Au cours d’un concert enflammé de 2h30, l’ancien Fab Four a revisité l’ensemble de son répertoire, des premiers Beatles jusqu’à ses toutes dernières chansons. Spectaculaire et émouvant!
Tiré à quatre épingle, arborant des cheveux mi-longs bruns et la mine fringante de son éternelle jeunesse, Sir Paul McCartney est apparu en grande forme pour son quatrième concert de la tournée « Good Evening Europe Tour », jeudi 10 décembre à Bercy.
Arrivé sur scène avec une interprétation enlevée de « Magical Mistery Tour », l’ancien Beatles a rapidement soulevé l’enthousiasme des 18.000 spectateurs venus communier à cette grande messe du rock’n’roll. Le set a été aussi rythmé que varié.
« Bonsoir Paris, mon petit chou », les premiers mots en français de « Macca » donnent le ton d’un concert au cours duquel Paul McCartney s’est mis le public dans la poche avec un humour très british et les hommages appuyés rendus à ses anciens complices des Beatles.
Entouré de musiciens complices, dont des ex-membres de son ancien groupe Wings, Paul McCartney a balayé la plupart des titres phares qui composent ses 49 ans de carrière, de la période Beatles des années yéyé (« Drive my car », « Day Tripper »), aux embardées psychédéliques et hippies (« Sgt Pepper’s », entrecoupé de « A Day in The Life » et « Give Peace a Chance ») jusqu’aux balades au piano (« Let It Be », « Hey Jude »), en passant par les compositions de sa période solo, dont un « Live and Let Die » ponctué d’un feu d’artifice.
Souple et chaude, la voix de Paul McCartney a fait frissonner les nostalgiques, tout en émerveillant les plus jeunes. Le chanteur s’est montré à l’aise et reconnaissant, remerciant chaleureusement l’assistance entre chaque morceau.
Les surprises n’ont pas manqué. »Macca » a dédié « My Love » à son ex-femme Linda, décédée d’un cancer en 1998, mais aussi à « tous les amoureux » (en français dans le texte). Pour « son ami » John, il a interprété un poignant « Here Today ». Enfin, utilisant un ukulélé, il s’est aussi approprié l’émouvant « Something » de son ami « Georgie », avec en toile de fond des photos intimes du guitariste légendaire des Beatles.
Paul McCartney a aussi présenté en avant-première une chanson inédite composée pour le prochain film de Robert De Niro, « Everybody’s Fine », à venir sur les écrans français en 2010.
Debout pour toute la dernière partie du concert, le public transgénérationnel (toutes les tranches d’âges étaient représentées) et polyglotte (des italiens, des espagnols et même des new-yorkais ont été aperçus) n’a pas boudé son plaisir, réservant une standing ovation plus que méritée pour la légende vivante Paul McCartney.
Source : ConcertLive.fr













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