EMI, maison des Beatles, de Pink Floyd et Coldplay pour ne citer que quelques groupes, est vendue par Citigroup en deux entités pour un montant global d’environ trois milliards d’euros, a-t-on appris de source proche du dossier.
Universal Music Group a annoncé vendredi la signature d’un accord définitif pour racheter la division de musique enregistrée d’EMI pour un montant d’1,2 milliard de livres (1,4 milliard d’euros). Sony/ATV a de son côté conclu un accord pour acquérir la division d’édition musicale en charge de la gestion des droits d’auteur pour 2,2 milliards de dollars (1,5 milliard d’euros), a-t-on précisé de source proche du dossier.
Ce double accord laisse à Citigroup la responsabilité d’un plan de retraite d’une valeur d’environ 600 millions de dollars (435 millions d’euros), a expliqué une autre personne s’exprimant sous couvert de l’anonymat.
Le groupe propriétaire de la légendaire entreprise britannique l’avait mise en vente après l’avoir reprise à Terra Firma en février. EMI avait été achetée en 2007 par Terra Firma pour un montant de 4,2 milliards de livres (4,9 milliards d’euros). L’acquisition avait été financée à l’aide d’emprunts contractés auprès de Citigroup, mais l’entreprise n’a pu gagner suffisamment d’argent pour respecter les termes de l’accord.
Le rachat d’EMI devrait faire l’objet d’une vive attention de la part des autorités de régulation car Universal Music Group, filiale de Vivendi, est déjà le numéro un mondial de la musique, avec environ 27% du marché de la musique enregistrée. La reprise de la division d’EMI (qui représente approximativement 9 lui donnera un net avantage sur Sony Music Entertainement, le numéro deux.
Sony/ATV, qui occupe déjà une position leader dans le secteur des droits d’auteur, va également accroître sa part de marché.
Impala, association de maisons de disques européennes indépendantes, a prévenu cette semaine qu’elle s’opposerait à un tel « duopole ».
Dans un geste susceptible d’apaiser les instances de régulation en Europe et aux Etats-Unis, Vivendi a annoncé la cession de 500 millions d’euros d’actifs non stratégiques d’Universal Music Group.
Par la voix du président de son directoire Jean-Bernard Lévy, Vivendi a assuré qu’EMI -basée à Londres- trouverait « stabilité et pérennité » au sein du groupe dont le siège est en Europe.
« En tant que Britannique, je me réjouis d’accueillir EMI qui est une des entreprises emblématiques de la musique; ses artistes et leur musique ont accompagné mon adolescence », a de son côté souligné le président directeur général d’Universal, Lucian Grainge, dans un communiqué. « UMG s’engage à préserver la culture et la diversité artistique d’EMI ainsi qu’à investir dans ses artistes et à faire confiance à ses collaborateurs pour développer cette entreprise ».
Universal a également diffusé des communiqués, notamment du manager de Coldplay Dave Holmes, pour qui cela ne peut être que « positif » pour les artistes chez EMI. AP
Source : nouvelobs













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