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« Sweet Little Sixteen » est une reprise de Chuck Berry, enregistrée par John Lennon en 1973 pour son album Rock ‘N’ Roll, sorti en 1975. Le morceau, originellement un classique du rock ‘n’ roll, a été transformé par Lennon sous la direction de Phil Spector, avec un tempo plus lent et une production plus lourde. Berry, en 1958, avait créé un tube énergique racontant l’enthousiasme juvénile pour la musique, et ce thème a influencé des générations, y compris les Beatles. La version de Lennon rend hommage à cette influence tout en marquant un contraste avec l’original. Ce titre reste un hommage puissant au rock ‘n’ roll, intégrant l’héritage de Berry dans le répertoire de Lennon.
Écrit par : Berry
Enregistrement : octobre-décembre 1973
Producteurs : John Lennon, Phil Spector
Sortie : 21 février 1975 (Royaume-Uni), 17 février 1975 (États-Unis)
Disponible sur :
Rock ‘N’ Roll
Personnel
John Lennon : chant, guitare électrique
Phil Spector : guitare électrique, piano
Jesse Ed Davis, Steve Cropper, Art Munson, William Perry, Louis Shelton, Dale Anderson, Larry Carlton, David Cohen, Jose Feliciano : guitare
Ray Neapolitan, Bob Glaub, Thomas Hensley : basse
Jeff Barry, Andy Thomas, Michael Wofford, Michael Lang, Barry Mann, Michael Melvoin : piano
Mac Rebennack, Michael Omartian, Leon Russell : claviers
William Perkins, Robert Hardaway : bois
Nino Tempo : saxophone, claviers
Bobby Keys, Jim Horn, Plas Johnson, Ronald Langinger, Donald Menza, Gene Cipriano : saxophone
Anthony Terran, Conte Candoli, Chuck Findley : trompette
Julian Matlock : clarinette
Joseph Kelson : cor
Jim Keltner, Hal Blaine, Frank Capp, Jim Gordon : batterie
Gary Coleman, Alan Estes, Steven Forman, Terry Gibbs : percussions
Sweet Little Sixteen : De Chuck Berry à John Lennon, une traversée du rock ‘n’ roll
Le rock ‘n’ roll est une affaire de transmission, une course effrénée entre les générations d’artistes qui reprennent, adaptent et réinventent les classiques. « Sweet Little Sixteen », tube incontournable de Chuck Berry sorti en 1958, incarne à lui seul cet esprit de perpétuel renouveau. Son influence a été immédiate et durable, traversant les décennies pour s’imposer dans le répertoire de figures emblématiques du rock, notamment John Lennon.
Sorti en janvier 1958, « Sweet Little Sixteen » est une composition signée Chuck Berry, un des pères fondateurs du rock ‘n’ roll. Avec sa guitare incisive et son texte évoquant l’enthousiasme juvénile pour la musique, le morceau a immédiatement trouvé son public. Il atteint la deuxième place du Billboard Hot 100 et se classe premier des ventes R&B aux États-Unis.
Le succès du titre repose sur son énergie brute et son dynamisme contagieux. Berry décrit une jeune fille de seize ans, passionnée par le rock et prête à tout pour assister aux concerts de ses idoles. Ce portrait vivace d’une génération en effervescence a trouvé écho chez les jeunes de l’époque, marquant un tournant dans l’histoire du rock.
Dès la fin des années 1950, « Sweet Little Sixteen » devient un incontournable pour les jeunes musiciens britanniques. The Quarrymen, formation embryonnaire des futurs Beatles, l’interprètent régulièrement sur scène entre 1957 et 1962. Il ne fait aucun doute que la musique de Chuck Berry a joué un rôle majeur dans la formation du son des Beatles.
En 1963, alors en pleine ascension, les Fab Four enregistrent une version de « Sweet Little Sixteen » pour l’émission de la BBCPop Go The Beatles. Cette version, portée par la voix d’un John Lennon exalté, met en valeur l’amour profond du groupe pour le rock ‘n’ roll originel. La prestation sera finalement publiée en 1994 sur l’albumLive At The BBC, confirmant leur attachement à l’héritage de Berry.
Après la dissolution des Beatles en 1970, John Lennon continue d’explorer ses racines musicales. En 1975, il sort l’albumRock ‘N’ Roll, composé exclusivement de reprises de standards du genre. Parmi ces morceaux figure « Sweet Little Sixteen », réinterprété sous la houlette du célèbre producteur Phil Spector.
Cette version se distingue par un tempo ralenté et une production imposante, typique du « Wall of Sound » de Spector. Contrairement à l’original effréné de Berry, la reprise de Lennon adopte une approche plus lourde et plus dramatique, mettant en avant la profondeur et la maturité de sa voix. Ce choix artistique transformele titre en une incantation nostalgique, marquée par l’attachement de Lennon à ses influences d’antan.
L’enregistrement de cette version n’a pas été de tout repos. Entre octobre et décembre 1973, Lennon et Spector travaillent en studio avec une pléiade de musiciens talentueux. La liste des participants inclut des noms prestigieux comme Jesse Ed Davis, Steve Cropper ou encore Bobby Keys. Malgré ce casting de rêve, la production de l’album s’avérera chaotique, notamment en raison des excentricités de Phil Spector.
L’histoire de « Sweet Little Sixteen » ne s’arrête pas à Chuck Berry et John Lennon. Au fil des ans, le morceau a été repris par de nombreux artistes, y compris Paul McCartney, qui enregistre une version en 1974 lors du tournage du filmOne Hand Clapping.le titre a aussi inspiré « Surfin’ U.S.A. » des Beach Boys en 1963, ce qui mènera à une célèbre affaire de plagiat et à l’octroi des droits de composition à Chuck Berry.
Aujourd’hui encore, « Sweet Little Sixteen » est un classique du rock ‘n’ roll, souvent cité parmi les plus grandes compositions du genre. Son classement au 272ème rang du palmarès des « 500 Greatest Songs of All Time » deRolling Stoneen 2004 témoigne de son importance historique et musicale.
En reprenant ce titre, John Lennon a non seulement rendu hommage à une de ses plus grandes influences, mais il a également souligné le pouvoir intemporel du rock ‘n’ roll. Son interprétation, bien que différente de l’originale, résonne comme une lettre d’amour à une époque où la musique était synonyme de révolution et de liberté.
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Theyre really rockin in Boston
In Pittsburgh, PA
Deep in the heart of Texas
On down to Frisco bay
All over St. Louis
And down in New Orleans
All the cats wanna dance with
Sweet little sixteen
Sweet, sweet, sweet little sixteen
Shes got the grown-up blues
Tight dresses and lipstick
Shes sportin high heel boots
Oh, but tomorrow morning
Shes gotta have to change her trend
Become sweet sixteen
And back in class again
Oh mummy, mummy
Please, please may I go
You know its such a sight to see them
Some other steal the show
Oh daddy, daddy, daddy, daddy
You know I beg of you
Scream it to momma
Its all right with you
Because theyre rockin in New York
In Philadelphia, PA
Deep in the heart of Texas
Down at the Rainbow, LA
All over St. Louis
And down in New Orleans
All them mothers wanted to
Be sweet little sixteen
Sweet, sweet, sweet sixteen
Shes so delicate
Shes just gotta have it
Ils sont vraiment en pleine forme à Boston
À Pittsburgh, Pennsylvanie
Au cœur du Texas
Jusqu’à la baie de Frisco
Partout à Saint-Louis
Et à la Nouvelle-Orléans
Tous les chats veulent danser avec
La douce petite seize ans
La douce, douce, douce petite seize ans
Elle a le blues des adultes
Robes moulantes et rouge à lèvres
Elle porte des bottes à talons hauts
Oh, mais demain matin
Elle doit changer de mode
Devenez la douce seize ans
Et retournez en classe
Oh maman, maman
S’il vous plaît, s’il vous plaît, puis-je y aller
Tu sais que c’est un tel spectacle de les voir
Quelqu’un d’autre vole la vedette
Oh papa, papa, papa, papa
Tu sais que je t’en supplie
Crie-le à maman
Ça te va
Parce qu’ils sont en pleine forme à New York
À Philadelphie, Pennsylvanie
Au cœur du Texas
Au Rainbow, Los Angeles
Partout à Saint-Louis Louis
Et à la Nouvelle-Orléans
Toutes ces mères voulaient
Être la douce petite fille de seize ans
Douce, douce, douce fille de seize ans
Elle est si délicate
Elle doit absolument l’avoir.
»