C’est hier, 9 juin, que nous apprenions le décès d’Alistair Taylor.
Entré à la N.E.M.S. (Liverpool) en 1960 comme assistant-vendeur, Alistair Taylor devint rapidement l’assistant personnel de Brian Epstein. C’est Alistair qui accompagna ce dernier à la Cavern pour voir les Beatles le 9 novembre 1961, et c’est encore lui qui servit de témoin lorsque Brian prit le groupe sous contrat.
Après une période de 18 mois (printemps 62 – octobre 63) où Taylor partit travailler à Londres au siège des disques Pye, il réintégra le cercle des Beatles et devint « General Manager » de N.E.M.S. Enterprises, une fonction multiforme qu’il occupa jusqu’à la mort de Brian Epstein en 1967.
En 1968, à la demande de John Lennon, Alistair devint « Office Manager » de la toute nouvelle société Apple, et resta en place à ce poste quelques temps avant de se faire « virer », victime des restructurations imposées par la nouvelle équipe dirigeante d’Allen Klein. Taylor tenta bien de protester et essaya, mais en vain, de joindre les membres du groupe.
A partir de cette date, Alistair ne revit jamais les Beatles. A la fin des années 70 – début des années 80, il refit surface en acceptant l’invitation des organisateurs des premières conventions Beatles (il est par exemple venu, avec Tony Barrow, à la convention de Villeneuve-d’Ascq le 30 septembre 1989, voir photographie).
Convention Beatles de Villeneuve-d’Ascq, le 30 Septembre 1989.
De gauche à droite : Eric Krasker Mme Taylor, Alistair Taylor, Stéphane Colle, Tony Barrow
(Photo X. D.R.)
En 1996, il créa une petite sensation en affirmant être le fameux Raymond Jones, ce mystérieux « médiateur » (dont parlent toutes les biographies) qui aurait mis en relation Epstein avec les Beatles en 1961. Depuis, un Raymond Jones en chair et en os s’est pourtant manifesté, réfutant les allégations de Taylor, mais ce dernier n’est jamais revenu sur ses déclarations, allant même jusqu’à mettre en doute l’authenticité du témoignage de Jones ! Il disparaît aujourd’hui en emportant une bonne part du mystère…
Pour tout savoir sur le mystère « Raymond Jones », voir « Les Beatles : enquête sur un mythe (1960-1962), éditions Séguier/Atlantica – 2003, pages 195-216. »















