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Somewhere in England est le disque que j’acheterais en premier sans doute.
Naturellement, il est toujours positif de se souvenir des faits, de la petite histoire. On sait que le LP fut publié en 1981 sur Dark Horse, qui est le label fondé par Harrison lui-même. Donc, vu qu’Harrison est, de plus, le principal producteur (avec Ray Cooper) de ‘Somewhere in England’, le cœur pur pense que l’ex-Beatle avait les coudées franches, qu’il exprimait son art en toute liberté. Ce n’est pas le cas. Warner avait à charge de distribuer le disque. Or, quand le sympathique adepte de Krishna et des voitures Mercedes amena les bandes de l’album à presser, on le pria de revoir fissa sa copie, tant l’ensemble fut jugé insatisfaisant, médiocre. Pensez-vous que l’Harrison fit un doigt aux marchands du temple ? Rien du tout. Il remit l’ouvrage sur le métier. Sur ce, Chapman plombe Lennon. Ni une ni deux, une chanson prévue pour Ringo (!!!) se retrouve « hommage au disparu », Macca participe, à distance, aux chœurs et hop!, un tout petit boogie pèpère se retrouve sous les feux de la sinistre actualité, ça vend (évidemment) et ‘Somewhere in England’ est sauvé des eaux, ‘All Those Years Ago’ y figure. L’épouvantable pochette prévue (qui réapparaît dans le coffret ‘The Dark Horse Years’) est remplacée par un truc sympa en deux épisodes, le verso faisant coucou au recto. Ce n’est guère romantique, pas rock’n’roll du tout, mais… [/quote]....mais ça reste un super disque avec plein des chansons d'une très belle musicalité : le upbeat ska de Blood from a clone avec un texte decapant comme rarement il avait écrit ( exception Taxman ) , les magnifiques parties de slide guitare sur That which I have lost et sur Life itself , la très belle Writing's on the wall avec un de ses plus beaux textes sur la superficialité de la vie , les reprises reussies de Hoagy Carmicahel Hong Kong Blues et Baltimore Oriole qui fallait tout de même denicher , Unconsciousness rules avec un texte digne d'un sketch des Monty Python et les plus poppy enlevés Teardrops et Save the world.
Pour moi est un des disques plus attachants de George , mon premier disque de George acheté lors de sa sortie à l'epoque en cassette ( qui en plus était à l'envers et qu'il a fallu que je demonte et je retourne les bandes pour pouvoir l'ecouter ) dans un Monoprix de Marseille près du Velodrome.