«J’ai vraiment participé à un événement qui a changé ma vie».
La Montréalaise Gail Renard avait 16 ans quand Yoko Ono et John Lennon l’ont invitée à partager leur lit. Elle était loin de se douter que le bed-in allait faire sa fortune.
«Come on in!», a dit Yoko Ono en ouvrant la porte de la suite 1742.
Gail Renard a eu de la chance. Elle a réussi à se faufiler jusqu’à la porte en déjouant la sécurité de l’hôtel Reine-Élizabeth, pour obtenir une entrevue pour son journal étudiant.
«Ils m’ont tout de suite fait confiance. John avait faim alors je lui ai donné ma barre de chocolat. Il m’a ensuite demandé de rester jusqu’au soir pour l’entrevue et a même appelé ma mère pour la rassurer» raconte Gail qui habite maintenant Londres. Elle travaille comme scénariste et prépare un livre sur cette expérience.
Le Beatle s’est assuré de tenir Gail loin des drogues et des visiteurs aux mains balladeuses. Chaque soir, il a veillé à ce qu’elle retourne dormir à la maison. «C’est sûrement à ce moment qu’ils sortaient la drogue!», dit-elle.
Il lui a aussi fait cadeau des paroles de Give Peace a Chance, vendues 840 000 $ aux enchères, l’an dernier. «Il m’a donné le carton en me disant: garde le, ça va peut-être valoir quelque chose un jour».
John voulait absolument des tambourins pour l’enregistrement de la chanson, mais tous les magasins de musique étaient fermés. «C’est là qu’il a proposé que j’appelle les Hare Krishnas», raconte Gail.
Après l’expérience, Gail a gardé contact avec Lennon, grâce à un numéro de téléphone magique qu’il lui a donné. «Je pense qu’il était vraiment reconnaissant que Montréal lui permette de mettre en scène le bed-in. On peut dire que Montréal gave peace a chance».
Source : Marie-Joëlle Parent
