La chanteuse Madonna a lu des extraits de son livre dimanche à une centaine d’enfants lors d’une « tea party » privée à Londres, en avant-première de la sortie mondiale lundi des « Roses anglaises », le premier de cinq contes pour enfants écrits par la pop-star américaine.
La vedette, qui réside à Londres, a salué des dizaines de fans rassemblés devant la salle où elle avait donné rendez-vous à des amis et célébrités et leurs enfants.
Parmi eux, figurait la jeune mariée Stella McCartney, fille de l’ex-Beatle Paul, qui a épousé fin août l’éditeur Alasdhair Willis.
Madonna s’est installée dans une balançoire, flanquée de ses deux enfants Rocco et Lourde. « Je ne lirai autant de temps que vous pourrez tenir assis sans bouger », a-t-elle dit. « J’aime les petits enfants plus que les grands. Il n’ont pas encore de mauvaises habitudes ou au moins elles ne sont pas définitives ».
Gênée par quelques enfants turbulents, elle a interrompu son récit après cinq minutes en affirmant: « Et bien, si vous voulez connaître la suite de ce qui arrive à Binah (le personnage central), il vous faudra lire le livre ».
Lourdes, sept ans, a inspiré Binah, héroïne de « Roses anglaises », mise à l’écart par une bande de filles jalouses.
Les quatre personnages féminins de son livre, Nicole, Amy, Charlotte et Grace, âgées de 11 ans, sont prénommées d’après des amies et camarades de classe de Lourdes, scolarisée au Lycée français de Londres.
Madonna et ses éditeurs ont maintenu le suspense sur le contenu des « Roses anglaises ».
Ce conte et les quatre suivants, qui devraient tous être publiés avant fin 2004, sont inspirés par la Kabbale, courant ésotérique hébraïque, dont la star et son mari le producteur Guy Ritchie sont de fervents adeptes. Fondée sur des interprétations symboliques du texte biblique, la Kabbale étudie la mystique juive.
Madonna avait annoncé en avril vouloir écrire, sur les conseils d’un membre de ce courant religieux, déçue par « la vacuité et l’insipidité » des livres pour enfants.
« Je n’ai pas envie d’être reconnue comme écrivain. J’ai envie de faire passer un message », a-t-elle affirmé dimanche. « Le livre parle de jalousie, des gens envieux de ce que les autres ont et de la perte de temps que cela représente ».
La chanteuse a choisi Paris pour le lancement mondial de son premier conte, traduit en quarante-deux langues et qui sortira simultanément dans cent pays à travers le monde.
