Lennon : sa vision des Beatles

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JBBarras
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Inutile de répéter que les addicts ne capteront pas forcément l'essence des mots de John Lennon :

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Maintenant, en 2017, alors que plus rien ne sonne ni Beatles ni Lennon dans les smartphones*, on comprend qu'ils (les bons vieux Fabs) sont figés, moulés, momifiés, dans, horreur, la culture.

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Oui, vous savez, les profs, l'apprentissage et toutes ces utilités magnifiques quand il s'agit de mathématiques ou de sciences. Ce piédestal.

Heey, si les Beatles avaient été si style, on entendrait leur trace musicale chez Rihanna. Plutôt que via le Mc humilié en feat. senor du single déjà oublié.
Quel single ?

Ahem
.

De quoi parle Lennon ?
De QUI parle t-il ?

Si l'on lit, sans interprétation, à plat, ce qui est écrit, on relève les noms d'artistes populaires, ou influents, d'avant le rock'n'roll. Ce sont juste des repères, des noms qu'on cite dans une discussion, à la diable, comme ils reviennent en mémoire au hasard e blabalsa inconséquents.

Et, juste après, "c'était la musique des années 60".

Euh ?

Les sixties c'est aussi, en France, Johnny & Sylvie, et, in UK, le règne des grands hebdos pop, les radio pirates et, évidemment, le retour des USA au premier plan.

John Lennon savait d'où il venait, avait une notion assez simpliste des Beatles. On aurait pu donner son appréciation comme correcte (ou réductrice) entre 1990 et 2005.

Mais aujourd'hui ?

L'élan '60s a été clairement balayé par les musiques urbaines.
Maintenant, si les sons du jour ne conviennent pas à l'amoureux de 'Doctor Robert', mieux vaut entendre ce qu'exprime Lennon, remettre la musique des Beatles dans son contexte '60s, alors que le groupe piochait autant qu'il inventait.

Et là, évidemment, il s'agit d'élargir les cercles.
Personne ne parle jamais de l'influence, pourtant évidente, de 'Mr. Tambourine Man', version Byrds, sur 'Nowhere Man'. Ça crève l'oreille, et amène plus loin. Là où ça devient, par rebonds, lumineux. Tiens, les Grass Roots, tellement au-dessus de tout quand ça se présentait, voilà un mini-exemple grandiose de "c'était la musique des années 60".

Alors ?

L'héritage '60s, celui des Beatles et des autres, rétrécit de jour en jour. Il va se dissoudre dans l'air ambiant parce que tout change et, one more time, "c'était la musique des années 60". C'était.
D'autant que 2060, les nouvelles '60s, ça approche !



JBBarras
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Enregistré le : lun. 16 janv. 2017 07:06

Ce qui est fantastique, c'est que "la musique des années 60" n'existe pas.
Pas plus que celle des années 70 et 80, d'ailleurs.
Tiens, piquons trois années '60s, avec le même écart entre elles :
1964, 1966 et 1968.
Sur un plan international-occidental.
Ok ?
---
1964 est sous monstre influence beat, le Royaume-Uni amène à la fusion des modes noirs et blancs, le rythme est fort, marqué.
1966 sonne le glas du vieux monde, la musique est au centre des mouvances, folk-rock, soul, rock innovant, blues métissé. Londres vit ses dernière heures de capitale hip, San Francisco, sous bannière flower-psyché, prend le relais.
1968 amène au durcissement, les chansons redeviennent plus dures, les guitares sont en overdrive, Jimmy Page attend son heure.
---
Juste trois années sur une décennie, c'est peu !
Pourtant, même en zappant 1967, on peut prendre conscience, si on a 3 minutes, de l'infinie richesse musicale des 1960.
On peut en parler ici, puisque que c'est la décade Beatles.
On peut en parler ici, puisque que c'est la décade où les Beatles furent populaires et, tout à la fois, innovants.
On peut en parler ici parce que les Beatles n'étaient pas seuls dans la traversée, et que grâce à tout l'équipage, 1970 était encore une année riche, que Grace Slick était cool, que le rock cosmique des Allemands allait bouleverser la conscience, que...
Que, en fait, la séparation des Beatles, pointée comme un repère absurde, allait clore un chapitre.
---
Des avis ?

Sinon, vous aurez remarqué, depuis tout ce temps, que les Anglosaxons parlent de LEUR MUSIQUE ainsi :
Pour la décennie 1960 :
60s
ou
'60s


mister mercury
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Enregistré le : ven. 10 févr. 2017 21:52

Comme le disait Lennon à Macca "nous n'avons que fait partie du mouvement, nous ne l'incarnons pas!"

Pour le Mac, encore aujourd'hui, les Beatles sont au-dessus. En dessous trônent les demis dieux.

Lennon, survivant, aurait-il compris plus vite que Macca, qu'il était temps de laisser la place? On peut le penser quand déjà en 1980 à la sortie de Double Fantasy il disait "Aujourd'hui, ma musique c'est celle de John et Yoko. Si les gens ne veulent plus entendre ça alors pour ma part c'est terminé et sans regret car ça signifie que j'aurait fait le tour de ce que j'avais à proposer."
JBBarras
Messages : 4035
Enregistré le : lun. 16 janv. 2017 07:06

[quote quote=102679]Comme le disait Lennon à Macca « nous n’avons que fait partie du mouvement, nous ne l’incarnons pas! »

Pour le Mac, encore aujourd’hui, les Beatles sont au-dessus. En dessous trônent les demis dieux.
[/quote]
Il y a un peu de ça.
Lennon, en 1974, s'était repenché sur sa participation au fameux groupe, ça lui plaisait bien. Longue interview dans le hors-série Uncut 'The History of Rock - 1975'.
Ensuite, long silence avant cessation d'activité.
...
Ce qui est intéressant est que Lennon, donnant son aperçu de la popularité des fabs (la coupure scannée est extraite des entretiens Playboy de 1980), ne fait pas référence à Elvis, à Chuck, ni même à Sinatra. Mais à d'autres noms, dont, mais oui, Woody Herman. Ça révèle une facette différente de l'homme, dont "le public rock standard" s'est fait une image, sinon fallacieuse, du moins incomplète.
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