« Paul McCartney, les sixties, les Beatles et Moi « , C?est le titre d?un ouvrage qui vient de paraître en France. Son auteur, Barry Miles, figure de proue du swinging London, journaliste, spécialiste mondiale de la Beat Generation, a recueilli pendant plusieurs années les propos de Paul McCartney, co-leader de Beatles. Un ouvrage essentiel qui permet de se replonger dans l?histoire des Fab Four, raconté par un Mc Cartney qui se livre ici comme il ne l?a jamais fait.
Londres. Mason?s Yard. À deux pas de Picadilly Circus. C?est ici, que Barry Miles a ouvert en 1965 une librarie-Galerie d?art : l?Indica Books and gallery, quartier général du Swingin London. Artistes, écrivains et musiciens se donnaient rendez-vous ici. Parmi eux : les Beatles. Paul McCartney a permis l?ouverture de ce lieu.
Barry Miles, Ecrivain : J?ai trouvé de l?argent pour ouvrir ma propre boutique. Un des types avec qui j?avais l?habitude de travailler s?appelait John Dunbar. Il était marié avec Marianne Faithfull. Le meilleur ami de John Dunbar était Peter Asher. Et sa s?ur Jane Asher était la petite amie de Paul McCartney. Voilà d?où vient ma connexion avec les Beatles. Mais Paul Mc Cartney s?est aussi beaucoup impliqué financièrement dans l?ouverture de cette librairie-galerie.
Dès son ouverture l?Indica devient culte. Le tout Londres « branché » des années 60 s?y précipite. Aujourd?hui encore, des visites guidées sont organisées à Londres pour les touristes sur les lieux fréquentés par les Beatles. Car c?est également ici que John Lennon a rencontré Yoko Ono, venu exposer ses ?uvres pour la première fois en Europe.
Barry Miles : Tout le monde me reproche d?avoir présenté John Lennon à Yoko. Mais le fait est, que John était plutôt dans un mauvais état à cette époque là, lorsqu?ils se sont rencontrés. Immédiatement, Yoko lui a pris le bras. Et ils sont allés faire un tour. On raconte souvent qu?elle ne savait pas qui John Lennon était. Mais en fait, elle savait très bien qui c?était. C?était impossible dans les années 60, même pour Yoko qui vivait à New York, de ne pas connaître les Beatles.
Des anecdotes comme celles-ci, Barry Miles en possède des tonnes. Devenu un proche des Fab Four et de Paul Mc Cartney, il est parvenu à convaincre ce dernier de lui raconter l?histoire des Beatles et surtout de se pencher sur les rapports et les relations du duo Lennon-Mc Cartney sur lesquels beaucoup de choses plus ou moins exactes ont été dites ou écrites.
Barry Miles : Je cherchais à explorer les relations entre Lennon et McCartney au niveau de la composition des textes et des musiques des Beatles. Et aussi montrer que Mc Cartney n?était que le beau gosse de la bande chantant de stupides chansons d?amour. Tout simplement parce que je le connaissais depuis les années 60 et que je savais qu?il n?était pas comme ça. Nous avons passé un accord Paul et moi, pour essayer de raconter des histoires qui n?apparaissaient pas dans les autres livres. J?ai travaillé pendant trois ans avec Paul, l?interrogeant sur tout les aspects privés de sa vie à cette époque, et aussi sur la période qui a suivie la mort de Lennon, sur son sentiment par rapport cette mort et aussi sur tout son travail d?écriture avec Lennon.
Plus qu?un simple recueil de souvenirs le livre de Barry Miles a le mérite de faire le point sur l?histoire du plus grand groupe du monde, raconté par l?un de ses membres fondateurs. Et c?est justement ce qui manquait cruellement à toute l?immense bibliographie concernant les Beatles.












