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Sorti sur l’albumMind Gamesen 1973,Intuitionest un rare moment de légèreté dans une période troublée de la vie de John Lennon. Composé au cœur de ses tensions avec Yoko Ono, le morceau adopte un ton étonnamment optimiste, porté par une production pop douce et enjouée. Malgré une instrumentation soignée, incluant saxophone et pedal steel guitar, la chanson reste mineure dans son œuvre, comme un souffle naïf cherchant à conjurer le chaos. Lennon y chante l’importance de suivre son instinct, esquissant une parenthèse lumineuse dans un album dominé par la mélancolie et l’introspection.
Écrit par : Lennon
Enregistrement : 2, 11, 13, 14 août 1973
Producteur : John Lennon
Sortie : 16 novembre 1973 (Royaume-Uni), 2 novembre 1973 (États-Unis)
Disponible sur :
Mind Games
Personnel
John Lennon : chant, guitare
David Spinozza : guitare
Peter E « Sneaky Pete » Kleinow : guitare pedal steel
Ken Ascher : claviers
Michael Brecker : saxophone
Gordon Edwards : basse
Jim Keltner : batterie
L’Intuition de John Lennon : Un Hymne Inattendu à la Positivité
LorsqueMind Gamesparaît en novembre 1973, John Lennon est à un tournant de sa carrière et de sa vie personnelle. Ce quatrième album solo, enregistré en pleine tourmente conjugale avec Yoko Ono, oscille entre introspection mélancolique et élan de renouveau. Parmi ses morceaux,Intuitionse distingue par son ton résolument optimiste, contrastant avec les thèmes plus tourmentés qui imprègnent le reste de l’album.
Lennon a souvent été célébré pour sa capacité à exprimer sans fard ses doutes et ses peurs, que ce soit dansHelp!,Jealous GuyouMother. Cependant, avecIntuition, il adopte une posture inhabituelle : celle de l’affirmation positive. « It’s good to be alive » chante-t-il avec conviction, comme une tentative de se persuader lui-même que tout va bien malgré les fissures de son mariage avec Yoko Ono.
Pourtant, l’élaboration de ce titre n’a pas été des plus intuitives. Lennon enregistre une première version chez lui durant l’été 1973, au piano. À ce stade, le refrain manque encore de structure, et Lennon cherche désespérément un fil conducteur. Il va jusqu’à fredonner des extraits deHow?et deGodpour trouver une inspiration qui semble lui échapper.
Lorsqu’il passe à l’enregistrement en studio au Record Plant de New York en août 1973,Intuitionprend la forme d’un morceau pop enjoué, soutenu par la basse groovy de Gordon Edwards et les claviers de Ken Ascher. Le morceau se construit au fil de multiples prises : six bandes sont utilisées, capturant les tentatives d’arrangement et les hésitations de Lennon. Le produit final est un morceau léger, presque anodin, bien loin des envolées psychédéliques deStrawberry Fields Foreverou de l’urgence revendicatrice deRevolution.
L’ajout du saxophone de Michael Brecker et de la pedal steel guitar de Peter Kleinow enrichit quelque peu l’arrangement, mais ne suffit pas à en faire un titre marquant. Lennon, pourtant maître en matière de mélodie et d’innovation sonore, semble ici en pilotage automatique.
Sorti dans un album où dominent les réflexions intimes et les messages codés à destination de Yoko Ono,Intuitionfait presque figure d’intrus. Le ton léger du morceau tranche avec la détresse contenue dans des titres commeOut the BlueouYou Are Here. Ce décalage devient encore plus frappant lorsqu’on sait que peu après l’enregistrement deMind Games, Lennon et Ono entament leur séparation, donnant lieu à la fameuse période duLost Weekend.
Avec le recul,Intuitionapparaît comme un morceau mineur dans la discographie de Lennon. Il est cependant révélateur d’un artiste tentant, peut-être naïvement, de se rassurer à travers une pop enjouée. Bien qu’elle ne figure pas parmi les grandes réussites deMind Games, cette titre témoigne de l’état d’esprit changeant de Lennon, entre espoir et désillusion.
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My intentions are good, I use my Intuition
It takes me for a ride
But I never understood other peoples superstitions
It seemed like suicide
As I play the game of life
I try to make it better each and every day
And when I struggle in the night
The magic of the music seems to light the way
Ah, Intuition takes me there
Intuition takes me everywhere
Well my instincts are fine
I had to learn to use them in order to survive
And time after time confirmed an old suspicion
Its good to be alive
And when Im deep Down And Out and lose communication
With nothing left to say
Its then I realize its only a condition
Of seeing things that way
Ah, Intuition takes me there
Intuition takes me anywhere
(Takes me anywhere, alright)
Ah, Intuition takes me there
Intuition takes me there
Intuition takes me there
Intuition takes me there
Intuition takes me there
Intuition takes me there
Mes intentions sont bonnes, j’utilise mon intuition.
Elle me mène en bateau.
Mais je n’ai jamais compris les superstitions des autres.
Cela ressemblait à du suicide.
En jouant le jeu de la vie,
J’essaie de l’améliorer chaque jour.
Et quand je lutte la nuit,
La magie de la musique semble éclairer le chemin.
Ah, l’intuition m’emmène là-bas.
L’intuition m’emmène partout.
Eh bien, mon instinct est bon.
J’ai dû apprendre à m’en servir pour survivre.
Et maintes et maintes fois, cela a confirmé un vieux soupçon.
C’est bon d’être en vie.
Et quand je suis au plus bas et que je perds le contact.
Sans plus rien à dire.
C’est alors que je réalise que ce n’est qu’une condition.
De voir les choses de cette façon.
Ah, l’intuition m’emmène là-bas.
L’intuition m’emmène partout.
(Elle m’emmène partout, d’accord.)
Ah, l’intuition m’emmène là-bas.
L’intuition m’emmène là-bas.
L’intuition m’emmène là-bas.
L’intuition m’emmène là-bas.
L’intuition m’emmène là-bas.
L’intuition m’emmène là-bas. là
L’intuition m’y conduit