[quote quote=105498]
Personnellement, je sais que j’ai eu recours à T411…. mais que mon usage de cette plateforme s’est quasi arrêté, grâce à Netflix + Spotify + Youtube…. Le tout pour finalement moins de 20 euros par mois… à ce prix, j’ai accès à une bibliothèque musicale extraordinaire, un grand choix de série et bien des vidéos…..
[/quote]
Séries, musique, vidéos. Tu considères que tu es dans le domaine de la culture ou du divertissement ?
La tribune que tu publies est tout ce que je déteste. Mépris du droit, de la propriété intellectuelle et hypocrisie. Ce qui est amusant c'est que l'on retrouve un grand nombre de ces allumés chez les pourfendeurs du libre-échange, de la mondialisation et de l'évasion fiscale, alors que ce notion de partage gratuit n'en est qu'une sinistre illustration. On ne protège plus rien, on écrase les travailleurs de l'esprit, on consomme au-dessus des frontières sans payer une seule taxe et on va défiler contre la consommation de masse et le droit du travail. Ces mecs ont décidé de se débarrasser du droit en décrétant un jour que la culture devait s'échanger gratuitement. A moins de remettre en cause TOUS les systèmes de propriété, je ne vois pas pourquoi la propriété intellectuelle devrait disparaître. Si la culture a un coût, elle doit rapporter.
Leur grand principe est de sortir des banalités du genre ' On pouvait avoir accès gratuitement à la grande bibliothèque d'Alexandrie' en mélangeant allègrement culture et divertissement, en mélangeant culture et industrie culturelle. On avait accès gratuitement à une bibliothèque ? Il n'a jamais été à Beaubourg, dans les bibliothèques de quartier, de lycée. Cela lui aurait pourtant fait du bien de découvrir qu'il y avait un monde en dehors de son ordinateur. Qui téléchargeait Hugo, Dumas, Baudelaire sur T411 ? Arrêtons de nous gargariser avec la culture et ressortons Gainsbourg et son art majeur. Rihanna n'est pas George Sand! Rihanna est une machine à fric, une machine à danser, une création pour se divertir. On lui a donné un nom pour la rendre crédible cette forme d'expression, la Pop culture. Et bien bien la pop culture, ça se paie, parce que ça coûte de la produire! Et ça coûte cher! Besson ou Rihanna. Il n'y a rien qui justifie le fait qu'un artiste devrait être obligé à offrir sa création. Enfin qui peut dire ici que le niveau culturel des humains a progressé grâce au téléchargement illégal ? Personne.
T411 n'est plus.....
[URL=http://www.casimages.com/i/170702050922624002.png.html]
[/URL]
Comme le suggère Mr. Smither-Jones, ce qui est le plus téléchargé illégalement, ce sont les gros machins grand-public.
Passons c'est aussi une forme de culture, ok.
Toutefois, dans le monde occidental du moins, ce ne sont pas (que) les SDF qui pillent à tout va, mais bel et bien des salariés, voire cadres ou chefs d'entreprises, bref, des êtres qui dépensent de l'argent quand il faut s'habiller, sortir, changer de smartphone. Ils ne vont généralement pas les voler dans les magasins, n'est-ce pas.
Quant "aux prix prohibitifs", un album coûte aujourd'hui, en tenant compte de l'évolution des prix liés à l'inflation, du pouvoir d'achat donc, clairement moins cher qu'en 1970, période où les disques se vendaient par millions !
[/URL]Comme le suggère Mr. Smither-Jones, ce qui est le plus téléchargé illégalement, ce sont les gros machins grand-public.
Passons c'est aussi une forme de culture, ok.
Toutefois, dans le monde occidental du moins, ce ne sont pas (que) les SDF qui pillent à tout va, mais bel et bien des salariés, voire cadres ou chefs d'entreprises, bref, des êtres qui dépensent de l'argent quand il faut s'habiller, sortir, changer de smartphone. Ils ne vont généralement pas les voler dans les magasins, n'est-ce pas.
Quant "aux prix prohibitifs", un album coûte aujourd'hui, en tenant compte de l'évolution des prix liés à l'inflation, du pouvoir d'achat donc, clairement moins cher qu'en 1970, période où les disques se vendaient par millions !
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JohnnyMoondog
- Messages : 93
- Enregistré le : lun. 16 janv. 2017 20:11
Derrière T411 il y avait des profiteurs qui se faisaient du fric sur le dos des artistes.
L'esprit de partage est une chose.
Mais enrichir des maffias sur le dos des artistes en est une autre.
L'esprit de partage est une chose.
Mais enrichir des maffias sur le dos des artistes en est une autre.
[quote quote=105814]Derrière T411 il y avait des profiteurs qui se faisaient du fric sur le dos des artistes.(...)
[/quote]
Des artistes et des salariés, entre autres.
Ne pas oublier que les labels, distributeurs, disquaires etc. ne sont pas uniquement composés de clones d'Eddie Barclay menant grand train entre deux cigares et une paire de nouvelles épouses.
Ce sont aussi ces gens-là que le benoît utilisateur de sites de téléchargement illégitime fait trinquer.
Malaise.
[/quote]
Des artistes et des salariés, entre autres.
Ne pas oublier que les labels, distributeurs, disquaires etc. ne sont pas uniquement composés de clones d'Eddie Barclay menant grand train entre deux cigares et une paire de nouvelles épouses.
Ce sont aussi ces gens-là que le benoît utilisateur de sites de téléchargement illégitime fait trinquer.
Malaise.
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ludo
[quote quote=105814]Derrière T411 il y avait des profiteurs qui se faisaient du fric sur le dos des artistes.
L’esprit de partage est une chose.
Mais enrichir des maffias sur le dos des artistes en est une autre.
[/quote]Je suis tout à fait d'accord !
Seule vraie interrogation pour moi, quel vrai modèle économique doit désormais être mis en place pour qu'enfin le consommateur et l'artiste soient contents ?
L’esprit de partage est une chose.
Mais enrichir des maffias sur le dos des artistes en est une autre.
[/quote]Je suis tout à fait d'accord !
Seule vraie interrogation pour moi, quel vrai modèle économique doit désormais être mis en place pour qu'enfin le consommateur et l'artiste soient contents ?
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JohnnyMoondog
- Messages : 93
- Enregistré le : lun. 16 janv. 2017 20:11
[quote quote=105886]C’est foutu.
Le « bon peuple » a pris l’habitude de consommer gratos, la morale, la conscience et le sens de la probité ne pèsent rien. Ça, ce n’est pas nouveau face à l’ordinaire avidité de l’humain.
[/quote]
Sauf que pour cette fois cela profite "aussi" au bon peuple au lieu des seuls "bourgeois", la "combine" va au plus grand nombre au lieu des quelques "initiés" habituels.
Voila la morale de l'histoire.
Les rôles sont inversés. Le pillage en règle au bénéfice du plus grand nombre.
Et il n'y a pas de "bon" peuple. Il y a le peuple. Point.
On a voulu la mondialisation hé bien la voila, on vit l'africanisation culturelle.
Société du low cost.
Le « bon peuple » a pris l’habitude de consommer gratos, la morale, la conscience et le sens de la probité ne pèsent rien. Ça, ce n’est pas nouveau face à l’ordinaire avidité de l’humain.
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Sauf que pour cette fois cela profite "aussi" au bon peuple au lieu des seuls "bourgeois", la "combine" va au plus grand nombre au lieu des quelques "initiés" habituels.
Voila la morale de l'histoire.
Les rôles sont inversés. Le pillage en règle au bénéfice du plus grand nombre.
Et il n'y a pas de "bon" peuple. Il y a le peuple. Point.
On a voulu la mondialisation hé bien la voila, on vit l'africanisation culturelle.
Société du low cost.
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Smithers-Jones
- Messages : 70
- Enregistré le : jeu. 26 janv. 2017 14:41
Il y a aussi bas peuple si tu veux!
On parle bien du même peuple qui dépense du fric en téléphonie mobile, en jeux vidéos, en télé payante, en voyage pour les vacances, en fringues de marque et autres conneries pour leurs mômes ? Celui qui sort avec des caddies de 300 euros de bouffe des supermarchés ? On parle bien de celui-là ? Pillons la musique, partageons la 'culture' (alibi en béton de la gauche de la gauche pour justifier le vol) au profit du plus grand nombre et au détriment des créateurs. Quand j'entends certains de ces hypocrites de gauche supporter des escrocs comme la quadrature du net et justifier le pillage au nom du partage de la culture en venant donner des leçons en terme de consommation responsable, cela me trouble profondément pour le moins et pour rester poli.
Résultat de cette gabegie. On a une nouvelle génération de profiteurs, dans un état d'inculture effrayante. Bien. Joli.
Quand on n'aura pas compris qu'il ne faut pas mélanger culture et divertissement du peuple, on restera planqué dans cette ambiguïté. Appelons un chat, un chat. Hugo, c'est de la culture, Rihanna, non.
On parle bien du même peuple qui dépense du fric en téléphonie mobile, en jeux vidéos, en télé payante, en voyage pour les vacances, en fringues de marque et autres conneries pour leurs mômes ? Celui qui sort avec des caddies de 300 euros de bouffe des supermarchés ? On parle bien de celui-là ? Pillons la musique, partageons la 'culture' (alibi en béton de la gauche de la gauche pour justifier le vol) au profit du plus grand nombre et au détriment des créateurs. Quand j'entends certains de ces hypocrites de gauche supporter des escrocs comme la quadrature du net et justifier le pillage au nom du partage de la culture en venant donner des leçons en terme de consommation responsable, cela me trouble profondément pour le moins et pour rester poli.
Résultat de cette gabegie. On a une nouvelle génération de profiteurs, dans un état d'inculture effrayante. Bien. Joli.
Quand on n'aura pas compris qu'il ne faut pas mélanger culture et divertissement du peuple, on restera planqué dans cette ambiguïté. Appelons un chat, un chat. Hugo, c'est de la culture, Rihanna, non.
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JohnnyMoondog
- Messages : 93
- Enregistré le : lun. 16 janv. 2017 20:11
[quote quote=106334]
Quand on n’aura pas compris qu’il ne faut pas mélanger culture et divertissement du peuple, on restera planqué dans cette ambiguïté. Appelons un chat, un chat. Hugo, c’est de la culture, Rihanna, non.
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Oui gardons le mot culture pour le divertissement du bourgeois.
Quand on n’aura pas compris qu’il ne faut pas mélanger culture et divertissement du peuple, on restera planqué dans cette ambiguïté. Appelons un chat, un chat. Hugo, c’est de la culture, Rihanna, non.
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Oui gardons le mot culture pour le divertissement du bourgeois.
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ludo
Allez, je lance peut être une "pierre à l'eau" inutilement. Au delà du "vol" que constitue le piratage, ce qui m'agace en fait le plus dans le piratage, c'est que pratiqué trop souvent/trop intensément/à trop grande échelle, cela conduit à une dévalorisation de la création artistique.
Si je "m'insurge" parfois contre le prix des CD (qui ne revient pas intégralement aux vrais acteurs de la branche), la musique à un coût de fabrication (gestation/enregistrement/prod) et de distribution... qu'il y ait une marge "viable" qui soit tirée de ces étapes c'est normal, mais cette marge à l'apogée de ce que l'on a appelé "l'industrie musicale" a été démentielle, au point où les consommateurs se sont détournés des disquaires pour T411, et à une époque plus ancienne Napster et autres plateformes illégales de téléchargement...
Aujourd'hui, quand je vois certaines majors se "casser la figure", si je pleure, c'est pour les employés, et pas pour les actionnaires... car à avoir voulu trop tirer sur la corde et se servir dans le porte monnaie des consommateurs, le dégoût est arrivé, doucement mais sûrement...
Aujourd'hui, reste encore quelques "portes" de sortie "propres" pour les maisons de disque :
- publier des albums soignés : façon SPLHCB, ou les Archive Collection
- relancer le disque vinyle : superbe objet, difficilement copiable
Si je "m'insurge" parfois contre le prix des CD (qui ne revient pas intégralement aux vrais acteurs de la branche), la musique à un coût de fabrication (gestation/enregistrement/prod) et de distribution... qu'il y ait une marge "viable" qui soit tirée de ces étapes c'est normal, mais cette marge à l'apogée de ce que l'on a appelé "l'industrie musicale" a été démentielle, au point où les consommateurs se sont détournés des disquaires pour T411, et à une époque plus ancienne Napster et autres plateformes illégales de téléchargement...
Aujourd'hui, quand je vois certaines majors se "casser la figure", si je pleure, c'est pour les employés, et pas pour les actionnaires... car à avoir voulu trop tirer sur la corde et se servir dans le porte monnaie des consommateurs, le dégoût est arrivé, doucement mais sûrement...
Aujourd'hui, reste encore quelques "portes" de sortie "propres" pour les maisons de disque :
- publier des albums soignés : façon SPLHCB, ou les Archive Collection
- relancer le disque vinyle : superbe objet, difficilement copiable
Hum.
Depuis la naissance du disque jusqu'à aujourd'hui, il y eut les plus petits labels, les indépendants.
Prenons juste la lettre A, voyez ce qu'affiche wikipedia.
Bien sûr que les majors ont/avaient une grande importance, elles travaillent/aient aussi avec les plus petits, sur certains territoires, pour la distribution par exemple.
Tout ce petit monde se fait truander sans distinction, la seule règle qui prévaut est que le "client" garde son argent pour lui, qu'il ne donne rien à la corporation musicale et le dépense là où il ne peut pas se servir sans sortir le portemonnaie.
Hé.
[URL=http://www.casimages.com/i/170721093339552831.png.html]
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Depuis la naissance du disque jusqu'à aujourd'hui, il y eut les plus petits labels, les indépendants.
Prenons juste la lettre A, voyez ce qu'affiche wikipedia.
Bien sûr que les majors ont/avaient une grande importance, elles travaillent/aient aussi avec les plus petits, sur certains territoires, pour la distribution par exemple.
Tout ce petit monde se fait truander sans distinction, la seule règle qui prévaut est que le "client" garde son argent pour lui, qu'il ne donne rien à la corporation musicale et le dépense là où il ne peut pas se servir sans sortir le portemonnaie.
Hé.
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JohnnyMoondog
- Messages : 93
- Enregistré le : lun. 16 janv. 2017 20:11
Le profil du pirate n'est pas unique c'est pour cela que vouloir mettre tout le monde dans le même sac n'est pas recevable.
On peut aborder l'aspect moral de la chose mais n'oublions pas que nous sommes une somme d'individus.
On peut aborder l'aspect moral de la chose mais n'oublions pas que nous sommes une somme d'individus.
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ludo
Moi, je suis pas trop d'accord avec toi JB, et je pense comme JohnnyMoondog qu'il ne faut mettre tout le monde dans le même sac, et verser dans le stéréotype du "consommateur de musique qui pirate pour garder ses sous"... non... je pense qu'entre le "zéro euro" et le prix d'un CD, il y a un prix psychologique que le consommateur est prêt à payer... et il y a un prix économique qui correspond au coût de fabrication de la musique... et je reste persuadé que si un jour nous arrivions à ajuster ces prix, la musique retrouverait ses droits et nos artistes pourraient vivre de leur art....
Pour moi, personne n'est en fait tout blanc ou tout noir.... du côté de la musique, je pense pas que faire la victime soit la meilleure posture, tout comme du côté pirate coller l'étiquette "méchant voleur" soit la bonne chose à faire...
Bien compliqué quand même cette histoire
Pour moi, personne n'est en fait tout blanc ou tout noir.... du côté de la musique, je pense pas que faire la victime soit la meilleure posture, tout comme du côté pirate coller l'étiquette "méchant voleur" soit la bonne chose à faire...
Bien compliqué quand même cette histoire
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Smithers-Jones
- Messages : 70
- Enregistré le : jeu. 26 janv. 2017 14:41
Avec un streaming gratuit ou par abonnement à 10 euros le mois, on peut difficilement faire mieux au niveau du prix consommateur.
Et selon toi quel est le juste prix du CD ? Un prix économique qui correspond au coût de la fabrication de la musique, cela enlève déjà la notion de marge. Et donc les revenus de l'artiste et du producteur. Le CD n'était pas cher et en tout les cas, il ne l'est plus. C'est une fausse idée de penser qu'il l'était. Combien coûte un livre ? Pareil. Les chaines de rentabilité doivent être respectées ainsi que les revenus des producteurs et artistes. Un artiste professionnel fait de la musique aussi pour gagner de l'argent.
Non, le problème réside qu'en face du piratage et du téléchargement illégal qui a entraîné une boulimie de consommation chez les jeunes, aucun prix officiel ne résiste. Même à 5 euros, cela n'aurait pas tenu. Les gamins auraient privilégié le téléchargement. Pour la facilité, pour le côté illimité, pour la gratuité.
A part cela, vous parlez d'un monde qui n'existe déjà plus. Le CD est mort à court terme. La nouvelle génération ne connaît pas ce support. Le streaming est devenu le mode préféré des consommateurs de musique. Le téléchargement illégal ou pas s'effondre et ne représente plus aucun intérêt depuis l'arrivée du streaming et il est aussi beaucoup moins accessible depuis la fermeture de Megaupload et des autres sites illégaux les plus populaires. Le problème, c'est que ces actions sont arrivées trop tard. Le CD a souffert de l'inertie congénitale des pouvoirs publics face aux sites pirates qui utilisaient de la musique sans autorisation. Bref, résultat des courses, le support est mort, les maisons de disques et plateformes de téléchargement s'en foutent plein les poches avec le streaming et les artistes et les producteurs continuent à être sous-payés. Seuls les gros s'en sortent.
Après voleur ou pas, là n'est plus le problème. Par contre, il faut arrêter de se cacher derrière son doigt. On a mis dans les mains de gens irresponsables qui s'en contrefoutent de savoir si l'artiste est rémunéré et pour la plupart des gamins sans un sou, un outil qui leur permettaient de télécharger illégalement à volonté ce qu'ils voulaient. Ils en ont profité. Boulimie, gabegie. Comment leur en vouloir ? Ils n'ont pas un rond et on leur dit qu'ils peuvent télécharger autant qu'ils veulent sans se faire prendre et on leur offre en plus une caution anti-système. A 16 ans, il faudrait être con pour refuser l'arnaque. J'irai plutôt chercher les responsables chez les pourfendeurs du droit d'auteur pour qui sa destruction représente une évolution dans la société. Les anars, les libertaires, les altermondialistes, les anti-libéraux qui luttent contre le système, la finance et le pouvoir capitalistique et que l'on retrouve pour la plupart à la gauche de la gauche. Au cas où cela vous aurez échappé, avec le téléchargement illégal, on était au centre d'un combat idéologique avec la culture et le divertissement pris en otage.
Et selon toi quel est le juste prix du CD ? Un prix économique qui correspond au coût de la fabrication de la musique, cela enlève déjà la notion de marge. Et donc les revenus de l'artiste et du producteur. Le CD n'était pas cher et en tout les cas, il ne l'est plus. C'est une fausse idée de penser qu'il l'était. Combien coûte un livre ? Pareil. Les chaines de rentabilité doivent être respectées ainsi que les revenus des producteurs et artistes. Un artiste professionnel fait de la musique aussi pour gagner de l'argent.
Non, le problème réside qu'en face du piratage et du téléchargement illégal qui a entraîné une boulimie de consommation chez les jeunes, aucun prix officiel ne résiste. Même à 5 euros, cela n'aurait pas tenu. Les gamins auraient privilégié le téléchargement. Pour la facilité, pour le côté illimité, pour la gratuité.
A part cela, vous parlez d'un monde qui n'existe déjà plus. Le CD est mort à court terme. La nouvelle génération ne connaît pas ce support. Le streaming est devenu le mode préféré des consommateurs de musique. Le téléchargement illégal ou pas s'effondre et ne représente plus aucun intérêt depuis l'arrivée du streaming et il est aussi beaucoup moins accessible depuis la fermeture de Megaupload et des autres sites illégaux les plus populaires. Le problème, c'est que ces actions sont arrivées trop tard. Le CD a souffert de l'inertie congénitale des pouvoirs publics face aux sites pirates qui utilisaient de la musique sans autorisation. Bref, résultat des courses, le support est mort, les maisons de disques et plateformes de téléchargement s'en foutent plein les poches avec le streaming et les artistes et les producteurs continuent à être sous-payés. Seuls les gros s'en sortent.
Après voleur ou pas, là n'est plus le problème. Par contre, il faut arrêter de se cacher derrière son doigt. On a mis dans les mains de gens irresponsables qui s'en contrefoutent de savoir si l'artiste est rémunéré et pour la plupart des gamins sans un sou, un outil qui leur permettaient de télécharger illégalement à volonté ce qu'ils voulaient. Ils en ont profité. Boulimie, gabegie. Comment leur en vouloir ? Ils n'ont pas un rond et on leur dit qu'ils peuvent télécharger autant qu'ils veulent sans se faire prendre et on leur offre en plus une caution anti-système. A 16 ans, il faudrait être con pour refuser l'arnaque. J'irai plutôt chercher les responsables chez les pourfendeurs du droit d'auteur pour qui sa destruction représente une évolution dans la société. Les anars, les libertaires, les altermondialistes, les anti-libéraux qui luttent contre le système, la finance et le pouvoir capitalistique et que l'on retrouve pour la plupart à la gauche de la gauche. Au cas où cela vous aurez échappé, avec le téléchargement illégal, on était au centre d'un combat idéologique avec la culture et le divertissement pris en otage.
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ludo
Bien que je sois un grand consommateur de streaming musical payant (Spotify), j'avoue ne pas totalement approuver le modèle économique de rémunération de l'artiste :


Pour ce que tu dis ensuite, je pense qu'en fait, c'est une question de prise de considération du statut de l'artiste... un statut qui est bien mal en point, puisque aujourd'hui, des enquêtes démontrent que 40 % des artistes enregistrés à la SACEM perçoivent moins de 15 000 euros par an


Pour ce que tu dis ensuite, je pense qu'en fait, c'est une question de prise de considération du statut de l'artiste... un statut qui est bien mal en point, puisque aujourd'hui, des enquêtes démontrent que 40 % des artistes enregistrés à la SACEM perçoivent moins de 15 000 euros par an
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JohnnyMoondog
- Messages : 93
- Enregistré le : lun. 16 janv. 2017 20:11
Tiens cela me fait penser que je n'ai jamais acheté un roman en édition standard de ma vie.
Le prix m'en a toujours dissuadé, pourtant j'ai investi dans des livres, des bio et autre mais les romans toujours en poche ou pour Ian Fleming la collection Bouquin en papier bible.
Le prix m'en a toujours dissuadé, pourtant j'ai investi dans des livres, des bio et autre mais les romans toujours en poche ou pour Ian Fleming la collection Bouquin en papier bible.
[URL=http://www.casimages.com/i/170724031736558717.png.html]
[/URL]
La tendance est en effet à la dématérialisation, à youtube, au streaming.
"Oui, mais le vinyle ??!" bondit l'alerte bobo.
En baisse aussi (- 9,1% selon la RIAA) en 2016.
Ceci digéré, on annonçait la disparition pure et simple du CD pour... 2012 !
(à suivre).
[/URL]La tendance est en effet à la dématérialisation, à youtube, au streaming.
"Oui, mais le vinyle ??!" bondit l'alerte bobo.
En baisse aussi (- 9,1% selon la RIAA) en 2016.
Ceci digéré, on annonçait la disparition pure et simple du CD pour... 2012 !
(à suivre).
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Smithers-Jones
- Messages : 70
- Enregistré le : jeu. 26 janv. 2017 14:41
[quote quote=106488]
Pour ce que tu dis ensuite, je pense qu’en fait, c’est une question de prise de considération du statut de l’artiste… un statut qui est bien mal en point, puisque aujourd’hui, des enquêtes démontrent que 40 % des artistes enregistrés à la SACEM perçoivent moins de 15 000 euros par an
[/quote]
Oh la! On en est bien loin. On tourne plutôt à 95% des sociétaires SACEM qui gagnent moins de 15 000 euros par an soit moins d'un SMIC. Après, il faut relativiser. Sur les 95%, il y en a évidemment peu qui sont des créateurs professionnels vu le niveau de rémunération.
Plutôt que de se polariser sur la SACEM dont le système est équitable puisque les sommes sont réparties selon les exploitations (en dehors des répartitions sur la collecte au forfait), il vaudrait mieux aller voir du côté des sociétés de répartition de droits voisins comme la Spedidam ou l'Adami. Le vrai scandale est là.
En ce qui concerne les chiffres que tu publies plus haut, petite précision qui a son importance. La confusion entre producteur et distributeur. Je lis 1 euro pour l'artiste et 18 euros pour le producteur. Je dis non. Partiellement non. Tout d'abord, la proportion me semble énorme. Ensuite, il faut savoir ce que l'on entend par producteur. Si l'exploitant est aussi le producteur, le chiffre de 1 pour 18 est bon (à la condition que la proportion soit bonne, mais à mon avis, cela doit inclure les commissions prises par les plateformes de streaming). Si l'exploitant n'est pas le producteur, celui-ci recevra quasiment autant que l'artiste, c'est-à-dire en gros 3. Tout cela pour dire que cela dépend des contrats et des situations. Si le producteur passe en direct sans intermédiaire ou si le producteur est obligé faire une licence d'exploitation avec un exploitant/distributeur.
Je prends un exemple. Tu es producteur. Tu signes un contrat avec un artiste sur lequel tu t'engages à lui reverser entre 8 et 14% du prix de gros HT sur 82% des ventes (contrat classique). Si tu es un producteur indépendant sans distribution, tu vas confier la distribution à une maison de disques et dans ce cas, deux cas de figures : un contrat de licence où tu vas recevoir en gros 24 % du PGHT et sur lequel tu vas devoir reverser à l'artiste en gros 40 % du montant. Ou un contrat de distribution sur lequel tu vas recevoir 60% pour reverser 20%.
Pour ce que tu dis ensuite, je pense qu’en fait, c’est une question de prise de considération du statut de l’artiste… un statut qui est bien mal en point, puisque aujourd’hui, des enquêtes démontrent que 40 % des artistes enregistrés à la SACEM perçoivent moins de 15 000 euros par an
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Oh la! On en est bien loin. On tourne plutôt à 95% des sociétaires SACEM qui gagnent moins de 15 000 euros par an soit moins d'un SMIC. Après, il faut relativiser. Sur les 95%, il y en a évidemment peu qui sont des créateurs professionnels vu le niveau de rémunération.
Plutôt que de se polariser sur la SACEM dont le système est équitable puisque les sommes sont réparties selon les exploitations (en dehors des répartitions sur la collecte au forfait), il vaudrait mieux aller voir du côté des sociétés de répartition de droits voisins comme la Spedidam ou l'Adami. Le vrai scandale est là.
En ce qui concerne les chiffres que tu publies plus haut, petite précision qui a son importance. La confusion entre producteur et distributeur. Je lis 1 euro pour l'artiste et 18 euros pour le producteur. Je dis non. Partiellement non. Tout d'abord, la proportion me semble énorme. Ensuite, il faut savoir ce que l'on entend par producteur. Si l'exploitant est aussi le producteur, le chiffre de 1 pour 18 est bon (à la condition que la proportion soit bonne, mais à mon avis, cela doit inclure les commissions prises par les plateformes de streaming). Si l'exploitant n'est pas le producteur, celui-ci recevra quasiment autant que l'artiste, c'est-à-dire en gros 3. Tout cela pour dire que cela dépend des contrats et des situations. Si le producteur passe en direct sans intermédiaire ou si le producteur est obligé faire une licence d'exploitation avec un exploitant/distributeur.
Je prends un exemple. Tu es producteur. Tu signes un contrat avec un artiste sur lequel tu t'engages à lui reverser entre 8 et 14% du prix de gros HT sur 82% des ventes (contrat classique). Si tu es un producteur indépendant sans distribution, tu vas confier la distribution à une maison de disques et dans ce cas, deux cas de figures : un contrat de licence où tu vas recevoir en gros 24 % du PGHT et sur lequel tu vas devoir reverser à l'artiste en gros 40 % du montant. Ou un contrat de distribution sur lequel tu vas recevoir 60% pour reverser 20%.
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JohnnyMoondog
- Messages : 93
- Enregistré le : lun. 16 janv. 2017 20:11
Quand le CD s'est démocratisé on annonçait la disparition du vinyle.
Et à l'époque point n'était question de piratage.
Pour le CD c'est plus ou moins la même chose.
Bien sûr le piratage massif n'aide pas mais de toute façon il existe encore un marché pour cette galette de 12 cm.
Les trois formats cohabitent et continueront à cohabiter encore un certain temps.
Et à l'époque point n'était question de piratage.
Pour le CD c'est plus ou moins la même chose.
Bien sûr le piratage massif n'aide pas mais de toute façon il existe encore un marché pour cette galette de 12 cm.
Les trois formats cohabitent et continueront à cohabiter encore un certain temps.
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ludo
On devrait se réjouir de l'avènement du streaming. EN effet, c'est en soit le mode de propagation de la culture le plus économique, surtout avec la baisse phénoménale du coût de transit et de stockage des données... mais voilà, ça ne reste "que du MP3"... même en écoute HD sur des plateformes de streaming on reste un peu sur sa faim, même avec un matériel de qualité....
Donc pour moi, il doit/devrait y avoir une cohabitation intelligente de tous les supports... et surtout que les éditeurs/artistes se tournent vers des éditions plus classes : a-t-on envie de pirater un "Archive collection" qu'on achète presque plus pour le bouquin et les goodies que pour les CD/DVD ?
Si finalement la bien-nommée "industrie musicale" était en train de mourrir du fait de son appétit démesuré pour l'argent et de son incapacité à se renouveler ?
Donc pour moi, il doit/devrait y avoir une cohabitation intelligente de tous les supports... et surtout que les éditeurs/artistes se tournent vers des éditions plus classes : a-t-on envie de pirater un "Archive collection" qu'on achète presque plus pour le bouquin et les goodies que pour les CD/DVD ?
Si finalement la bien-nommée "industrie musicale" était en train de mourrir du fait de son appétit démesuré pour l'argent et de son incapacité à se renouveler ?







