Hofner en bannière, Onc' Paul remonte sur scène... en octobre ! Le festival accueillera égalemement Metallica, les Arctic Monkeys, The National, David Byrne, etc. Set list de tradition ou -relatives- nouveautés au programme ? (à suivre)
Tiens, imaginons que notre homme Paul, pour un programme de 90 minutes environ, décide de faire du plus surprenant. Bon, quelques trucs de bravoure, évidemment, 1-2 Beatles, mais, malgré tout, du revitalisé.
Programme imaginaire :
1) Live and Let Die, pan!, d'entrée 2) Good Lovin' (Rascals cover) 3) Back In The USSR 4) Back In The USA (hommage à Chuck Berry) 5) Hi Hi Hi 6) Mull Of Kintyre (avec Denny Laine en guest) 7) Back of Boogaloo (avec Ringo en guest) 8) Everybody's Poison (une nouveauté) 9) Come and Get It 10) Flaming Pie 11) Jet 12) Fire (Hendrix cover) 13) Helter Skelter (avec Metallica) 14) Junk (instrumental) 15) Raunchy (instrumental) 16) Monkberry Moon Delight 17) Drive My Car (en duo avec Crissie Hynde) 18) Coming Up 19) Happy (Pharrell cover avec les Arctic Monkeys) 20) Sgt Pepper's Reprise/1985/Summertime Blues-Medley
La réponse est non. Mais je me déplacerai probablement pour Monkberry Moon Delight ! Franchement... j'en ai soupé des "Live" toutes guitares dehors...c'est que j'attends un album moi, Monsieur.
Monkberry moon delight avec sa voix actuelle? Vous avez du courage les gars et puis pour finir le set un petit Oh darling... Non faut qu'il arrête le massacre.
c’est vrai qu’à la réflexion…[/quote] Pourquoi pas ? C'est un titre qui, à l'inverse de Yesterday ou Blackbird, peut être chahuté, ravagé. Bon, ce serait mieux de la baisser de deux tons et de la faire manière vaudou, vieux sorcier qui crache des cailloux. Imagine. Tiens, Robert Plant : il reprend en live, dans des versions parfois toutes différentes, certains extraits de Led Zep, enchaînés avec d'autres créations, c'est ultrabien, il a tout compris.
ah oui tu as raison et on peut rever, c'est ce qu'on aimerait...mais McCartney ne s'est que rarement aventuré sur des terrains non balisés quand il interprète les titres qui ont fait sa gloire (et ce qui, à la longue, n'y participe pas). Bon, il y a bien quelques exceptions comme la version country de "Can't Buy Me Love" sortie sans crier gare en 2004 de mémoire, mais à part ça...
[quote quote=111325]ah oui tu as raison et on peut rever, c’est ce qu’on aimerait…mais McCartney ne s’est que rarement aventuré sur des terrains non balisés quand il interprète les titres qui ont fait sa gloire (et ce qui, à la longue, n’y participe pas). [/quote] [URL=https://www.casimages.com/i/180504074655943837.jpg.html][IMG]https://nsa39.casimages.com/img/2018/05/04/180504074655943837.jpg[/IMG][/URL]
[quote quote=111334]Ça commence à bruisser sévère pour les rééditions Archive de ‘Wild Life’ et ‘Red Rose Speedway’ cette année.
Bonne nouvelle? Ou vous auriez préféré d’autres albums?[/quote]
Il s'agit là du premier et du 2e Wings.
1) Le premier est, malgré les apparences, l'exact contraire du LP 'McCartney' (1970). Oui, il y a, en caricaturant à la simplet, une vague ambiance cabane > feu de camp. Le "retour à la nature" alors en vogue. Sauf que 'McCartney' regorge de bonne chansons et que 'Wild Life' est musicalement au plus bas (il y en aura d'autres, tout plein, passé 1971) du Mc. L'album est sauvé par une reprise humide (Love Is Strange). Alarmant.
2) 'Red Rose...' remonte péniblement la pente. Le hit (My Love) est parfait dans la sacoche 'Grande Variété', quelques minutes grappillées ici et là sont plaisantes et, et 'Big Barn Bed' : là, il y a du jus, on pense à Mickey Hart, aux ultimes secondes du communautaire hippie, bon groove, guitares et vocaux convaincants.
Comme chacun sait, Paul allait redresser la barre, il était temps : 'Band On The Run' l'a remis en selle. Cataclop.
Quelque remasters de ces deux probables rééditions à venir peuvent être entendus sur 'Pure McCartney'.
Sinon, concernant le (1, la grande erreur est de croire que ça a été enregistré dans une baraque en sapin, à l'orée du bois, juste entre deux pintes et une grillade de courgettes. Rien n'est plus faux. Mais bon, les amateurs/trices ont bien le droit de refaire le film : il était suggéré.
Dans un contexte plus général, ces deux albums early '70s ont autant de valeur que ceux de Middle Of The Road, des New Seekers ou de Clive Dunn. Ils n'atteignent pas la luminosité pop de Gilbert O' Sullivan ni l'évidence rock'n'roll de T. Rex ou Slade au même moment.
Les amateurs des Beatles, le groupe, ne tiennent généralement pas ces deux tièdasses en haute estime.
--- D'autres albums ? --- Oui, éventuellement 'Flaming Pie', du matos correct en réserve. Et 'London Town', il y a quelques plans harmoniques pas si nunuches qu'on pourrait le croire.
Clairement deux albums dans le ventre mou du genou de la discographie du Mc. J'ai un bon souvenir de 'Single Pigeon' tout de même, à réécouter pour l'occasion.
En bonus, on devrait notamment retrouver 'Live And Let Die' et quelques faces B hors albums. Niveau contenu video, peut-être le James McCartney Show. Affaire à suivre.
Effectivement je ne tiens pas ces 2 galettes en haute estime,quoique comparées à l'année 86... Mais j'aurais préféré une news concernant London Town ainsi que Back to the Egg.
P.s: Je commence à trouver le temps très long à propos du prochain album, (croisons les fingers...hum...)
ah il a son petit charme le pigeon célibataire, je suis bien d'accord... Une des cinq chansons du Mac dont le titre fait la part belle aux oiseaux (a moins d'en avoir oublié une sixième c'est possible !)
[quote quote=111342] P.s: Je commence à trouver le temps très long à propos du prochain album, (croisons les fingers…hum…)[/quote]
Bah ça commence a ressembler à l'Arlésienne et au prochain album de Polnareff qui au final ne sort jamais. On peut aussi relire le "Désert des tartares"de Buzatti, ça donne une idée... J'espère surtout que ce ne sera pas trop "surproduit" c'est un danger. On repense à "Tug of War" sorti avec 13 mois de retard pour des problèmes de production, de polissage, de lustrage, de rutilance etc...et quand on écoute les démos (le sublime "Here me Lover" par exemple) on est souvent au dessus du résultat final. Donc attention... Mais bon j'y tiens à ma petite idée : un tel délai (5 ans) cache peut etre un double album. Un clin d'oeil au White. Ce délai en tous cas est un indice qu'il veut - sans surprise - frapper un grand coup. D'autant plus que les grands de sa génération sont tous partis (Bowie) ou alors à l'arret plus ou moins définitif. Tant que ce n'est pas le coup de trop hein...s'arreter sur "New" n'aurait rien eu de déshonorant, bien au contraire. Bon cela dit je 'étais déjà trompé en 88 en pensant qu'il allait tout laisser tomber...!
[quote quote=111342] Mais j’aurais préféré une news concernant London Town ainsi que Back to the Egg. [/quote]
oui moi aussi, d'autant plus que la réédition de RRS en 93 offrait déjà de mémoire des bonus suffisants et quasi exhaustifs. Je ne porte pas en grande estime London Town (désolé c'est le seul album dont je ne retienne pas les mélodies, ou quasi...name and address...??) mais rien qu'une démo de "With a Litlle Luck" oui ça se goute sans déplaisir ! Il existe d'ailleurs sous le manteau un "Alternate" de cet album...on peut souvent reprocher un déficit "d'émotion" sur les titres finis, comme s'ils étaient un peu bridés. Quand Macca est dans la spontanéité c'est souvent encore meilleur. Cela vaudrait plus pour London Town que Back To The Egg ou le "jeu" est justement d'etre déjà dans la spontanéité, donc j'en attends moins.
Effectivement je ne tiens pas ces 2 galettes en haute estime, quoique comparées à l’année 86…
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Certes mais personnellement et avec du recul - et pour avoir vécu ces années dites de naufrage - j'aurais tendance à réévaluer cette période. Alors oui ok en 1986 on n'écoute pas Paul McCartney sur les dance floors ou meme entre potes, c'est comme ça, on sent qu'on l'a - au moins temporairement - assez écouté et on peut comprendre, place aux jeunes. L'heure est à Huey Lewis and The News (un petit tour et puis s'en va, qui s'en souvient aujourd'hui ?) ou Level 42 (idem) et d'autres. Autant de comètes. Il n'y a pas de place pour un Beatle, d'autant plus que la "soif" de Beatle qui a immédiatement suivi la mort de John a déjà eu lieu, il faut en tenir compte il y avait une vraie "demande" en 82. Pas en 86. Mais surtout Press est une des dernières vraies prises de risque intégrales de McCartney (je ne parle pas de ses incursions en marge futures avec Fireman). Et à ce titre, respect. Par ailleurs là aussi essayez d'écouter les démos qu'on trouve sur YT, il y a des "mélodies", elles sont là. Mais en effet il y a une production typique de l'époque qui plombe l'album c'est sur.
On remarque toutefois qu'entre les deux LPs sont publiés quelques 45 tours, dont le très réussi 'Hi Hi Hi' (ou Hi, Hi, Hi selon les régions). Là, Macca et les siens font montre de dynamisme, sans pour autant sacrifier de fort efficaces accroches mélodiques. Bravo, il y en a encore sous le capot.
Arrivant un peu en retard, j'applaudis à la proposition de JB (Macca Live) tout en souhaitant aussi une version toute différente à la cool, solo et acoustique, guitare et piano, un peu comme pour le concert exceptionnel qu'il avait donné dans les studios d'Abbey Road.
Je suis toujours content d'une annonce de sortie d'archives, même si je ne me faisais pas de soucis, on finira par tout avoir.
Il fut un temps, j'écoutais beaucoup "Wild Life", malgré une certaine simplicité affichée, l'album renferme des perles, seul "Mumbo" me laissait de marbre. J'ai toujours moins accroché à Red Rose Speedway, c'est l'occasion de s'y remettre. Avec pas mal d'out takes, je crois, et côté visuel, cet album est particulièrement riche (pochette et Press-kit).
Là, ça se discute. Cette histoire de prise de risques.
a) Le Mc tente une approche contemporaine, avec les sonorités et canons du temps d'alors.
b) En panne de chansons, Macca fait appel aux artifices de la production clinquante en vogue.
En réalité, l'approche a) est une constante chez les Beatles et, souvent (avec plus ou moins de bonheur) et dans les publications de McCartney : on colle à l'air du temps, on avance dans la mouvance. Tout récemment, Mc s'est acoquiné avec Rihanna et Kanye Trump pour bien signifier ce concept.
Ok ?
Il faut quand même des chansons, ou, au moins, une impulsion forte. Hugh Padgham, principal producteur de 'Press To Play' a été déçu (il l'a déclaré) par le manque de substance, le public n'a pas suivi. Alors que, en jouant la carte "tendance du moment", le disque aurait du taper fort.
Revenons à la supposée "prise de risques". Elle aurait pu être (ce n'est qu'un exemple) "tout le monde emploie séquenceurs et drum machines, c'est le son du Top 20, je vais prendre des risques et faire autre chose". Enregistrer un truc touareg avant tous les autres. Collaborer avec Dany Elfman pour une vision décalée de la pop, avec les Residents dans l'équipe. Etc. etc.
Mais, sonner comme tous les chart toppers de 1985 en 86, sans l'ombre d'une mélodie articulée, c'est un plaisir de riches. Ou plaisir de risques, pour faire plaisir à qui entend du danger dans ces sessions exsangues.
Là, il y a un hic qui, en notre ère, pose problème.
- Le hic, c'est que la voix veloutée de Paul McCartney ne reviendra jamais. Quand, actuellement, il chante 'Yesterday', Paul la fait comme en 65. Et c'est forcément moins bien, voire pathétique diront les sans-cœur. Mais bon, c'est comme ça, une certaine fierté de vieux garçon dans le vent, peut-être.
- Oui mais, en concert, dans la salle, on est emporté, on aime... Ok. Sauf que tout le monde enregistre et balance. Comme au temps des collabos. Balance sur YouTube, et ça fait mal. Bienvenue au XXIe siècle.
Un pote, amateur des Beatles et un peu de McCartney, me confiait que ce dernier aurait du arrêter il y a au moins 10 ans. "Oui mais les fans", eux ne sont pas si répressifs, ils attendent quelque chose.
Et là... "Les fans" ne souhaitent pas être assimilés à "les fans". Ce qui nous amène à une certaine nullité, de la causette/camomille, tant que "les fans" seront dans la frilosité, le déni. Parce que oui, un fan de Johnny est aussi honorable qu'un fan de McCartney, il a des sensations semblables. Le fan, pas l'objet de son admiration.