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« The Ballad of John and Yoko » est une chanson qui offre un regard intime sur la vie de John Lennon et de Yoko Ono, tout en capturant un moment unique et turbulent de l’histoire des Beatles. Sortie en mai 1969, cette chanson, écrite principalement par John Lennon, raconte les événements entourant son mariage avec Yoko Ono et leur lune de miel, tout en abordant de manière directe et humoristique les réactions publiques et médiatiques à leur relation. La chanson est notable pour sa spontanéité, sa structure narrative unique, et pour avoir été enregistrée par seulement deux membres des Beatles, John Lennon et Paul McCartney.
L’inspiration pour « The Ballad of John and Yoko » vient directement des expériences personnelles de John Lennon. En mars 1969, Lennon et Yoko Ono se sont mariés à Gibraltar et ont entamé une lune de miel qui comprenait leur célèbre « Bed-In for Peace » à Amsterdam, où ils ont utilisé leur notoriété pour promouvoir la paix et protester contre la guerre du Vietnam. Ce voyage a été marqué par une attention médiatique intense et souvent hostile, avec des critiques acerbes à l’encontre de leur relation et de leurs activités politiques.
Lennon, cherchant à canaliser ces expériences et ses frustrations face à la couverture médiatique, a écrit « The Ballad of John and Yoko » comme une réponse directe et ironique à ces événements. La chanson se lit presque comme un journal intime, détaillant les étapes de leur mariage, leur voyage à Amsterdam, et leur séjour à Paris, tout en se moquant des réactions et des malentendus médiatiques. Les paroles, telles que « Christ, you know it ain’t easy / You know how hard it can be, » capturent à la fois la frustration de Lennon face aux critiques incessantes et son sens de l’humour face aux absurdités de la célébrité.
Le 14 avril 1969, quelques jours seulement après avoir écrit la chanson, John Lennon et Paul McCartney se sont réunis aux studios EMI d’Abbey Road pour l’enregistrer. Cette session était unique car elle ne comprenait que deux des quatre membres des Beatles : George Harrison était en vacances et Ringo Starr était en tournage pour un film. Lennon et McCartney ont décidé de procéder à l’enregistrement seuls, reflétant leur urgence à capturer l’énergie spontanée de la chanson.
Lors de l’enregistrement, John Lennon joue de la guitare rythmique et assure le chant principal, tandis que Paul McCartney joue de la batterie, de la basse, du piano, et fournit les harmonies vocales de soutien. Cette configuration inhabituelle montre leur capacité à travailler ensemble de manière efficace, même au milieu des tensions croissantes au sein du groupe. La dynamique entre Lennon et McCartney est particulièrement évidente dans la chanson, avec une énergie brute et une simplicité qui rappellent les premiers jours des Beatles.
La production de George Martin est relativement simple, se concentrant sur une approche directe qui reflète l’essence rock ‘n’ roll de la chanson. Le morceau est construit autour d’un riff de guitare entraînant, soutenu par une ligne de basse énergique et une batterie martelante, créant un son dépouillé et urgent. Le rythme en 4/4, combiné aux parties de guitare slide et aux percussions, confère à la chanson une atmosphère presque improvisée, capturant la spontanéité et l’énergie du moment.
« The Ballad of John and Yoko » se distingue par sa structure narrative, qui raconte une histoire de manière linéaire, un style rare dans le répertoire des Beatles. La chanson commence par une description des événements entourant le mariage de John et Yoko à Gibraltar, puis passe à leur lune de miel et aux « Bed-Ins » pour la paix. Chaque couplet détaille une étape différente de leur voyage, créant une image vivante de leurs expériences et des réactions qu’ils ont suscitées.
Musicalement, la chanson est un mélange de rock ‘n’ roll et de country rock, avec des influences évidentes de Chuck Berry, en particulier dans l’utilisation de riffs de guitare entraînants et de rythmes de batterie percutants. Le style vocal de Lennon est direct et presque parlé, ce qui ajoute à l’effet narratif de la chanson. Les harmonies vocales de McCartney sont simples mais efficaces, ajoutant une profondeur subtile au refrain et renforçant le sentiment d’urgence et de camaraderie.
Les paroles sont marquées par un ton ironique et provocateur, Lennon se moquant ouvertement des réactions médiatiques et des critiques qu’il a reçues. Des phrases comme « They’re gonna crucify me » montrent son utilisation du sarcasme pour dénoncer le traitement souvent sévère et injuste que lui et Yoko ont subi de la part de la presse. Le jeu de mots et les références culturelles sont également omniprésents, ajoutant une dimension humoristique à la chanson malgré ses thèmes plus sérieux.
À sa sortie, « The Ballad of John and Yoko » a été un succès commercial, atteignant la première place des charts au Royaume-Uni et la huitième aux États-Unis. Cependant, la chanson a également suscité des controverses, principalement en raison de ses paroles mentionnant Jésus-Christ, ce qui a conduit certaines stations de radio américaines à boycotter le morceau. Ce type de controverse n’était pas nouveau pour Lennon, qui avait déjà fait face à un tollé médiatique en 1966 après avoir déclaré que les Beatles étaient « plus populaires que Jésus. »
Malgré la controverse, la chanson a été bien accueillie par les critiques pour son énergie brute et son honnêteté. Les critiques ont salué la capacité de Lennon à transformer des expériences personnelles en une déclaration musicale audacieuse et directe, qui reste fidèle à son style franc et provocateur. La décision de ne faire appel qu’à Lennon et McCartney pour l’enregistrement a également été perçue comme un signe de la détermination et de la créativité continue du groupe, même au milieu des tensions croissantes.
« The Ballad of John and Yoko » reste un exemple unique de la capacité des Beatles à fusionner l’intime et le politique dans une chanson pop accessible et engageante. Elle a été incluse dans plusieurs compilations du groupe, telles que « 1967–1970 » (The Blue Album) et « Past Masters, Volume Two, » et continue d’être redécouverte par de nouvelles générations de fans.
La chanson a également influencé de nombreux artistes dans leur approche de l’écriture de chansons autobiographiques, montrant comment les expériences personnelles peuvent être transformées en œuvres d’art universelles. « The Ballad of John and Yoko » est une démonstration de la volonté des Beatles de prendre des risques et de repousser les limites, tant sur le plan musical que thématique.
« The Ballad of John and Yoko » est plus qu’une simple chanson pop; c’est une déclaration personnelle audacieuse de John Lennon, capturant un moment clé de sa vie et de son évolution artistique. Avec son style narratif direct, son ton ironique, et son énergie brute, la chanson reste un témoignage de la capacité des Beatles à transformer des expériences personnelles en musique universelle.
Pour les fans des Beatles et les amateurs de musique, « The Ballad of John and Yoko » est une œuvre fascinante qui offre un aperçu intime de la vie de Lennon et de son engagement à utiliser la musique comme moyen d’expression personnelle et politique. Elle demeure un exemple de la polyvalence et de l’audace créative des Beatles, une chanson qui continue de captiver et d’inspirer des décennies après sa sortie.
Sommaire
Standing in the dock at Southampton,
Trying to get to Holland or France.
The man in the mac said, « You’ve got to turn back ».
You know they didn’t even give us a chance.
Christ you know it ain’t easy,
You know how hard it can be.
The way things are going
They’re going to crucify me.
Finally made the plane into Paris,
Honey mooning down by the Seine.
Peter Brown called to say,
« You can make it O.K.,
You can get married in Gibraltar,
near Spain ».
Christ you know it ain’t easy,
You know how hard it can be.
The way things are going
They’re going to crucify me.
Drove from Paris to the Amsterdam Hilton,
Talking in our beds for a week.
The newspapers said, « Say what you doing in bed ? »
I said, « We’re only trying to get us some peace ».
Christ you know it ain’t easy,
You know how hard it can be.
The way things are going
They’re going to crucify me.
Saving
up your money for a Rainy day,
Giving all your clothes to charity.
Last night the wife said,
« Oh boy, when you’re dead
You don’t take nothing with you
But your soul – think ! »
Made a lightning trip to Vienna,
eating chocolate cake in a bag.
The newspapers said, « She’s gone to his head,
They look just like two gurus in drag ».
Christ you know it ain’t easy,
You know how hard it can be.
The way things are going
They’re going to crucify me.
Caught
an early plane back to London.
Fifty acorns tied in a sack.
The men from the press said, « We wish you success,
It’s good to have the both of you back ».
Christ you know it ain’t easy,
You know how hard it can be.
The way things are going
They’re going to crucify me.
The way things are going
They’re going to crucify me.
Debout sur le quai à Southampton,
Essayant d’aller en Hollande ou en France.
L’homme en imperméable a dit, « Il faut faire demi-tour ».
Vous savez, ils ne nous ont même pas donné une chance.
Christ, tu sais que ce n’est pas facile,
Tu sais combien cela peut être dur.
La façon dont les choses évoluent
Ils vont me crucifier.
Enfin arrivé en avion à Paris,
En lune de miel le long de la Seine.
Peter Brown a appelé pour dire,
« Tu peux y arriver, c’est bon,
Tu peux te marier à Gibraltar,
près de l’Espagne ».
Christ, tu sais que ce n’est pas facile,
Tu sais combien cela peut être dur.
La façon dont les choses évoluent
Ils vont me crucifier.
Conduit de Paris à l’Hilton d’Amsterdam,
Parlant dans nos lits pendant une semaine.
Les journaux ont dit, « Que faites-vous au lit ? »
J’ai dit, « Nous essayons juste de trouver un peu de paix ».
Christ, tu sais que ce n’est pas facile,
Tu sais combien cela peut être dur.
La façon dont les choses évoluent
Ils vont me crucifier.
Économisant
ton argent pour un jour de pluie,
Donnant tous tes vêtements à la charité.
La nuit dernière, la femme a dit,
« Oh garçon, quand tu seras mort
Tu n’emportes rien avec toi
Que ton âme – réfléchis ! »
Fait un voyage éclair à Vienne,
mangeant un gâteau au chocolat dans un sac.
Les journaux ont dit, « Elle lui monte à la tête,
Ils ressemblent juste à deux gourous déguisés ».
Christ, tu sais que ce n’est pas facile,
Tu sais combien cela peut être dur.
La façon dont les choses évoluent
Ils vont me crucifier.
Pris
un avion tôt pour retourner à Londres.
Cinquante glands liés dans un sac.
Les hommes de la presse ont dit, « Nous vous souhaitons du succès,
C’est bon de vous avoir de retour tous les deux ».
Christ, tu sais que ce n’est pas facile,
Tu sais combien cela peut être dur.
La façon dont les choses évoluent
Ils vont me crucifier.
La façon dont les choses évoluent
Ils vont me crucifier.
Mars 1969. En partant de Southampton, John Lennon et Yoko Ono tentent de se marier en France, pour une « lune de miel au bord de la Seine ». Comme ce nest pas possible, ils trouvent une solution à Gibraltar, territoire britannique, et le 20, ils y convolent en justes noces. Dans la foulée, le couple rejoint Amsterdam, où il a loué la suite
902 de lhôtel Hilton, et pendant une semaine, il reste au lit, soffrant en pyjamas à la meute médiatique, tous les jours entre 10h et 22h, pour parler de paix, inlassablement. Pour faire de la « publicité » à la paix, en profitant de laura planétaire de John Lennon. Cest le fameux « Bed-in » qui sera également pratiqué à Montréal fin mai cette année-là. John et Yoko passent ensuite par Vienne puis rentrent à Londres où
ils donnent une conférence de presse.
Paul remarque tout dabord les paroles qui lui rappellent sûrement de très mauvais souvenirs : Christ you know it ain’t easy, You know how hard it can be. The way things are going They’re going to crucify me (Christ, tu sais que ce nest pas facile! Tu sais comme ça peut être dur ! Vu comment ça se passe, ils vont finir par me crucifier !).
« Jésus-Christ ! Crucifier ! Tu plaisantes, non ? Tu vas encore rendre des gens furieux ! »
sexclame Paul. « Oui mais faisons la ! » dit John. « Juste toi et moi, on fonce aux studios ! ». Paul donne son accord « Ok, je jouerai de la basse, du piano et de la batterie ». Des années après, Paul déclare « et il est bien possible que jy ai joué de la guitare aussi ! ». Il se trompe sur ce point.
La chanson elle-même, sur une structure rock classique en mi (mi, la, si, pont en la) est décrite par John Lennon comme « une ballade à lancienne. Ce nest que lhistoire de notre mariage, de nos séjours à Paris, Amsterdam, Vienne, tout ça. Cest « Johnny B. Paperback Writer ! ».Cest tout cela que John Lennon raconte en détail dans The Ballad of John and Yoko.
Une chanson urgente quil apporte à Paul McCartney mi-avril en lui demandant, alors que George Harrison et Ringo Starr sont absents le premier est à létranger, le second est en train de tourner le film The Magic Christian avec Peter Sellers – daller au plus vite en studio, tous les deux, pour lenregistrer.
Paul McCartney : choeurs, basse, piano, maracas, batterie
John Lennon : voix principale, guitare rythmique acoustique, guitare principale
The Ballad of John and Yoko est une chanson écrite dans lurgence, enregistrée dans lurgence et publiée dans lurgence. Le 14 avril 1969, John et Paul sont à pied duvre dans le studio 3 dAbbey Road avec George Martin et les ingénieurs du son Geoff Emerick et John Kurlander. Les choses ne traînent pas. Ils commencent par enregistrer la piste de base, Paul à la batterie, John avec sa guitareacoustique
et au chant. Ils réalisent onze prises différentes. Tout se passe dans la bonne humeur, et dans la complicité entre les deux partenaires, dont on sait pourtant à quel point ils se sont déchirés en 1969. À un moment, sur une des prises, on entend John dire « Va un peu plus vite, Ringo ! » et Paul de répondre, « OK, George !». Paul se rate plusieurs fois sur le break (trois coups de caisse claire) de la fin du pont, lorsque Lennon dit « Think! ».
« Cétait à peine un morceau des Beatles, et pourtant cen était un », dira George Martin. « John avait dailleurs déjà mentalement quitté le groupe. Je crois que cest là que tout a commencé » C’est-à-dire la formation du Plastic Ono Band, le départ de Lennon…
Il fut dailleurs avancé que Paul McCartney, en acceptant denregistrer le travail de son partenaire, en le faisant avec enthousiasme, pour déboucher sur la première face A signée John Lennon d’un single allant en tout en haut des charts depuis presque deux années (après All You Need Is Love en juillet 1967, tous les N°1 sont en effet luvre de McCartney), aurait retardé léchéance. Autrement dit, que Paul aurait suffisamment apaisé John pour que celui-ci reste avec
les Beatles, le temps de réaliser durant lété lalbum Abbey Road avant de tirer définitivement sa révérence.La prise 10 étant considérée comme la meilleure, cest sur celle-là que Lennon et McCartney ajoutent basse, piano, churs, maracas(Paul), deux autres parties de guitare rythmique, chant, churs, percussions (John). Le studio a été réservé de 14h30 à 21h, mais tout est fini avec une heure davance, y compris le mix stéréo, débouchant sur la publication du premier single des Beatles qui na pas de version mono1.
John Lennon : 100 %
Teenage Fan Club, Kari Peitsamo ja Ankkul, Hootie and the Blowfish, Gerard Saint Paul