Le producteur américain Phil Spector dément dans un entretien à paraître dans le magazine «Esquire» le meurtre de l’actrice Lana Clarkson, retrouvée morte chez lui en février dernier. A l’en croire, la jeune femme a simplement «embrassé le pistolet» avant de se donner la mort.
»Je n’ai aucune idée de ce qui l’a poussée à faire cela», affirme Spector, qui n’avait encore donné aucune interview depuis le drame. »Je ne l’avais jamais rencontrée ni même vue avant cette nuit. Je ne sais absolument pas qui elle était et quel était son agenda.»
Agé de 62 ans, le producteur discographique a été interpellé le 3 février pour être interrogé dans le cadre de l’enquête sur la mort de Lana Carkson. Il a ensuite été libéré moyennant le versement d’une caution d’un million de dollars et n’a pas été inculpé.
Selon le shérif du comté de Los Angeles où réside Spector, les enquêteurs ont écarté la thèse du suicide pour expliquer le décès de l’actrice, qui avait joué dans des films de série B. Dans les pages d’»Esquire», le producteur dit ignorer où la jeune femme a trouvé l’arme.
Il affirme se souvenir que Clarkson était «bruyante et ivre» quand ils ont quitté ensemble le club «House of Blues» de Hollywood, où elle travaillait comme hotesse. «Elle m’a demandé de l’emmener chez moi. Elle voulait voir le château», raconte-t-il dans une allusion à sa résidence dans une banlieue huppée de Los Angeles.
»Elle a pris sur le bar une bouteille de tequila qu’elle souhaitait emporter. Je n’étais pas ivre. Je n’étais pas ivre du tout. Il n’y a pas d’affaire. Elle s’est tuée», poursuit-il en clamant son innocence.
Créateur de tubes comme «Be My Babe» et «Sa Doo Ron Ron», Phil Spector était le producteur incontournable des années 60. Il a notamment travaillé avec Elvis, les Beatles, Ike et Tina Turner, les Ramones et les Ronettes. Il a surtout marqué son époque avec le »son» unique et puissant qu’il a mis au service des groupes et des stars qu’il a façonnés.












