La vie
• La Biographie
• La Chronologie
• L’avant Beatles
• Les Photographes
• L’après Beatles
• Les Beatles vus par…
• Le Wiki
• La Ville de Liverpool
Around...
• I Know you, and you know me
• Smells like Beatles Spirit
• Les Cinquièmes Beatles
Enregistré lors d’un concert au Fillmore East en 1971,Jamragréunit John Lennon, Yoko Ono et Frank Zappa pour une jam-session aussi fougueuse que controversée. Dérivé du morceauKing Kongde Zappa, ce titre sera pourtant crédité à Lennon-Ono sur l’albumSome Time In New York City, déclenchant la colère de Zappa, qui dénoncera une appropriation injustifiée. Malgré cette polémique,Jamragincarne l’esprit expérimental des années 1970, mêlant improvisation, rock et avant-garde dans un moment de pure liberté créative, à la frontière du chaos et du génie.
Écrit par : Frank Zappa (crédité à Lennon-Ono)
Enregistrement : 6 juin 1971
Producteurs : John Lennon, Yoko Ono, Phil Spector
Sortie : 15 septembre 1972 (Royaume-Uni), 12 juin 1972 (États-Unis)
Disponible sur :
Some Time In New York City
Personnel
John Lennon : chant, guitare électrique
Yoko Ono : chant
Frank Zappa : chant, guitare électrique
Mark Volman : chant
Howard Kaylan : chant
Ian Underwood : chant, bois
Jim Pons : chant, basse
Don Preston : claviers, Minimoog
Aynsley Dunbar : batterie
« Jamrag » : Une Improvisation Controversée Entre John Lennon et Frank Zappa
En juin 1971, John Lennon et Yoko Ono rejoignent Frank Zappa et The Mothers of Invention sur la scène du Fillmore East à New York pour une jam-session mémorable. L’enregistrement de cette performance sera publié un an plus tard sur l’albumSome Time In New York City, mais sous un titre inattendu :Jamrag. Derrière ce morceau se cache en réalité une controverse sur la paternité de la composition, qui opposera Zappa à Lennon.
À l’époque, Frank Zappa et son groupe enregistrent leur album liveLive at the Fillmore East. Profitant de l’occasion, Zappa invite Lennon et Ono à se joindre à eux pour un rappel improvisé. L’initiative aboutit à une session délirante comprenant quatre morceaux : une reprise deWell (Baby Please Don’t Go)des Olympics, suivie deJamrag,ScumbagetAü.
Ce qui est présenté comme une improvisation surSome Time In New York Cityest en réalité une interprétation deKing Kong, une pièce instrumentale composée par Frank Zappa et publiée sur l’albumUncle Meaten 1969. Porté par un solo de clavier remarquable de Don Preston et des vocalises expérimentales de Yoko Ono,Jamragse distingue par son ambiance frénétique et son énergie brute.
Lorsque l’albumSome Time In New York Citysort en 1972,Jamragest crédité à Lennon-Ono, sans mention de Zappa. Cette omission surprend l’artiste américain, qui n’a jamais renoncé à revendiquer son droit sur la composition. Selon lui,King Kongest une œuvre structurée, avec une ligne mélodique et une basse définie, bien loin d’une simple jam-session spontanée.
« Le pire, c’est qu’il y a une titre que j’ai écrite,King Kong, que nous avons jouée cette nuit-là. Je ne sais pas si c’était l’idée de Yoko ou de John, mais ils ont changé le titre enJamrag, se sont attribué les droits d’auteur et l’ont publiée sans jamais me payer. » – Frank Zappa
Zappa et Lennon avaient pourtant convenu que chacun pourrait exploiter l’enregistrement selon son propre mixage. Si Lennon et Ono intègrent la performance sur leur album, Zappa publie de son côté une autre version en 1992 surPlayground Psychotics, oùJamragest scindé en deux titres distincts,Say PleaseetAaawk, sans référence àKing Kong.
Au-delà de la polémique,Jamragillustre parfaitement l’esprit de l’époque : une volonté de repousser les limites de la musique rock, d’explorer l’expérimental et de mélanger les influences. La rencontre entre Lennon, icône du rock britannique, et Zappa, maître de l’avant-garde américaine, aurait pu aboutir à une collaboration plus fructueuse. Mais la confusion entourant la paternité du morceau entacha cette expérience unique.
Aujourd’hui,Jamragdemeure un fragment fascinant de la discographie post-Beatles de Lennon, un moment de liberté musicale capturé en plein vol, à la croisée du génie et du chaos.
Open this in UX Builder to add and edit content
Instrumental
Instrumental »