Si il y a un responsable à ce raté, ce naufrage complet, c'est l'égo surdimensionné de Paul !!
Outre le fait que Paul est un piètre acteur (le plus mauvais des 4), son égo torpilla d'entrée le film concernant le scripte !
Paul avait au départ demandé à Willie Russell (un brillant scénariste, vainqueur d'un Award, de lui écrire un scénario) le même gars qui avait écrit le "musical" "John, Paul, George, Ringo... and Bert' qui reçu des éloges à l'époque.
Finalement non, pas assez bon pour Paul.
"It was a nice idea and it may be possible to resurrect at some point, but I felt it wasn't quite right for me at the time" (Paul)
Puis il se tourna vers un autre scénariste Trevor Nunn, un autre brillant scénariste multi-récompensé, mais là encore une fois, pas assez bon pour qui vous savez.
Finalement l'égomanie de Paul lui dit qu'il était le plus apte à l'écrire lui-même !
Et pour écrire le scénario, il partit d'une anecdote que lui avait raconté Chris Thomas (producteur de "Back to the Egg") à propos d'un de ses assistants qui devant amener les masters du disque que Chris Thomas venait de produire à l'usine de pressage, mais les avait oublié sur un quai de gare. Quand cet assistant remarqua son oubli, il courut vers la gare et retrouva les bandes à l'endroit où il les avaient oublié. La boîte des bandes était trempée, mais heureusement les bandes étaient intactes.
Les bandes en question étaient celle de l'album "Never Mind the Bollocks" de qui vous savez !
On connait tous l'histoire que "Yesterday" lui est apparu dans un rêve.
Une autre chanson de cet album lui est apparue en rêve.
Paul avait rêvé des Rolling Stones et qu'ils interprétaient une chanson nommée "No Values". Il fit des recherches pour voir si les Stones avaient une telle chanson dans leur catalogue.
Quand il s'aperçu que non, il l'écrivit lui-même (à la manière des Pierres).
Ce fut aussi l'époque où Paul avait reçu une grosse proposition pour apparaître dans plusieurs épisodes de la série "Dallas" et où il envisageait de rentrer vraiment en politique.
Tous ces faits, en plus de l'implication de Paul dans son film, ont représenté le point le plus bas dans sa relation avec Linda, qui le menaça de le quitter.
Mais comme le dira plus tard George Harrison, ce film a été une bonne chose, car les virulentes critiques à l'égard du dilm de Paul, ont permis de dégonfler l'égo hors-norme de Pauly.
