a assuré, en revanche, que la sortie de Band Aid 20 ne donnerait pas lieu à un spectacle comparable aux Live Aid, deux concerts géants organisés l’été 1985 en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis.


En 1984, le 45-tours du premier Band Aid avait été vendu à 3,5 millions d’exemplaires, se rappelle Bob Geldof, le concepteur de l’événement. ?Pour moi, ce disque, c’est comme tirer le coup de feu de départ de 2005, l’année pendant laquelle la Grande-Bretagne va présider le G8 et l’Union européenne au second semestre?, a-t-il expliqué. Gordon Brown, le ministre des Finances britannique, a annoncé que l’Etat renoncerait à la TVA sur les ventes de ce disque.


Parmi les artistes impliqués dans Band Aid 20 figurent Sugababes, Dido, Keane, Katie Melua, Jamelia ou le chanteur de Coldplay, Chris Martin. Le compositeur de la chanson, Midge Ure, est le producteur exécutif du nouvel enregistrement.


Vingt ans après Live Aid, Bob Geldof, le chanteur irlandais revient sur les deux concerts gigantesques qu’il organisa, à Londres et à Philadelphie, pour secourir les Ethiopiens. Anniversaire célébré par la sortie, en Europe, d?un coffret de quatre DVD.


Vingt ans plus tard, Sir Bob n’a guère changé. L’ancien chanteur irlandais, anobli par la reine, traîne la même silhouette juvénile : cheveux longs, humour charmeur et juron facile. Il vient de revoir pour la première fois des extraits du concert. Un choc. ?La plupart des artistes n’ont jamais aussi bien joué que ce jour-là. Quelque chose les transcendait. Ils avaient conscience de participer à un événement mondial historique. Oubliés les ego et les petitesses.?

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Tout commence au soir du 23 octobre 1984, lorsque Michael Buerk, reporter – et futur présentateur vedette – de la BBC révèle l’ampleur de la famine ?biblique? qui ravage l’Ethiopie. ?C’était un crime, intellectuellement absurde et moralement répugnant. Impossible de ne rien faire, sauf à être complice. L’automne londonien était mélancolique, mon orchestre – les Boomtown Rats – n’allait pas très fort, je venais d’avoir une petite fille, l’avenir m’inquiétait. La tragédie qui frappait 30 millions d’Africains a soudain relativisé mes petits problèmes pathétiques.?


Avec son ami Midge Ure, chanteur du groupe Ultravox, Bob Geldof écrit aussitôt une chanson sur le thème de Noël, Do They Know It’s Christmas ? ?Il fallait qu’elle devienne un tube. L’idée était de la faire interpréter par un maximum de stars du rock. Je connaissais beaucoup de monde dans ce milieu. J’ai pris mon téléphone.? On l’imagine aisément, impatient et persuasif, jouant sur la honte et la colère pour convaincre. Au jour dit – le 25 novembre -, ils sont tous au studio, autour de Sting, U2, et Boy George, rentré d’urgence en Concorde de New York. Ce single du Band Aid, enregistré et mixé gratuitement en 24 heures, puis mis dans les bacs avant Noël, dépassera les 3 millions et demi d’exemplaires, rien qu’au Royaume-Uni.


Le 13 juillet 1985 est une journée radieuse à Londres comme à Philadelphie. Dans une ambiance estivale, une houle humaine tangue au pied des estrades et propage vers les artistes ses élans de sympathie. Ce jour-là, Bob Geldof, qui organise l’événement depuis des mois, est rongé d’angoisse. ?La nuit précédente, j’étais transi de sueurs froides. J’avais tellement peur du désastre. Une fois dans le stade, je ne pensais qu’aux problèmes techniques. En arrivant sur scène, j’ai été saisi par l’énormité du bruit qui venait de la foule. Puis j’ai songé qu’on nous regardait partout, de Vladivostok à la Terre de Feu. J’étais affreusement, anormalement calme. Ensuite, lorsque tous les artistes ont repris en choeur la chanson finale, dont ils connaissaient mal les paroles, on aurait dit des écoliers répétant une mauvaise pièce. Mais personne ne semblait vouloir partir. J’ai quitté le stade très tard après tout le monde. Il n’y avait plus de taxi. J’ai fait du stop pour rentrer chez moi.”

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Live Aid aurait dû ne rester qu’un fervent souvenir dans l’esprit de ceux qui y avaient participé ou assisté en direct. La seule mémoire de cet événement exceptionnel, prédisait Bob Geldof, lui donnerait plus de force. Il refusa longtemps d’exploiter l’enregistrement du concert pour éviter d’interminables démêlés juridiques sur les droits : ?George Harrison m’avait mis en garde contre les querelles d’avocats.? Il a fini par changer d’avis. Pour deux raisons, l’une commerciale, l’autre politique.


Depuis vingt ans, Bob Geldof a l’Afrique à coeur. Ses malheurs le révoltent toujours autant : ?La famine reste une réalité. Les Africains meurent plus nombreux de faim que des maladies infectieuses et des guerres réunies.? Au fil des ans, le chanteur irlandais a accompli un voyage intérieur qui l’a conduit de la compassion à l’exigence de justice. Il évoque les problèmes complexes de la dette, du commerce inégal ou de la faiblesse des cours du café éthiopien.


Vivant à Londres, Sir Bob fait du lobbying proafricain auprès du gouvernement britannique. Il appartient à la Commission internationale pour l’Afrique lancée en février par Tony Blair et chargée d’imaginer de nouveaux moyens pour aider le continent noir à surmonter ses maux. Les vingt ans de Live Aid coïncideront avec un double ?moment favorable? qu’il veut exploiter, la présidence britannique de l’Union européenne et du G8. Il attend du Premier ministre anglais, Tony Blair, qu’il assume ses responsabilités envers l’Afrique, seul continent en déclin. ?La génération du Live Aid est maintenant au pouvoir. Elle doit tenir en 2005 les promesses de 1985.”

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