Le groupe britannique d’édition musicale EMI et le géant américain Warner vont reprendre leurs négociations de fusion, a rapporté lundi The Times, citant des sources proches des deux « majors ».
« Rouvrir les négociations semble inévitable », après le feu vert de la Commission Européenne au rapprochement entre Sony Music et BMG, filiale de l’allemand Bertelsmann, a indiqué un haut responsable d’un des deux groupes cité par le quotidien britannique.
The Times cite également une source proche de Warner Music, selon laquelle « la voie est désormais ouverte à une fusion entre EMI et Warner ».
« Si la Commission est d’accord pour passer de cinq majors à quatre, il est probable quelle acceptera de passer de quatre à trois », a ajouté cette source.
EMI avait mis fin en novembre 2003 à ses discussions avec Time Warner, numéro un mondial des médias, pour le rachat de sa division musique.
C’est l’homme d’affaires canadien Edgar Bronfman Junior, aidé d’un consortium d’investisseurs, qui avait racheté Warner Music pour 2,6 mds de dollars.
Mercredi, M. Bronfman s’était inquiété du fait que la fusion projetée entre Sony et BMG risquait de créer « deux groupes dominants », le numéro un Universal Music (groupe Vivendi) et celui qui naîtrait de la fusion.
Or jeudi soir à Bruxelles, des sources proches du dossier ont fait état d’un « signal clair » de l’intention de Bruxelles d’autoriser le mariage Sony/BMG, à l’égard duquel les services de M. Monti s’affichaient pourtant très critiques il y a encore quelques semaines.
La Commission européenne a appelé vendredi à ne pas « préjuger » de sa décision à venir sur le projet de fusion. La date butoir pour le verdict de la Commission sur l’opération est fixée au 22 juillet.
Les cinq « majors » de la musique (Universal, Sony, BMG, Warner Music et EMI), qui se partagent 75% du marché de l’édition musicale, sont confrontées à un recul de leur chiffre d’affaires depuis quelques années en raison du piratage commercial et du téléchargement gratuit sur l’internet.












