Les Wilson, soit ils sont morts (Carl, Dennis) ,ou en relative survie : Brian, paix à son âme, Steven (sans parenté), perdu dans les grossiers coussins tissés par Kate Bush et Peter Gabriel. Triste sort, destin pourri.
Reste Jonathan.
Nous l'avions quitté à la hausse (Fanfare, 2014), encore pétri des charmes du Laurel Canyon. Un peu rétro, certes, voire folky, mais fort de convictions : les siennes devenaient les nôtres tant la passion coulait de fraîche source.
Depuis, ce Wilson-là a produit le dernier Roger Waters (ex-Pink Floyd) et est devenu un musicien de son orchestre.
Alors, voilà le nouveau disque :
[URL=http://www.casimages.com/i/180322080704747686.jpg.html]

[/URL]
Oui, c'est vrai, on dirait un truc de Sébastien Tellier, au coup d'œil. Et bien, comme le Django Django, on pourrait regretter que ce ne soit pas un double. Un disque neo '80s qui, non ne séduira pas les minettes, un autre, pour nous les hommes, pour nous les femmes. Parce que, au contraire de Steven (pas de parenté non plus), Jonathan a encore de belles choses à proposer. Son erreur, peut-être, est de lever le doigt,
"hey, mademoiselle, je suis encore jeune". Comme les Temples, MGMT ou Tame Impala, le vieux garçon (quadra) se laisse parfois couler dans la fontaine eighties, sonorités plastiques et batteries assorties.
Passé ces pénibles scories, il reste de quoi espérer, car oui, la musique est encore bonne, certains arrangements douloureux n'ont pas tout brûlé.
Pas encore ?
(à suivre)