Je lisais il y a quelques temps une interview de George harrison, dans laquelle il parle de la session de travail sur "While my Guitar gently Weeps"... et donc de la présence de Clapton.
Ce qui est intéressant dans cette interview, c'est la surprise de Clapton à voir comment les beatles travaillent : alors que lui et cream répètent inlassablement les titres hors studios pour les perfectionner et passer le moins de temps possible en studio (et faire baisser la facture), les beatles sont tout l'inverse : ils arrivent avec des bribes et des démos et travaillent, travaillent, travaillent en studio, au gros désespoir des techniciens, contraints de supporter prises sur prises et engueulades entre les membres...
Alors les beatles : Enfants gâtés ? irresponsables financièrement ?
Enfants gâtés ? irresponsables financièrement ?
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OlivierNorthernSon
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- Enregistré le : lun. 16 janv. 2017 13:33
L'Art avant tout!
Seul le résultat compte : le double blanc, le meilleur album de l'histoire de la galaxie!
Seul le résultat compte : le double blanc, le meilleur album de l'histoire de la galaxie!
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JohnnyMoondog
- Messages : 93
- Enregistré le : lun. 16 janv. 2017 20:11
Oui mais les Beatles étaient chez EMI et enregistraient aux frais de EMI.
Et vue la popularité et ce que rapportaient les Beatles à EMI ils avaient droit à ce luxe.
Je ne connais pas les clauses du contrat qui liait les Beatles à EMI et comment était prévu le financement des enregistrements mais ce n'étaient sans doute pas les Beatles qui payaient immédiatement la note. Surtout qu'au final malgré les sommes investies ils gagnaient de l'argent sur les disques.
N'oublions pas non plus que jusqu'en 1966 inclus les Beatles gagnaient confortablement leur vie grâce aux tournées sans oublier les produits dérivés.
Au moment du double blanc, et la disparition entre temps de Brian, les Beatles commençaient seulement à se soucier véritablement de la question financière en voulant devenir des hommes d'affaire, que le fiasco d'Apple allait mettre assez brutalement en face de la réalité.
De l'autre coté mêmes question sur le financement des enregistrements de Cream et de leur rapport à l'argent.
Et vue la popularité et ce que rapportaient les Beatles à EMI ils avaient droit à ce luxe.
Je ne connais pas les clauses du contrat qui liait les Beatles à EMI et comment était prévu le financement des enregistrements mais ce n'étaient sans doute pas les Beatles qui payaient immédiatement la note. Surtout qu'au final malgré les sommes investies ils gagnaient de l'argent sur les disques.
N'oublions pas non plus que jusqu'en 1966 inclus les Beatles gagnaient confortablement leur vie grâce aux tournées sans oublier les produits dérivés.
Au moment du double blanc, et la disparition entre temps de Brian, les Beatles commençaient seulement à se soucier véritablement de la question financière en voulant devenir des hommes d'affaire, que le fiasco d'Apple allait mettre assez brutalement en face de la réalité.
De l'autre coté mêmes question sur le financement des enregistrements de Cream et de leur rapport à l'argent.
Mouais... en fait les Beatles faisaient exactement pareil que Cream à la différence prêt qu'ils répétaient en studio ce qui leur permettait d'enregistrer l'évolution des chansons; rien de fou à tout cela. Evidemment, Cream ne boxait pas du tout dans la même catégorie et ne pouvait probablement pas se permettre de passer beaucoup de temps en studio. Les stones faisaient par contre tout comme les Beatles comme le montre notamment le doc de Godard où l'on voit l'évolution spectaculaire de Sympathy for the devil. Tout est en fait une simple question de budget.
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ludo
[quote quote=106552]Oui mais les Beatles étaient chez EMI et enregistraient aux frais de EMI.
Et vue la popularité et ce que rapportaient les Beatles à EMI ils avaient droit à ce luxe.
Je ne connais pas les clauses du contrat qui liait les Beatles à EMI et comment était prévu le financement des enregistrements mais ce n’étaient sans doute pas les Beatles qui payaient immédiatement la note. Surtout qu’au final malgré les sommes investies ils gagnaient de l’argent sur les disques.
[/quote]Si on en croit différents bouquins que je dévore sur le Double Blanc, à vrai dire, ça amusait pas trop les comptables de EMI que les Beatles glandouillent en studio... de plus et sur cette période, au tout début des sessions du Double blanc, quand les beatles allaient au studio Trident pour utiliser les magneto 8 pistes, ça coûtait une véritable fortune, et ces factures étaient pas forcément les bienvenues
Et vue la popularité et ce que rapportaient les Beatles à EMI ils avaient droit à ce luxe.
Je ne connais pas les clauses du contrat qui liait les Beatles à EMI et comment était prévu le financement des enregistrements mais ce n’étaient sans doute pas les Beatles qui payaient immédiatement la note. Surtout qu’au final malgré les sommes investies ils gagnaient de l’argent sur les disques.
[/quote]Si on en croit différents bouquins que je dévore sur le Double Blanc, à vrai dire, ça amusait pas trop les comptables de EMI que les Beatles glandouillent en studio... de plus et sur cette période, au tout début des sessions du Double blanc, quand les beatles allaient au studio Trident pour utiliser les magneto 8 pistes, ça coûtait une véritable fortune, et ces factures étaient pas forcément les bienvenues
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OlivierNorthernSon
- Messages : 962
- Enregistré le : lun. 16 janv. 2017 13:33
...sauf que des années plus tard, ça permet de sortir les Anthology et de gagner des tas de millions de livres.
...puis rebelotte avec des coffrets (le premier : Pepper) et des tas d'euros...ah non, de livres encore, sacrés anglais!
... et plus tard encore, des sessions complètes et des tas de je ne sais quoi, on verra bien.
Bref, ces enfants gâtés étaient des génies de la phynance (c'est vrai que ça ne se voyait pas forcément au début) ... du moins, ils étaient bien, très bien conseillés.
...puis rebelotte avec des coffrets (le premier : Pepper) et des tas d'euros...ah non, de livres encore, sacrés anglais!
... et plus tard encore, des sessions complètes et des tas de je ne sais quoi, on verra bien.
Bref, ces enfants gâtés étaient des génies de la phynance (c'est vrai que ça ne se voyait pas forcément au début) ... du moins, ils étaient bien, très bien conseillés.
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OlivierNorthernSon
- Messages : 962
- Enregistré le : lun. 16 janv. 2017 13:33
[quote quote=106627]oui là on est hors catégorie, depuis bien longtemps ils avaient carte blanche…
[/quote]
Carte blanche pour le double blanc!
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Carte blanche pour le double blanc!
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ludo
[quote quote=106562]…sauf que des années plus tard, ça permet de sortir les Anthology et de gagner des tas de millions de livres.
[/quote]Je sais pas si à l'époque EMI était aussi visionnaire
[/quote]Je sais pas si à l'époque EMI était aussi visionnaire
[quote quote=106658]
Carte blanche pour le double blanc!
[/quote]
ah oui peut etre bien... pas avant alors
oui là on est hors catégorie, depuis bien longtemps ils avaient carte blanche…
Carte blanche pour le double blanc!
[/quote]
ah oui peut etre bien... pas avant alors
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ludo
Bon... à noter que les Beatles pouvaient parfois être un peu pingre.... G. Martin percevra la magistrale somme de 25 livres pour écrire la partition cuivre de "Mother nature Son"... Royal !
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OlivierNorthernSon
- Messages : 962
- Enregistré le : lun. 16 janv. 2017 13:33
[quote quote=106697]
ah oui peut etre bien… pas avant alors
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C'était juste un jeu de mot par rapport au début de la conversation.
oui là on est hors catégorie, depuis bien longtemps ils avaient carte blanche…
Carte blanche pour le double blanc!
ah oui peut etre bien… pas avant alors
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C'était juste un jeu de mot par rapport au début de la conversation.
oui enfin les techniciens étaient payés pour, donc bon si ça les gênait ils pouvaient aller voir ailleurs. Mais non ils restaient. Et bien d'entre eux ont sortis des bouquins sur leur expérience avec les Beatles et ont gagné du fric dessus (comme Geoff Emerick par exemple). Et s'ils avaient envie de payer des sommes extravagantes pour leurs gadgets musical c'était leur problème. J'ai horreur des mecs qui crachent dans la soupe après s'en être bien servi.
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ludo
[quote quote=107011]oui enfin les techniciens étaient payés pour, donc bon si ça les gênait ils pouvaient aller voir ailleurs. Mais non ils restaient. Et bien d’entre eux ont sortis des bouquins sur leur expérience avec les Beatles et ont gagné du fric dessus (comme Geoff Emerick par exemple). Et s’ils avaient envie de payer des sommes extravagantes pour leurs gadgets musical c’était leur problème. J’ai horreur des mecs qui crachent dans la soupe après s’en être bien servi.
[/quote]En fait, en lisant interview et récits, les techniciens studios parlent certes de ces dérapages horaires, mais surtout de l'ambiance parfois très tendue qu'il y avait en studio... en gros l'argent ne fait pas tout
[/quote]En fait, en lisant interview et récits, les techniciens studios parlent certes de ces dérapages horaires, mais surtout de l'ambiance parfois très tendue qu'il y avait en studio... en gros l'argent ne fait pas tout
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JohnnyMoondog
- Messages : 93
- Enregistré le : lun. 16 janv. 2017 20:11
[quote quote=106746]Bon… à noter que les Beatles pouvaient parfois être un peu pingre…. G. Martin percevra la magistrale somme de 25 livres pour écrire la partition cuivre de « Mother nature Son »… Royal !
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Ne serait-ce pas une relecture de l'histoire?
Je deviens méfiant. Il y a les faits et l'interprétation des faits.
Cette histoire de 25 livres (sterling!) est anecdotique mais voila qu'on lui donne un sens subjectif par l'éclairage que l'on fait là dessus.
George Martin et les Beatles c'étaient une relation de travail. Dans cette relation il y a les codes et les pratiques usuelles.
Comment s'est décidé ce montant de 25 livres?
N'était-ce pas simplement un cachet standard? Y a-t-il eu discussion ou cela s'est fait naturellement?
Comment est sortie cette histoire de 25 livres, est-ce George lui-même?
S'en est-il plaint ou était-ce une simple remarque amusée en se remémorant ce glorieux passé?
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Ne serait-ce pas une relecture de l'histoire?
Je deviens méfiant. Il y a les faits et l'interprétation des faits.
Cette histoire de 25 livres (sterling!) est anecdotique mais voila qu'on lui donne un sens subjectif par l'éclairage que l'on fait là dessus.
George Martin et les Beatles c'étaient une relation de travail. Dans cette relation il y a les codes et les pratiques usuelles.
Comment s'est décidé ce montant de 25 livres?
N'était-ce pas simplement un cachet standard? Y a-t-il eu discussion ou cela s'est fait naturellement?
Comment est sortie cette histoire de 25 livres, est-ce George lui-même?
S'en est-il plaint ou était-ce une simple remarque amusée en se remémorant ce glorieux passé?




