Flowers in the Past

Forum de discussion orienté sur la vie et l'oeuvre des Beatles, mais aussi à la vie et l'oeuvre de Paul, George, Ringo et John
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JBBarras
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Enregistré le : lun. 16 janv. 2017 07:06

Dans quelques jours, réédition (ultra controversée , mais c'est un autre débat) de 'Flowers in the Dirt'.
Ce LP est donné aujourd'hui pour celui qui sonna le retour en grace de Sir Mc, après des années d'errance au pays de la variété la plus collante, se souvenir (ou oublier) des terribles Spies Like Us, Stranglehold voire, au fin fond du trou, Once Upon A Long Ago. En 1987, les vers commençaient à grignoter la dépouille de McCartney.
Et c'est là que déboule 'My Brave Face'. Une intro atroce qui amène, contre toute attente, à une bonne chanson. Qui est co-signée par Elvis Costello, Sauveur en chef d'un ex-beatle complètement largué.
'My Brave Face' ouvre en grand 'Flowers in the Dirt', sitôt suivi par le néant, misérable 'Rough Ride' propre à décourager le plus ardent fidèle d'une vieille gloire désormais momifiée.
Sauf que, sans crier gare, les deux chansons suivantes tapent fort, c'est quoi ce disque ?
En 5, un vilain machin orné de la boueuse participation de David Gilmour, sera, contre toute attente, hautement apprécié par la frange 'Paul&Linda'. Passons, 'Put It There' réconcilie tout le monde.
Après, il ne s'agit plus de courage, mais de protection rapprochée, Paulo et ses producteurs infligeant au candide le pire du pire au finish, Motor of Love et Ou est le Soleil.
Bref.
Ce simili-album composite (il y a plein de producteurs dessus) vaut la peine d'être entendu pour ses temps forts, vu qu'il y en a. Toutefois, les temps faibles sont à égalité, et nous voilà à blablater, comme d'hab, d'une publication MPL très en dessous des Beatles, très en dessous des disques publiés en 1989.
Ce disque ouvre l'ère des grands raouts inutiles, la valse des producteurs (Flaming pie, New) n'amène rien, si ce n'est dissoudre les bonnes intentions.
StanMorel
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Je suis bien d'accord sur le problème de la multiplication des producteurs qui est moins porteuse que la multiplication des pains;

Les habitués du forum de Steeve Hoffman auront noté à ce sujet que certains auditeurs privilégiés du coffret en avant-première sont emballés par le cd bonus n°3 qui pourrait remettre les pendules à l'heure en présentant des versions studios "live" de nombreux titres sans les défauts de production de l'album. A 130 euros la bête, on n'en attend pas moins me direz-vous ;)
JBBarras
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Tant mieux pour les fans.
Sinon, un nom fait dresser le poil du rock'n'roller pacifique : Trevor Horn. Idole des producteurs de zone B, héros des ingés-son '80s, il personnifie alors le plus rutilant mainstream.
McCartney, à l'affût des vulgaires tendances comme il se doit, convoque le héros du jour. Le résultat est consternant, Macca n'ayant plus, depuis belle lurette, un pop hit à lustrer.
'My Brave Face', sympa comme tout, eut été "une chanson pour Ringo" si Lennon n'avait pas décidé de crucifier son groupe the Beatles.
VALTON
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[quote quote=98501] voire, au fin fond du trou, Once Upon A Long Ago. En 1987, les vers commençaient à grignoter la dépouille de McCartney.  [/quote]

Je suis d'accord pour les vermicelles, et j'en reprendrais bien un petit peu. En revanche je trouve que Once Upon etc..., hormis la platitude des paroles et cette curieuse impression "d'absence" comme s'il n'était pas vraiment là ou pas trop concerné (comme sur nombre de chansons de l'album Press To Play), marque "plutot" le debut de la remontée, meme si le chemin est long (et la pente est raide comme aurait dit un ancien premier ministre français).
VALTON
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[quote quote=98501]Dans quelques jours, réédition (ultra controversée , mais c’est un autre débat) de ‘Flowers in the Dirt’. Ce LP est donné aujourd’hui pour celui qui sonna le retour en grace de Sir Mc, après des années d’errance au pays de la variété la plus collante, se souvenir (ou oublier) des terribles Spies Like Us, Stranglehold voire, au fin fond du trou, Once Upon A Long Ago. En 1987, les vers commençaient à grignoter la dépouille de McCartney. Et c’est là que déboule ‘My Brave Face’. Une intro atroce qui amène, contre toute attente, à une bonne chanson. Qui est co-signée par Elvis Costello, Sauveur en chef d’un ex-beatle complètement largué. ‘My Brave Face’ ouvre en grand ‘Flowers in the Dirt’, sitôt suivi par le néant, misérable ‘Rough Ride’ propre à décourager le plus ardent fidèle d’une vieille gloire désormais momifiée. Sauf que, sans crier gare, les deux chansons suivantes tapent fort, c’est quoi ce disque ? En 5, un vilain machin orné de la boueuse participation de David Gilmour, sera, contre toute attente, hautement apprécié par la frange ‘Paul&Linda’. Passons, ‘Put It There’ réconcilie tout le monde. Après, il ne s’agit plus de courage, mais de protection rapprochée, Paulo et ses producteurs infligeant au candide le pire du pire au finish, Motor of Love et Ou est le Soleil. Bref. Ce simili-album composite (il y a plein de producteurs dessus) vaut la peine d’être entendu pour ses temps forts, vu qu’il y en a. Toutefois, les temps faibles sont à égalité, et nous voilà à blablater, comme d’hab, d’une publication MPL très en dessous des Beatles, très en dessous des disques publiés en 1989. Ce disque ouvre l’ère des grands raouts inutiles, la valse des producteurs (Flaming pie, New) n’amène rien, si ce n’est dissoudre les bonnes intentions. [/quote]

Un peu sé-vers tout ça non ? et ca veut dire quoi "tres en dessous des disques publiés en 1989" ? sans rire...bon, je peux comprendre qu'avec le temps le lustre de l'album, tres clinquant et dans le ton de l'époque, se soit un peu emoussé, c'est sur. Mais enfin je ne vois pas en quoi Distractions taperait plus fort qu'un Rough Ride qui a ses moments, notamment le refrain, a la premiere ecoute de l'album c'est vraiment a ce moment précis ou je m'étais dit "tiens ça y est en effet il revient le bougre"...meme chose avec We Got Married, il y avait bien longtemps que le Mac ne nous avait pas servi un morceau aussi epique, avec franchement une excellente intro de surcroit. Alors oui, aujourd'hui c'est devenu un loukoum peu digeste, ok. Mais, comme toujours, remettons nous dans l'époque...Alors certes, il y a toujours ces moments de complaisance un peu faciles (on tolerera How Many People, on execrera fort logiquement Motor of Love)...Mais au final - parce que quand meme, hein - plus de points hauts que de points bas, et beaucoup ont redecouvert Macca a ce moment là, je m'en souviens bien autour de moi c'était ambiance "Paulo sauvé des eaux" certains me disant meme qu'ils le preferaient alors plutot que "les Beatles"...bon, on en demandait pas tant, comme quoi...Maintenant oui c'est assez juste de dire qu'il nous sort toujours un peu la meme "approche", le meme type d'album : la belle boite de Quality Street assez irreprochable sur le moment, avec plein de producteurs a la mode dedans. En revanche un moment penible : le "clip" de We Got Married ou il a rarement ete aussi putassier et racoleur avec ses clins d'oeil ineptes...passons...ça lui a passé avec l'age a priori, il en fait moins des tonnes aujourd'hui et c'est tant mieux...
ludo

[quote quote=98501]la valse des producteurs (Flaming pie, New) n’amène rien [/quote] J'ai toujours pensé cela... et d'ailleurs, l'omni-présence de Martin avec les Beatles est sans nul doute la raisons pour laquelle le groupe a eu cette homogénéité évolutive au niveau des albums...

Mais bon, faut aussi être lucide que faire appel à de multiples producteur, ça permet de ratisser très très large.... d'offrir aux auditeurs des sonorités différentes....

Je dirais presque, que le choix de faire appel à de multiples producteurs, c'est la garantie d'avoir un disque ni-bon, ni-mauvais....
Smithers-Jones
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la valse des producteurs (Flaming pie, New) n’amène rien

J’ai toujours pensé cela… et d’ailleurs, l’omni-présence de Martin avec les Beatles est sans nul doute la raisons pour laquelle le groupe a eu cette homogénéité évolutive au niveau des albums… Mais bon, faut aussi être lucide que faire appel à de multiples producteur, ça permet de ratisser très très large…. d’offrir aux auditeurs des sonorités différentes…. Je dirais presque, que le choix de faire appel à de multiples producteurs, c’est la garantie d’avoir un disque ni-bon, ni-mauvais…. [/quote]

C'est un peu vrai que cela réduit le risque d'être déçu par le choix d'un producteur. Comme je le suis, par exemple, par le choix de Godrich sur Chaos. Alors qu'ici, avec Flowers, j'arrive quand même à me construire un très acceptable demi-album. J'aime beaucoup 'This One' et son côté 'Beatles in India', les deux merveilleuses ballades que sont 'Put it There' et 'Distractions', 'Rough Ride' et surtout 'Figure of Eight' (je préfère la version single) qui restent de bons souvenirs de Macca sur scène. Je ne déteste pas 'We Got Married' avec la guitare de Gilmour. Au contraire. Par contre, cet album est celui des fameux rendez-vous manqués de McCartney. Dans les années 80, ce sont les tentatives avec Eric Stewart ou Stevie Wonder. Ici c'est avec Trevor Horn et Elvis Costello. Avec Trevor, c'est surtout un problème de méthode. Difficilement compatible avec McCartney. On n'aura pas eu le meilleur des deux, bien que Rough Ride et Figure of Eight tiennent finalement bien la rampe. Dommage, cela aurait pu faire un album sublime. Horn aurait pu devenir le nouveau George Martin pour McCartney. Pour Costello, c'est juste un manque total d'inspiration. Seule la sémillante 'My Brave Face' peut être sauvée de ce naufrage. Elvis n'était pas non plus dans une période faste.

 
OlivierNorthernSon
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J'ai eu la chance de ne pas vivre en direct les années difficiles de Macca. Son premier disque que j'ai  acheté à la sortie fut Once upon que j'aime bien (mon tout premier CD) et le premier album, donc, Flowers. Mes ami(e)s de la fac l'aimait bien, cet album, je n'avais pas l'impression d'écouter un dinosaure et je suppose que cela est en partie dû à la production "d'époque" qui, aujourd'hui, sonne parfois datée. Et puis il y a eu la tournée, je commençais juste à aller à des concerts, je ne me rendais pas compte de ma chance, tout coulait de source...

Ma chanson préférée de l'album est Put it There et je ne suis pas allergique à Où est le soleil que je trouve rigolote et puis j'aimais bien entendre Paul chanter en français comme dans Michelle!

Je l'ai beaucoup écouté cet album, puis un peu oublié. Mais il y en a tellement à écouter!

Il reste associé, vous l'avez compris, à un moment très particulier de ma vie d'admirateur de Paul McCartney. Aussi, cette histoire de titres à télécharger me gâche un peu la fête : la découverte des CD 4 titres était aussi un grand plaisir de l'époque.
OlivierNorthernSon
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Je dirais presque, que le choix de faire appel à de multiples producteurs, c’est la garantie d’avoir un disque ni-bon, ni-mauvais….

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Bien formulé!
OlivierNorthernSon
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voire, au fin fond du trou, Once Upon A Long Ago. En 1987, les vers commençaient à grignoter la dépouille de McCartney.

Je suis d’accord pour les vermicelles, et j’en reprendrais bien un petit peu. En revanche je trouve que Once Upon etc…, hormis la platitude des paroles et cette curieuse impression « d’absence » comme s’il n’était pas vraiment là ou pas trop concerné (comme sur nombre de chansons de l’album Press To Play), marque « plutot » le debut de la remontée, meme si le chemin est long (et la pente est raide comme aurait dit un ancien premier ministre français). [/quote]

Oui! je me souviens d'un article d'Antoine De Caunes qui mettait l'accent sur la face B, première collaboration avec Elvis Costello en qui Macca croyait avoir trouvé son nouveau Lennon... "Back on My Feet" le titre de cette face B était d'ailleurs particulièrement évocateur...
JBBarras
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[quote quote=98586]Par contre, cet album est celui des fameux rendez-vous manqués de McCartney. Dans les années 80, ce sont les tentatives avec Eric Stewart ou Stevie Wonder. Ici c’est avec Trevor Horn et Elvis Costello. Avec Trevor, c’est surtout un problème de méthode. Difficilement compatible avec McCartney. On n’aura pas eu le meilleur des deux, bien que Rough Ride et Figure of Eight tiennent finalement bien la rampe.[/quote]Trevor Horn a en effet fait recette en produisant ABC, Frankie Goes to Hollywood, Cher, Grace Jones, Simple Minds, Seal, Propaganda ou Tina Turner, entre autres. Un de ses hauts faits est d'avoir réussi à tailler un tube en or pour... Yes !
VALTON
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[quote quote=98591]

« Back on My Feet » le titre de cette face B était d’ailleurs particulièrement évocateur… [/quote]

hé oui...tout comme les paroles tout aussi evocatrices de "Motor of Love".

Si le morceau lui meme ne passionne pas grand monde, certaines des paroles (dans le plus pur style beatlesien) semblent en dire long :


<span style="color: #000000; font-family: proxnov-reg, arial, sans-serif; font-size: medium;">There was a time,</span>

<span style="color: #000000; font-family: proxnov-reg, arial, sans-serif; font-size: medium;">When I was down and counted out,</span><br style="box-sizing: border-box; color: #000000; font-family: proxnov-reg, arial, sans-serif; font-size: medium;" /><span style="color: #000000; font-family: proxnov-reg, arial, sans-serif; font-size: medium;">Well I remember I felt so bad</span><br style="box-sizing: border-box; color: #000000; font-family: proxnov-reg, arial, sans-serif; font-size: medium;" /><span style="color: #000000; font-family: proxnov-reg, arial, sans-serif; font-size: medium;">I nearly threw away,</span><br style="box-sizing: border-box; color: #000000; font-family: proxnov-reg, arial, sans-serif; font-size: medium;" /><span style="color: #000000; font-family: proxnov-reg, arial, sans-serif; font-size: medium;">Nearly threw away the keys.</span><span style="box-sizing: border-box; color: #000000; font-family: proxnov-reg, arial, sans-serif; font-size: medium;">
</span>


"Back on my Feet" donc...comme parfois voire souvent chez Macca les faces B ont une certaine importance, nombre d'entre elles ont du poids...et en effet ce titre est peut etre bien le point de depart de sa "seconde carrière", je ne sais plus si c'est de Caunes qui avait écrit "on sent qu'il a encore quelque chose a dire"...
PhilippeW
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Enregistré le : lun. 27 févr. 2017 18:43

Avec Press to Play, Macca avait voulu coller au son de l'époque... ratage complet ; avec Flowers in the dirt, il renoue avec la nostalgie de la période Beatles, sans pour autant nier le temps qui avait passé. Sa ligne de basse à nouveau recherchée, ses compos soignées, son désir de créer de la qualité retrouvé. La collaboration avec Costello rappelle un peu celle avec Lennon, encore qu'on ne s'affiche pas "John" comme ça, avec facilité. Il n'en demeure pas moins vrai, que FITD est un retour appréciable et apprécié en son temps.

 

Les diverses séances d'enregistrement donnent un côté hétéroclite à l'album, ce qui ne lui fait pas de mal. Bien au contraire, cela permet de "toucher à tout", d'aller d'un coin à un autre sans se départir de sa qualité inhérente. Et, selon Paul lui-même, l'album s'est quand même vendu à plus de trois millions d'exemplaires à travers le monde ; ce qui, en toute vérité, n'est pas si mal pour un vétéran des sixties.
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