Autour des quatre de Liverpool, il y avait le manager Brian Epstein, le producteur George Martin, l’attaché de presse Derek Taylor. Mais aussi d’autres figures plus discrètes.
L’une d’elles est enfin sortie de son silence en 2002 : Denis O’Dell, producteur des films des Beatles (Hard Day’s Night, Magical Mystery Tour, Let It Be) et l’un des premiers directeurs de la fameuse firme Apple, a livré dans The Beatles, au c?ur de la pomme le compte rendu de sa relation avec les Fab Four, de 1964 à la séparation du groupe.
Un récit dont le Camion Blanc publie aujourd’hui la traduction en édition illustrée.
Il ne s’agit donc pas d’une énième monographie des Beatles, mais d’une somme de souvenirs et d’anecdotes qui raviront les fans. On y voit George Harrison essayer de léviter en Inde, sous l’influence du Maharishi Mahesh Yogi, on y apprend que les Fab Four ont failli composer la BO du Seigneur des Anneaux, que devait réaliser David Lean ou Stanley Kubrick (!), on y rencontre une brochette de hippies dépenaillés ayant pris les paroles d’une chanson au pied de la lettre.
Denis O’Dell y présente aussi sa vision très pertinente du phénomène : pour lui, les Beatles ont été les premiers à brouiller les frontières entre les classes ouvrière et supérieure.
Car qui étaient les Beatles, au fond ? Des sales gosses bourrés de talent qui planquaient du cannabis dans des boîtes de films archivées chez Apple, faisaient des blagues idiotes et écrivaient des chefs-d’?uvre comme on rédige une liste de courses. Et Denis O’Dell a assez d’humilité pour s’effacer derrière ceux qui furent aussi, en toute simplicité, ses amis.












