Alors que les publications et les documentaires sur les Beatles se multiplient, Paul McCartney se confie comme jamais en commentant 154 de ses chansons dans un livre événement de 900 pages, que Fabrice Pliskin a lu à la loupe.
2016, Los Angeles. Après la soirée des Grammy Awards, Paul Cartney se fait refuser l’entrée à l’Argyle Club. Une vidéo a immortalisé cette avanie. On y voit l’ancien Beatles s’écrier avec un mélange de dépit, d’étonnement et d’amusement : « Ils ne nous laissent pas entrer… Que faire pour être assez VIP pour eux ? Nous avons besoin d’un autre hit… »
Au moment où il publie « Paul McCartney », un recueil de ses paroles, richement commentées par lui-même, prenons McCartney au mot : si le critère d’entrée à l’Argyle est la force d’impact d’une œuvre sur la conscience collective, on se demande alors qui, cette nuit-là, était dans le club. Bach et sa garde du corps ? Mozart et son coach bien-être ? On peut d’ailleurs douter que McCartney ait « besoin « d’un nouveau hit : les modernes plébiscitent les anciens. Sur la plateforme Spotify, en 2019, 30 % des écoutes des Beatles provenaient des 18-24 ans, une tranche d’âge née une quarantaine d’années après le groupe de Liverpool (1960). Quarante années : soit la période qui sépare « le Boléro » de Ravel (1928) et « Let It Be » (1970).













