Lorsqu’on lui a confié l’affaire Napster, le juge Marilyn Patel ne se doutait pas des galères qui l’attendaient. Depuis des semaines, le magistrat tente de trouver une solution technique et juridique au conflit qui oppose Napster aux maisons de disques représentées par la RIAA sans toutefois y parvenir.
Depuis que Napster a mis en place son système de filtrage, les utilisateurs changent les noms des fichiers, ce qui rend le inefficace. Par exemple, la majorité des titres des Beatles échangés sur Napster circulent sous le nom « Fab Four.
Napster estime qu’il n’a pas à stopper ces titres car les maisons de disque ne lui ont pas encore donné la preuve qu’elles possédaient les droits sur ces chansons.
Vendredi 20 avril, devant la pression des labels, Marilyn Patel a donc tapé du poing sur la table, affirmant qu’elle n’avait pas le pouvoir de faire plus que l’injonction rendue depuis plus d’un mois. Pour obliger Napster à stopper toutes les variantes de titres d’une même chanson, elle estime que seule la Cour d’Appel est compétente. En attendant, Napster continue de fonctionner et de rallier un nombre grandissant d’utilisateurs…
