Accueil / All in the mind / Après l’heure… c’est trop tard !

Après l’heure… c’est trop tard !

Cela fait un petit moment que je n’ai pas écrit d’article dans cette section… non pas par manque d’envie et d’idée, mais par manque de temps ! Du temps, il en est d’ailleurs question dans cet article, parce que nous sommes tous de toutes façons, concernés par ce temps qui passe, et qui ne peut pas s’arrêter, ce temps qui fait les souvenirs et la nostalgie.

Il y a quelques jours, j’écoutais des chansons récentes de Paul McCartney, et je constatais que sa voix faiblissait, qu’elle n’était plus à son apogée. Et soudain, je me suis dit : et si Paul McCartney faisait un jour « son disque de trop »… comprenez l’album de complaisance, de piètre qualité, et acheté par les fans plus par dévotion qu’admiration ?

Et soudain venu en moi, une réflexion sur la gestion de sa carrière d’artiste… Créer, bâtir, ériger, défier : ce sont des verbes qui collent à l’humain, qui font de lui un être plus grand, meilleur, qui marque, et qui ne s’oublie pas… mais soudain, le faux pas, le pas de trop et toute son oeuvre se trouve entachée, diminuée et parfois même détruite si le « pas de trop » est un « pas trop grand ».

Il y a quelques années d’ailleurs, un artiste français, ayant mené une carrière exemplaires dans les années 70/80/90, avait annoncé : je cesse désormais de m’imaginer en studio pour enregistrer un disque : c’est trop de travail… je cesse aussi de vouloir faire des tournées : je ne serais pas à la hauteur des désirs du public… là où je vois du courage, certains verront sans doute la peur d’entreprendre.

Je me souviens aussi, avoir vu sur scène, il y a quelques années, un artiste noir-américain, presque 80 ans, arriver en titubant, devant s’asseoir sur une chaise pour jouer (quand on joue du rock et du blues le décalage est énorme), et tenir 30 minutes de show… là où je vois « le concert de trop », certains y verront sans doute un dévouement immense au public, me rappelant que Molière est mort sur scène pendant une représentation du « Malade imaginaire ».

Chacun aura donc sa propre vision de la « fin de carrière »…. s’arrêter avant la montée insurmontable et mourir dans combat perdu d’avance comme un vieux lion, ou au contraire, mourir « de sa belle mort » dans son lit, auréolée par peu d’exploits mais des exploits inoubliables et légendaires.

Finalement ce qui compte le plus n’est pas le regard des autres, mais le regards qu’on se porte, et faire les choses, vivre les événements avec conscience et conviction ! 

EUR 17,04
Expédition sous 1 à 2 jours ouvrés
EUR 4,91
Expédition sous 6 à 10 jours ouvrés
EUR 9,59
Expédition sous 2 à 3 jours ouvrés

Pensez aussi à lire

Paul McCartney raconte Sgt Pepper’s

Au travers ce dossier, notre ami MeeK, artiste pop solo nous propose de découvrir tous …

La newsletter de Yellow-Sub

N/'attendez plus !
Abonnez-vous à la newsletter de Yellow-Sub et recevez les dernières actus par email !