Vraiment ? non !

Forum de discussion orienté sur la vie et l'oeuvre des Beatles, mais aussi à la vie et l'oeuvre de Paul, George, Ringo et John
Répondre
ludo

Depuis quelques jours, avec la sortie du nouvel album de Ringo, on lit souvent une expression "consacrée" : Les Beatles ont écrit la bande son des années 60....

je suis fans des Beatles, ça me flatte... j'adhère... mais est-ce vrai ?

Avec du recul, et un peu de culture musicale, on se dit que c'est grandement exagéré... Pourquoi... parce que les Beatles sont l'arbre qui cache la forêt.... dans les années 60, il y a eu des tonnes de mouvements musicaux qui sont nés, rock, rock-psyché, hard rock, rock progressif.... peut-on dire que les beatles ont dans leur répertoire UN hit dans chacun de ces styles ???? Personnellement, j'ai beau passer les 220 chansons des Beatles, j'ai bien du mal à trouver un titre dans chaque....

Bref, "Beatles : la bande don des années 60".... c'est beau, c'est flatteur.... mais c'est pas forcément vrai....
Arthur-le-Scarabe
Messages : 28
Enregistré le : jeu. 26 janv. 2017 13:55

Ce n'est évidemment pas LA bande son des années 60, mais peut-être faut-il l'entendre dans le sens d'une bande son qui peut être représentative de l'évolution de la musique pop rock au cours de cette décennie pour quelqu'un qui n'aurait jamais entendu parler des années 60... Mais oui, s'arrêter aux Beatles serait bien dommage même si l'on peut les considérer légitimement comme un très solide pilier des années 60, décennie magique et pleine de trésors.
JBBarras
Messages : 4035
Enregistré le : lun. 16 janv. 2017 07:06

Tout d'abord, il y eut les années 1960, 61 et 62. Là, hormis une collaboration avec Tony Sheridan et la timide entrée en matière que fut 'Love Me Do', les Beatles étaient dans le tableau '60s, en tout petit petit, sans plus.

Mais, grâce à la beatlemania anglaise de 1963, puis la monumentale british invasion de 64, le Royaume-Uni devient la hype. Là, clairement, les fabs en sont les (sur)exposés ambassadeurs, ce sont eux les plus populaires, les plus "dans le vent".

En parallèle, les Beach Boys et Dylan proposent une alternative, les vases vont bientôt communiquer. In UK, le R&B et les mods font les beaux jours du Swinging London, les groupes poussent comme des champignons.

Dès 1966, la nouvelle scène américaine, concentrée sur la côte Ouest, sera le moteur du flower power, du monstrueux mouvement hippie, baba ou révolutionnaire, on parle alors de contre-culture. De freaks.

[URL=http://www.casimages.com/i/170915013405313748.jpg.html]Image[/URL]

Le retour du blues et d'un rock'n'roll plus dur va mettre tout le monde d'accord, les Beatles sont toujours là, pas largués du tout.

Nous arrivons à la fin de la décennie, Led Zeppelin donne désormais le ton.

Ceci résumé à la hache.

La force des Beatles est de ne pas s'être laissés prendre de vitesse, leur talent et un sens aigu du renouvellement firent qu'ils ne furent jamais ringards.
Répondre