Il est bien connu que les Beatles ont eu un impact considérable sur Kurt Cobain et Nirvana. Il est difficile de trouver un musicien de la génération X qui n’ait pas été inspiré par les Fab Four. Sans leurs pas de pionniers dans l’écriture, l’enregistrement et l’esthétique, le monde musical d’aujourd’hui serait très différent.
L’effet de ce phénomène peut être divisé en deux camps distincts. Il y a ceux qui sont directement inspirés par les Beatles, depuis leurs contemporains comme les Byrds jusqu’à des gens comme Nirvana. D’un autre côté, il y a ceux qui ont été inspirés par les Beatles, mais cette fois par procuration. Si vous pensez à un groupe moderne qui cite Nirvana comme une influence, une partie intrinsèque de cette influence vient des Beatles, qu’ils en soient conscients ou non.
Les trois membres de Nirvana étaient tous de grands fans des Beatles, et il est compréhensible que leur influence transparaisse dans le travail de Nirvana. Qu’il s’agisse de la façon dont Cobain avait un don étrange pour écrire des mélodies vocales accrocheuses et de grands refrains, ou même de la façon dont Cobain voyait une âme sœur en John Lennon, sans l’influence des Beatles, on peut dire que Nirvana aurait été un groupe complètement différent.
Un autre moyen d’associer les Beatles à Nirvana est le clip de la version Nevermind de leur tube « In Bloom ». La vidéo a été diffusée pour la première fois en novembre 1992, et c’est peut-être le clip le plus emblématique de Nirvana, en dehors de l’évidence.
Selon la biographie de Michael Azerrad, Come As You Are, le concept original de Cobain pour la vidéo était beaucoup plus complexe que le produit final, mais typiquement Kurt Cobain. Le livre affirme qu’il s’agissait d’une « fable surréaliste sur une petite fille née dans une famille du Ku Klux Klan et qui réalise un jour à quel point ses parents sont mauvais ».
Ce projet s’est rapidement avéré « trop ambitieux », même pour un groupe bénéficiant de la puissance de l’industrie musicale. Cobain opte plutôt pour une vidéo parodiant les performances musicales des groupes dans les émissions de variétés des années 60, notamment le Ed Sullivan Show.
Pour capturer l’essence de ces émissions monochromes, la vidéo a été tournée avec de vieilles caméras Kinescope à la demande directe de Cobain. Pour renforcer l’authenticité, le groupe a improvisé sa performance. Le ton satirique a été inspiré par le fait que Cobain et le groupe étaient « tellement fatigués depuis un an que les gens nous prennent au sérieux… Je voulais les emmerder et leur montrer que nous avons un côté humoristique ».
Ce qui est génial dans cette vidéo, c’est que le groupe a réussi à être si authentique en engageant Doug Llewelyn, l’ancien animateur de The People’s Court, pour jouer le rôle de l’animateur anonyme de la vidéo. Il présente Nirvana à la foule de jeunes fans présents dans le studio, dont les cris maniaques se font entendre pendant toute la durée du clip. La partie la plus emblématique de la vidéo est le moment où Llewelyn fait sa meilleure imitation d’Ed Sullivan et qualifie Nirvana de « gars tout à fait corrects et décents ».
En 1992, Cobain a déclaré au Melody Maker : « On voulait être comme les Beatles – non, The Dave Clark Five, je portais des lunettes – on ne se serait jamais moqué des Beatles. » Cette déclaration de Cobain était empreinte d’ironie, car ils tentaient d’imiter les apparitions les plus marquantes d’Ed Sullivan. Ce sont les Beatles qui ont battu les records de la télévision américaine lors de leur apparition dans l’émission en 1964.
De plus, ses commentaires affirmant qu’il ne se moquerait jamais des Beatles montrent clairement à quel point l’amour de Cobain et du groupe pour les Fab Four était profond. La prochaine fois que vous écouterez Nirvana, essayez d’y déceler toutes les traces des Beatles qui traversent leur œuvre.













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