Via ce forum, nous vous proposons de parler de tous vos coups de coeur, et de vos coups de gueule de nature culturelle : DVD, cinéma, livres, mais aussi de l'actu s'y rapportant. A vos claviers !
Les deux box sets présentés par Matthieu sont témoin de la richesse alors déployée sur la côte Ouest. De la fulgurance aussi, ce peu avant que Eagles et consorts ne fassent basculer la musique californienne vers, hum, autre chose. Caniculairement recommandés.
Il y a 10 ans, après plusieurs rééditions, le premier King Crimson était remixé par Steven Wilson : un fan mais aussi un exceptionnel artisan du son. Voilà, tout semblait plié, rangé. Sauf que, damned!, Wilson remet ça pour le 50e du légendaire LP :
C'est le moment d'avouer que je n'ai jamais entendu ce disque, ni même aucun de King Crimson. Je ne sais pas pourquoi, j'ai l'impression (peut-être ? certainement ? à tort) que ça va m'ennuyer. On m'en a pourtant dit beaucoup de bien.
Baby one more time : 'London Calling' est encore une fois réédité, vinyle, CD. La nouveauté est une édition 'scrapbook', 120 pages avec plein d'archives. Pas à chinoiser, l'œuvre majeure des Clash est bel et bien devenue un classique.
[quote quote=116185]Apparemment cette nouvelle compilation accompagne un nouveau livre, le Gainsbook, que je n’ai pas encore. Mais je pourrai bien me laisser tenter![/quote]
Vu le Gainsbook en librairie.
Couverture souple, format 30x30 env., plusieurs centaines de pages. C'est HY-PER documenté, il y a dû y avoir un travail de recherche assez fou. Beaucoup de photos également, de reproductions de pochettes etc ...
Clairement, ça ne se lit pas d'une traite, ça ne se lit pas comme un roman. C'est plutôt pour picorer, à lire un chapitre à l'occasion, ou en écoutant un disque en particulier.
Je ne l'ai pas pris, car c'est un peu trop pour moi, mais ça a l'air d'être un must. Bravo aux auteurs.
Une publication Repertoire, le soin est généralement de mise.
Non, les Easybeats ne sont pas un un groupe 'one hit wonder', la poigne et les chansons sont là, entre nerf et harmonies. Avec, en plus, Steve Marriott in 'Good Times'. Wow.
Jon Savage, après 1965, 66, 67 et 68 a choisi de réunir la période 1969-1971 sur un seul double plutôt rock : 43 plages, incluant quelques hits (Spirit in the Sky, American Woman...), des classiques (1969, Sweet Jane...) et un joyeux package de titres moins connus, voire obscurs. Ainsi, la face B du 45 tours de Brute Force, groupe signé par Apple Records. Le livret, comme d'hab', présente chaque chanson, pochettes ou labels disques. Super.
De passage à Paris aujourd'hui, je fais mon petit tour habituel chez Gibert.
Content de voir que Jon Savage continue sa série chez Ace. On a parlé ici des volumes précédents. Cette fois Jon Savage couvre d'un coup les 3 années 69, 70 et 71.
[quote quote=116287]Jon Savage, après 1965, 66, 67 et 68 a choisi de réunir la période 1969-1971 sur un seul double plutôt rock[/quote]
Ahah je viens seulement de voir qu'on avait posté en même temps pour cette compilation ! Pas encore eu le temps d'écouter tout ça (j'ai pris une dizaine de disques chez Gibert), mais je confirme que le tout a l'air très sérieux et alléchant.
Vous avez vu ? En ce moment, Prince et Bowie font la une des rééditions, sans oublier A-ha, voire Pink Floyd post-Waters, ahem. Les sixties, l'ère Beatles, se concentre aujourd'hui sur les compilations (ou coffrets) multi-artistes, est-ce la fin des découvertes ? Oui et non. Les compiles révèlent les chansons, pas les albums. Un groupe aussi imposant que Orange Bicycle est resté confiné au marché des 45 tours, ce n'est pas un exemple unique, il y en a plein. Oui mais, au bord du précipice, l'homos sapiens s'nterroge : "Et si je n'avais rien compris, aveuglé par le succès des Beatles, de Johnny, de 'Dark Side Of the Moon' ? En effet, il manque tellement de maillons. Juste admettre qu'un 'Day Tripper' est important, qu'il ne figure (hors compilations) sur aucun album est un pas vers la décennie Beatles. L'ouverture. Pourtant, des albums laissés pour compte, il en reste pas mal qui méritent/mériteraient une remise à jour, ceux des Dave Clark Five par exemple. Laissés pour compte, oui.. Un titre sublime vs. trois merdes sympa par album, c'est un peu la moyenne des Wings. Bon, remarque que personne n'a fait rugir les sirènes quand le disque d'Edwards Hand, il y a 10 ans, s'est retrouvé au catalogue Grapefruit. Pardon ? Ah, bah. un mot de Sir George Martin, peut-être ?
Hola, ça ne changera rien. Pas au passé, évidemment, pas au présent non plus. Mais ça existe, aussi fort que 'Let It Be' ou 'Pretty Woman'. Qui préfères-tu ? Aretha Frankin ou Ariana Grande ?
Sur la compilation '69-'71 du grand Jon Savage, il y a un morceau des Blossom Toes de '69. Le gap est énorme par rapport à ce qu'ils faisaient en '67, pfiou !
[quote quote=116538]Sur la compilation ’69-’71 du grand Jon Savage, il y a un morceau des Blossom Toes de ’69. Le gap est énorme par rapport à ce qu’ils faisaient en ’67, pfiou ![/quote] Grand écart,, en effet, entre 1967 et 1969. C'est ça le truc ! 2017, 2019, malgré les avances technologiques, ça n'a pas bougé. L'autotune comme il y a 20 ans, les grosses basses, la touche latino-techno. Quelle est la différence musicale entre, allons plus loin, 2011 et 2019 ? Rayon pop, rock, dance, electro, rap, variét', top 50 ou indie ? Peut-être encore plus de compression pour l'auditoire des phones. Et ? 2-3 bouts de mélodies dans les refrains urbains ? Est-ce nouveau ? Il ne s'agit pas de prendre du bide, les relous du "c'était mieux avant" qui, horreur, vont te sortir du Genesis '80s ou un tube de Kim Carnes en étendard. Non non. C'est juste un projecteur. En 1961, les Shadows tenaient les rênes du royaume. 1969, Led Zeppelin, King Crimson & Co emplissaient les bacs. En moins de 8 ans, une révolution pacifique. Si tu as un peu d'habitude, tu ne confondras pas un disque de 1968 avec un de 1971. Si tu es simple amateur, une chanson twist de 1962 ne t'évoquera pas Jimi Hendrix. Lequel était déjà mort moins de 8 ans après. La fulgurance pop des '60s est, à ce jour, incomparable. Oui mais le rap, s'interroge le barbu imberbe il y a 5 ans ? Une évolution, certes, mais à allure d'escargot. Ça fait 40 ans que c'est toujours la même traînée, 20 ans qu'on évoque les punchlines. Pffff.
Comme d'hab', les images sont plus parlantes que le blabla. Cinq ans séparent ces deux photos, les Ventures et les Cream on marqué leur temps, ce sont des figures historiques, pas des groupes de bal :
Est-ce compréhensible ? Ce ne sont pas les Beatles ni l'ADSL, la rapidité, la fulgurance, personne n'en parle, c'est pourtant autrement plus décisif que Radio Nostalgie.
Peut-être pas essentielle, l'intégrale des Babys déroule un pop-rock souvent FM-variét', mais soigné. Un de leurs disques a été co-produit par Bob Ezrin. Coffret sextuple, à paraître le 6 décembre.
Hum hum. En ce moment, lundi 2 décembre 2019, pas moyen de mettre des images, des liens. Alors bon, deux rééditions des Flamin' Groovies sur le label Grown Up Wrong. La première concerne l'indispensable complément à 'Shake Some Action', ni démos ni maquettes, du vrai beau son généré à Rockfield. La deuxième rassemble les compositions originales de Jordan/Wilson, 25 beautés. C'est en vente sur amazon uk, il y a les pochettes, la présentation.
Just A Bad Dream: Sixty British Garage And Trash Nuggets 1981-89 Le rock garage était loin d'être mort durant les années 80, pour preuve cette rétrospective de chez Cherry Red Records, toujours bien présentée.
[quote quote=116638]La première concerne l’indispensable complément à ‘Shake Some Action’, ni démos ni maquettes, du vrai beau son généré à Rockfield.[/quote]
Pourras-tu me dire stp (dans le cas où tu en fais l'acquisition, bien-sûr) si l'upgrade sonore vaut le coup par rapport au même CD de 1995 ?