Question : quel est le point commun entre les Beatles et The Firemen ? Réponse : le seul, l?unique Paul McCartney ! À l?occasion de la sortie de « Electric Arguments », l?ex-bassiste des Fab Four présente officiellement son groupe de rock secret, formé en 1993 avec Youth, alias Martin Glover, l?ex-bassiste de la formation punk Killing Joke. « Groupe secret » ? Certainement pas pour les fans…
« Paul McCartney présente son groupe secret » : voilà comment l?ex-Beatle assure la promotion du nouvel album de The Firemen, Electric Arguments. Pas si secret que ça, en fait, puisque l?une de ses biographies officielles, rédigée par Aurélien Allin (lecture chaudement recommandée !), comporte un chapitre tout entier aux « mystérieux » Firemen…
Un peu d?histoire s?impose. Après la rupture de Killing Joke dans les années 80, Youth fonde le collectif The Orb avec Alex Paterson, June Montana et Jimmy Cauty, des pointures de l?électro (une fusion entre rock et expérimentations sonores). Également producteur, Youth produit Urban Hymns, de The Verve, remixe des titres de Siouxie And The Banshees et The Sugarcubes (l?ex-groupe de Björk), tout en travaillant avec Paul McCartney (tiens, tiens…) sur son album Off The Ground. Nous sommes en 1993 : la collaboration entre les deux hommes est née, qui débouche sur la création d?un duo, The Firemen, et la sortie d?un premier disque, Strawberries, Oceans, Ships, Forest (1994). « C?est à cette époque que j?ai souhaité faire de la musique expérimentale, confesse McCartney. Lorsque nous avons fini le disque, des copies ont été envoyées aux journalistes, sans que moi et Youth ne révélions notre identité. Résultat, l?album est passé complètement inaperçu ! » Après un deuxième disque publié en 1998 (Rushes), qui est passé tout aussi inaperçu auprès du grand public, les chemins de McCartney et de Youth se séparèrent pour se croiser de nouveau dix ans plus tard. Explication de l?ex-Beatle : « Les deux premiers albums étaient instrumentaux.
Pour « Electric Arguments », Youth m?a suggéré : « Pourquoi ne pas rajouter des choeurs et un chant. Toutefois, je ne désirais pas que cela se fasse sous mon nom, cela aurait dénaturé l?esprit. J?ai juste concédé le fait de me mettre coproducteur, cela me rappelle l?esprit dans lequel on a fait « Sergent Peppers » (l?un des albums cultes des Fab Four). À l?époque, l?idée était de mettre un autre nom que les Beatles. » Au final, Electric Arguments est un disque déroutant, mais très intéressant, qui rappelle parfois l?univers de Brian Eno. Passés les premiers titres (Nothing Too Much Just Out Of Sight fait irrésistiblement penser à Helter Skelter), l?atmosphère vire progressivement à l?ambient, la trance, voire la house. Electric Arguments ? Électrochoc garanti pour les fans purs et durs de Paul McCartney !
Source : PAR OLIVIER DUFOURG
