Quelque 300.000 personnes sont attendues dimanche soir à Rome pour un concert gratuit de Paul McCartney, sur la célèbre voie des Forums Impériaux, devant le Colisée, dans lequel l’ex-Beatle a déjà donné samedi soir un concert de bienfaisance devant 400 personnes.
« Je crois que nous sommes le premier groupe à jouer ici depuis les Chrétiens », a-t-il plaisanté samedi soir, « merci d’être venus partager cette merveilleuse occasion avec nous ». Construit en l’an 80 pour les luttes de gladiateurs, le Colisée accueille, presque 2.000 ans plus tard, sa première rock-star.
« On va faire trembler le Colisée », a-t-il lancé pendant « Hey Jude ». Le chanteur, qui a tenu près de deux heures sur scène devant un public plutôt âgé, a interprété des chansons du répertoire des Beatles comme « Blackbird » ou « Let it be » mais aussi de la période des Wings, avec notamment « My love ».
Plus de 250.000 euros ont été collectés à travers les billets du concert de samedi soir, mis en vente lors d’une vente aux enchères spéciale sur internet. Cet argent est destiné à une ONG internationale, Adopt a Minefield, qui lutte pour l’élimination des mines antipersonnel, et à l’entretien des monuments historiques de Rome.
Pour le grand concert de dimanche soir, ont été mis en place six kilomètres de câbles, seize écrans géants, une scène de 130 mètres carrés et une centaine de toilettes chimiques.
Sir Paul chantera pendant trois heures environ un programme comprenant 36 chansons, dont 22 du répertoire des Beatles et 14 des Wings et de sa carrière de soliste.
« Les Beatles et l’histoire, notre double richesse » n’hésite pas à écrire samedi dans le Corriere della Sera, le maire de Rome, Walter Veltroni.
« McCartney est un mythe qui a fait trembler le coeur de nombreuses générations. La musique des Beatles est un élément de l’histoire humaine de nous tous. Le lieu où elle résonnera est un symbole universel, une partie de l’histoire du monde. La combinaison de ces deux éléments a en soi quelque chose d’extraordinaire », affirme enthousiaste M. Veltroni.
Des concerts de musique classique y ont été récemment organisés, ainsi qu’un concert spécial pour la paix au Proche Orient, réalisé il y a un an avec la participation de Ray Charles et de la star israélienne Noa.
Le week-end romain aura un petit parfum de revanche pour l’ex-Beatle auquel la mairie refusa il y a plusieurs dizaines d’années pour des raisons bureaucratiques de tourner un spot au Colisée avec le grand Fellini.












