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Stella McCartney : rencontre exclusive avec une créatrice engagée

En 2001, quand la mode responsable n’était encore qu’une notion marginale, la créatrice britannique en faisait déjà son cheval de bataille. Vingt ans plus tard, confinée mais plus que jamais ouverte sur les bouleversements du monde, Stella McCartney est devenue le fer de lance d’un secteur en mutation. Interview.

La créatrice Stella McCartney place depuis vingt ans l’écoresponsabilité au coeur de son travail. (©Samantha Casolari)
Publié le 27 nov. 2020 à 6:01Mis à jour le 27 nov. 2020 à 12:24
Une fermette au toit délabré posée sur la lande. Des poneys, des moutons, des vaches, des chats, des chiens, des enfants en liberté, et la bohème élevée au rang d’art de vivre. C’est ainsi qu’a grandi Stella McCartney. Après la séparation des Beatles en 1970, ses parents, Linda et Paul, prennent la décision d’emménager à la campagne, précisément à High Park Farm, située à Kintyre, à l’ouest de l’Ecosse.

Linda documentera ces années en prenant des clichés sur le vif, souvent des polaroïds que le temps a, depuis, voilé d’un filtre mélancolique (*). Des visages d’enfants riant aux éclats, les jambes gribouillées de graffitis, la vaisselle de la veille oubliée dans la cuisine, le regard amoureux d’un chien, un bébé perché sur les épaules de son père hirsute… Difficile de comprendre Stella McCartney si l’on fait abstraction de cette petite enfance libre des conventions. Si l’on s’arrête à son pedigree et à la fortune personnelle de Paul (qui serait évaluée à plus de 980 millions d’euros).

« The Polaroïd Diaries », de Linda McCartney, éditions Taschen (2019). Pour Stella, sa fille, c’est l’album souvenir d’une enfance heureuse et bohème.©Photo by Linda McCartney/Paul McCartney
Née en 1971 à Londres, Stella est élevée dans cette famille unie qui embrasse la culture hippie. Après leur séjour écossais, elle sera avec ses frère et soeurs scolarisée dans une petite école publique du Sussex. A la maison, on pratique la méditation transcendantale et le yoga, on mange vegan et milite pour la cause animale. Sa mère s’habille à Savile Row chez les tailleurs pour homme et son père – époque Wings – s’affiche dans des costumes de scène dégenrés. Rien que de très normal à l’époque, dans ce milieu-ci en tout cas.

 
Lorsqu’au début des années 2000, Stella McCartney lance sa marque de prêt-à-porter, les principes écologiques de son éducation ne rentrent plus vraiment dans le spectre du cool. La puissance et la croissance économiques de l’Asie explosent. Le monde attend l’avènement du smartphone et les futurs Gafa préparent la révolution. C’est l’époque des blockbusters en série (« Harry Potter », « Pirates des Caraïbes », « Le Seigneur des anneaux ») et des clips de Britney Spears. La mondialisation bat son plein et les règles éthiques que se fixe cette jeune cheffe d’entreprise, héritière de surcroît, sonnent comme du folklore. L’excentrisme britannique sans doute.

Faire avancer la cause
Mais Stella McCartney s’accroche à ses convictions, quitte à passer pour la « weirdo de service » dans ce monde de la mode où l’on ne s’accommode pas du réel. Faire rêver, c’est garder à distance toute considération sociale et afficher l’exceptionnel en tout. Alors vendre des sacs de luxe fabriqués dans du faux cuir… quelle idée.

En vingt ans, Stella McCartney n’aura de cesse de faire avancer la cause autant que son business, cherchant des solutions toujours plus éthiques et écoresponsables pour produire, distribuer et vendre ses collections. Portée par le souvenir et l’héritage intellectuel d’une mère activiste qu’elle adorait et qui meurt d’un cancer en 1998, elle ne doute de rien, et surtout pas d’elle.

Stella McCartney et son père, Paul, en coulisse d’un défilé, dans les années 2010.©Greg Williams/AUGUST
Sous l’égide du groupe PPR, qui devient Kering, elle développe sa marque et affine son discours. En 2018, elle rachète l’intégralité de ses parts et s’associe en juillet 2019 à LVMH. Aujourd’hui, alors que le monde entier a conscience des enjeux autour du vivant et de la planète, Stella McCartney n’est plus la « weirdo » de personne.

Rendre des comptes aux consommateurs sur les conditions de production fait désormais partie de la feuille de route des maisons de luxe, et elle a dans le domaine une certaine longueur d’avance. Elle vient d’être nommée conseillère spéciale sur les questions de développement durable auprès de Bernard Arnault et du Comex de LVMH (le groupe est propriétaire des « Echos »). Un joli titre qui pourrait devenir un vrai job. Nous l’avons rencontrée – via Zoom – au début du confinement, saison 2.

Au moment où l’on se parle, vous êtes à Londres, à nouveau en confinement, je suis à Paris, également chez moi. Nous sommes dans la même situation que des millions de gens dans le monde. Comment vivez-vous cette deuxième vague ?

Stella McCartney : Ici à Londres, vous pouvez vous rendre au bureau si cela est nécessaire. J’ai besoin de toucher les tissus, voir les vêtements, les drapés, assister aux essayages… Pour ce genre de choses, mieux vaut être avec l’équipe plutôt que seule à la maison, même si c’est possible puisque nous l’avons déjà fait. Pendant le premier confinement, tout m’a été envoyé chez moi, à la campagne, j’ai essayé les vêtements de la collection et je me suis filmée en train de les porter. Nous avons travaillé via Zoom. C’est drôle parce que malgré tout cela, c’est l’une de mes collections préférées. Ce premier confinement était très différent de ce que nous vivons aujourd’hui. Mes enfants n’étaient pas à l’école (NDLR : Stella McCartney est mère de quatre enfants). Cela peut paraître terrible, mais je me suis sentie très chanceuse parce que j’ai une maison à la campagne, et j’étais avec mes bébés, mes animaux et mon mari… C’était un moment rare : on cuisinait et on mangeait ensemble, on était tous dehors à regarder les têtards, à observer le printemps. Nous étions plus proches de la façon dont j’ai grandi en fait, en harmonie avec la nature… Même si tous les matins, je me réveillais avec cette énorme inquiétude pour mon entreprise, pour l’industrie de la mode en général, et pour l’humanité. Il y avait à la fois cette anxiété latente et commune à tous, et le plaisir de vivre cette pause.

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L’hiver s’annonce difficile à bien des égards, comment anticipez-vous les mois à venir ?

Paradoxalement, je pense que pour la première fois depuis le début de cette crise, je suis en train de retrouver un équilibre. Je suis du genre à voir le verre à moitié plein, j’essaie toujours de trouver des points positifs – pour survivre peut-être… – et je crois que le moment est arrivé de faire les bons choix pour des changements significatifs. Il est très important que nous ne retournions pas à la normale. Désormais, les gens sont plus attentifs, plus conscients, plus sensibles vis-à-vis de la planète, à la façon dont nous en prenons soin et dont nous l’occupons, tous ensemble. J’aimerais que l’on s’oriente progressivement vers un mode de vie plus positif. Et la récente élection de Joe Biden aux Etats-Unis comme la perspective d’un vaccin envoient de très bons messages au monde. J’espère que nous commencerons la nouvelle année dans de meilleures dispositions. 
Vous pensez que la planète sortira gagnante de cette crise ?

Ce qui est intéressant, c’est que les sujets de conversation en ce moment sont le Covid et la politique. La question politique est, je l’espère, en cours de résolution, et lorsque le problème du Covid sera réglé, la conversation pourra se recentrer sur le réchauffement climatique et la sauvegarde du vivant. J’ai lu que 15 millions de visons venaient d’être tués parce qu’ils risquaient de transmettre le Covid. Mais pourquoi fait-on encore de la fourrure ? C’est cela la vraie question ! 15 millions, ce n’est rien comparé à la quantité d’animaux que nous tuons chaque année pour fabriquer des vêtements ou des accessoires de mode. Quand les gens vont-ils comprendre que ce problème est lié au Covid ? Parce que l’exploitation des animaux est la raison pour laquelle tout a commencé. L’élevage d’animaux est un terrain propice à l’apparition de maladies. Quand allons-nous repenser le problème de fond, au lieu de simplement régler la question avec un vaccin ? C’est l’évènement le plus troublant que nous ayons connu dans l’histoire contemporaine, hormis la guerre ! Nous aurions pu l’éviter, vous savez.

Comme un grand nombre d’entreprises et d’industries, la vôtre est touchée par la crise. Les gens se déplacent moins, achètent moins. Comment le monde de la mode peut-il résister dans un contexte aussi chahuté ? Quelles sont vos solutions ?

Je crois que ce qui est intéressant dans ma façon de travailler, c’est que j’envisage les choses en tant que citoyenne. Comment puis-je être meilleure ? Comment puis-je créer en ayant le moins d’impact possible sur la planète, et comment puis-je ensuite transmettre ce message ? Avant même le Covid, alors que je réfléchissais à la collection printemps 2021 que nous avons terminée en quarantaine, j’ai dit à mon équipe que je ne voulais pas acheter de tissus, que je souhaitais utiliser ceux que nous avions stockés des précédentes saisons. Dans toutes les autres maisons, on brûle ou on enterre les matériaux non utilisés et les invendus.

À droite, la robe zéro déchet fabriquée à partir de 24 imprimés différents. En édition limitée, c’est un vêtement emblématique de la collection printemps 2021, dont Stella McCartney (photo à gauche) a voulu penser chaque pièce «comme une solution écologique ».©Samantha Casolari, DR
Quel était le concept de cette collection conçue dans des conditions hors normes ?

Chaque pièce a été pensée comme une solution écologique. Par exemple la robe zéro déchet, fabriquée avec 24 imprimés différents, est une édition limitée qui prendra de la valeur avec le temps. Pour une cliente, ce genre de pièce est un investissement à long terme. Par ailleurs, je pense que nous devons réduire les volumes de production. Je préfère faire moins et mieux. Ce genre de décision stratégique représente un grand changement pour notre industrie. Un changement dans les pratiques mais aussi dans les mentalités.

Pensez-vous que les choses bougent assez vite dans l’industrie de la mode ?

Non, rien ne va assez vite pour moi.

Parce que cela fait vingt ans que vous travaillez sur le sujet… on observe quand même une accélération non ?

Tous ceux qui me connaissent savent que je suis particulièrement impatiente, je suis du genre « Allez, on y va, c’est maintenant ! » Dans notre secteur, on a l’habitude de travailler un an en avance, au minimum. Et chez Stella McCartney, c’est encore pire, car lorsque l’on veut fabriquer des vêtements dans des conditions durables, les délais sont de deux, voire trois ans. Les processus sont trop longs, on perd du temps. Mais je pense que la graine est plantée car, aujourd’hui, les consommateurs veulent acheter autrement et être informés. Leur pouvoir est décisif. Seulement, notre responsabilité n’est pas uniquement de fabriquer et de livrer de bons produits. Nous devons chercher et trouver des solutions qui feront changer durablement l’industrie de la mode. Je m’y emploie depuis vingt ans et je suis heureuse de constater que je ne suis plus seule.

Dans le domaine du luxe, on progresse sans doute, mais qu’en est-il de la fast fashion qui est infiniment puissante et polluante. Pensez-vous que cette crise puisse changer les habitudes d’achat de celles et ceux qui ne sont pas clients du luxe et s’habillent dans les grandes enseignes de rue ?

La fast fashion est un contributeur massif au problème. La mode, et plus généralement la production textile, est la deuxième industrie la plus polluante au monde. Chaque seconde, l’équivalent d’un camion de fast fashion est brûlé ou enterré. Les produits sont portés au maximum trois fois avant d’être jetés. Quand on considère le prix de vente, on comprend que le respect de la planète et de l’être humain est inexistant dans le processus de production de ces entreprises. Et il y a tellement de greenwashing maintenant, mon Dieu c’est terrifiant. C’est vraiment malhonnête… Qui se préoccupe de cela ? Qui vérifie ?

A gauche : un modèle été 2021. A droite : dans les coulisses du défilé automne-hiver 2020, en mars dernier.DR
Faut-il pour autant interdire le plaisir de la mode à celles et ceux qui n’ont pas les moyens d’acheter autrement ?

C’est facile pour moi de porter un jugement. Je suis privilégiée, je porte les vêtements que je dessine et fabrique… et je comprends parfaitement que tout le monde ait envie d’être à la mode. Mais aujourd’hui, il existe des solutions plus modernes et positives que de surconsommer des vêtements jetables : acheter du vintage, des pièces d’occasion, louer, échanger en créant des boutiques de troc… investir correctement.

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Vous ne devez pas vous faire que des amis dans le milieu… D’où vient votre assurance ?

De ma personnalité sans doute, je suis très concentrée sur mes objectifs. Mais j’ai aussi eu la chance de grandir dans une famille qui m’a encouragée. Je suis tellement privilégiée, je suis née avec des privilèges. Nous avions évidemment la sécurité de l’argent, mais on m’a surtout permis d’avoir des convictions et de les assumer. Bien sûr, je ne suis pas parfaite : je peux dire à un journaliste « plus personne n’a vraiment besoin d’acheter de nouveaux vêtements » et continuer à en produire… Est-ce que c’est hypocrite ? Possible.

Vingt ans après la création de votre marque, vous vous battez encore avec ce dilemme « J’aime la mode et la planète » ?

Je sais juste que nous pouvons agir tellement mieux au sein de mon entreprise, de chaque entreprise. Je sais que des changements à des endroits stratégiques peuvent faire une grande différence. J’essaie donc d’être l’exemple d’une petite marque qui montre aux grandes marques que c’est possible. Tout ce que je fabrique – mes chaussures, mes sacs, le pantalon que je porte aujourd’hui – est vegan. Si avec ma petite entreprise je peux faire cela, alors tout le monde peut le faire !

La nouvelle gamme de sous-vêtements Stellawear est conçue dans un tissu composé de déchets recyclés.DR
En vingt ans, vous avez fait beaucoup pour améliorer les conditions de production de la griffe Stella McCartney. Aujourd’hui, vous n’avez plus recours au PVC, au cuir, à la fourrure, aux plumes, à la colle animale, au mohair, à l’angora. Vous utilisez du cachemire régénéré, du bioacétate pour les lunettes, du bois issu de forêts durables et vous avez créé une paire de Stan Smith vegan avec Adidas. Vous collaborez régulièrement avec des start-up innovantes sur de nouvelles matières écologiques. C’est votre côté geek ?

J’adore tout ce qui est technique, c’est créatif et cela nous permet d’élargir la gamme d’objets que nous proposons. Nous venons par exemple de créer les sous-vêtements Stellawear à partir d’une nouvelle technologie vraiment géniale qui utilise un tissu composé de déchets recyclés. C’est comme une lingerie amincissante, mais vous pouvez vous baigner avec. Nous développons beaucoup de nouveaux matériaux avec des start-up mais aussi nos fournisseurs habituels. Nous allons dans la meilleure usine de Côme, par exemple, avec notre fil de viscose issu de forêts durables, et nous leur demandons de le tisser. Au début, le plus souvent, ils refusaient : « Non, non, ce n’est pas comme ça que l’on travaille ». Et puis en insistant…

Le faux cuir, le cachemire recyclé ne sont que depuis peu de temps compatibles avec l’idée que l’on se fait du luxe et du glamour…

Au début, c’était une corvée pour les gens de mon équipe. Ils préféraient travailler avec des matériaux classiques, nobles, comme ils l’avaient appris à l’école. Quand je leur disais « Je veux faire un bomber qui ait l’air d’avoir été porté pendant plusieurs décennies », ils me répondaient « Bon courage, tu n’arriveras jamais à reproduire l’usure avec du faux cuir ». Maintenant, ils maîtrisent l’usage de tous ces nouveaux matériaux et arrivent à trouver des solutions. Cela fait totalement partie de leur équation créative.

Vous faites partie de celles et ceux qui pensent que la technologie est l’une des solutions ?

Il faut que ce soit le cas, parce que nous ne pouvons pas continuer à exploiter notre planète de façon aussi intensive. Quand je créais mes parfums, par exemple, nous nous appuyions sur la technologie pour ne pas avoir à couper des milliers de roses. Si nous pouvons faire pousser du coton dans une pièce en recréant une météo artificielle, cela signifie que je n’aurai pas à l’importer depuis l’Inde ou l’Amérique, et si nous pouvons faire pousser de la « clean meat » dans des laboratoires, cela sauvera la planète. Sans aucun doute.

Vous êtes aujourd’hui associée à LVMH et vous avez été nommée conseillère spéciale pour le développement durable auprès de Bernard Arnault et du Comex. Grande responsabilité… En quoi consiste votre nouveau job ?

J’ai bien conscience que c’est sans doute le poste le plus stratégique dans le monde de la mode aujourd’hui. L’immensité de ce que je peux faire, avec le soutien du groupe, est vertigineuse. J’en suis incroyablement fière, tant sur le plan personnel que professionnel. Le simple fait que Monsieur Arnault ait voulu investir dans une entreprise comme la mienne, alors qu’il peut investir dans n’importe quelle autre entreprise, envoie un message très puissant à notre industrie. J’ai donc l’intention de saisir cette opportunité, de m’en servir et d’infiltrer le système de l’intérieur pour réellement apporter des changements significatifs.

«Imaginary Morning Eclipse», oeuvre de l’artiste Olafur Eliasson, créée pour illustrer le «O» comme Organic («bio») du manifeste en forme d’«alphabet durable» imaginé par Stella McCartney pendant le confinement du printemps.©Jens Ziehe
Au sortir du premier confinement, vous avez écrit un manifeste qui réaffirme les valeurs de votre entreprise. Pourquoi, pour qui ?

Comme tout le monde, je me suis retrouvée à trop réfléchir. Je me demandais : « Pourquoi je fais ce que je fais ? Pourquoi les clients viennent-ils chez nous et comment pourrions-nous faire mieux ? » Un matin, je me suis réveillée et ma tête était pleine de mots. J’ai donc écrit ce qui a ensuite été lu comme un manifeste, et je l’ai incorporé à mon travail. Ce n’est pas grand-chose, un alphabet durable pour l’entreprise : A pour Accountable (« Responsable ») ; B pour « Britannique » ; C pour « Conscient » ; R pour « Recyclé » ; Z pour « Zéro déchet », etc. Cela s’adresse à mes équipes, à nos clients… C’est une ligne directrice qui, peut-être, servira d’exemple.

Une dernière question : quels sont vos meilleurs arguments pour convaincre les climatosceptiques ?

(Elle réfléchit…) Vous savez quoi, je ne comprends pas que l’on puisse être climatosceptique. Je ne peux même pas l’imaginer.

(*) Linda McCartney, « The Polaroïd Diaries », Taschen, 2019.
Béline Dolat

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