À 82 ans, Yoko Ono fait lobjet dune toute première rétrospective au Musée dart moderne de New York.
«Ils ont compris ce que je faisais, 40 ans plus tard!» sest exclamée la veuve de John Lennon en conférence de presse au Museum of Modern Art (MoMA) hier.
En 1971, Yoko Ono a orchestré une fausse exposition au MoMA sans la permission du musée.
Elle a même publié une publicité factice dans le New York Times et le Village Voice annonçant lexposition.
Sur cette pub, on voit Yoko, sous la mansarde du musée, tenant une affiche de la lettre «F» devant le mot «art», transformant le nom du musée pour: Musée des flatulences modernes.
De nombreux visiteurs se sont présentés au musée pour découvrir quil ny avait rien du tout.
«La plupart des artistes sont rebelles et sils ne le sont pas, ils ne survivent pas», dit Yoko Ono, qui parle encore avec un accent prononcé malgré plusieurs décennies passées à New York.
Reconnaissance
«Son expo était conceptuelle. Le message était: sortez du musée. Je suis une artiste, mais je nai pas besoin dun musée dart moderne», explique Christophe Cherix, conservateur de lexposition.
Quarante-quatre ans plus tard, linstitution reconnaît finalement son travail. Yoko entre au musée, officiellement cette fois.
Lexposition «Yoko Ono: One Woman Show, 1960-1971», explore les 10 premières années de sa carrière dartiste, avant quelle rencontre John Lennon.
Lexposition comprend 125 uvres. La plupart sont interactives, comme cette peinture sur laquelle on peut marcher, ces poèmes que lon peut toucher ou ces sacs noirs dans lesquels on peut se cacher.
Dans une pièce, on peut monter un escalier en colimaçon, seulement pour se rapprocher du ciel. On peut aussi regarder un film de 79 minutes montrant un plan rapproché de fesses poilues. Dans une autre pièce, tous les meubles et accessoires ont été coupés en deux.
«Yoko Ono aime être du moment, elle sintéresse peu au passé. On a pu la convaincre en lui disant que ça aiderait une jeune génération dartistes à comprendre doù elle venait», explique Christophe Cherix.
Source : journaldemontreal
