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« Revolution 1 » est une chanson des Beatles écrite principalement par John Lennon, bien que créditée à Lennon-McCartney. Elle apparaît comme la vingt-quatrième piste de l’album The Beatles (plus connu sous le nom de The White Album), sorti en 1968. « Revolution 1 » est une version plus douce et décontractée de la chanson « Revolution, » qui est sortie plus tard en version plus agressive en tant que face B du single « Hey Jude. » « Revolution 1 » est marquée par son rythme détendu, ses paroles contemplatives, et son approche bluesy. La chanson est souvent interprétée comme une réflexion de Lennon sur les mouvements révolutionnaires de la fin des années 1960, offrant une perspective plus nuancée et réfléchie sur la violence et le changement social.
« Revolution 1 » a été écrite par John Lennon au début de 1968, au moment où les manifestations étudiantes, les mouvements de droits civiques, et les protestations contre la guerre du Vietnam prenaient de l’ampleur dans le monde entier. Lennon, influencé par l’atmosphère de bouleversement social et de changement politique, a voulu exprimer son point de vue sur la révolution et la manière dont elle pourrait être menée. Cependant, contrairement à l’appel à l’action directe de nombreux militants de l’époque, Lennon adopte une position plus ambivalente et réfléchie, exprimant des réserves quant à l’utilisation de la violence pour atteindre des objectifs politiques.
Les paroles de « Revolution 1 » reflètent cette réflexion nuancée. Des lignes comme « You say you want a revolution / Well, you know / We all want to change the world » et « But when you talk about destruction / Don’t you know that you can count me out » montrent que Lennon est en faveur du changement, mais seulement de manière pacifique. Cette distinction est essentielle, car elle montre son soutien à l’idée de révolution tout en s’opposant à la violence et à la destruction. Il nuance également son soutien à l’utilisation de tout moyen nécessaire pour provoquer le changement, indiquant qu’il n’est pas prêt à s’engager pleinement dans des actions destructrices.
« Revolution 1 » a été enregistrée par les Beatles lors de plusieurs sessions en mai 1968 aux studios EMI d’Abbey Road à Londres. L’enregistrement de la chanson est notable pour son approche plus douce et décontractée par rapport à la version rock plus agressive de « Revolution, » qui a été enregistrée plus tard en tant que face B du single « Hey Jude. » « Revolution 1 » est dominée par un groove bluesy, des cuivres discrets, et une atmosphère plus détendue.
John Lennon prend la voix principale sur « Revolution 1, » et sa performance est souvent saluée pour son caractère doux et contemplatif. Sa voix, pleine de chaleur et de sincérité, correspond parfaitement au ton de la chanson, capturant l’émotion de réflexion et de considération exprimée dans les paroles. Lennon joue également de la guitare acoustique, ajoutant une texture douce et rythmique à l’arrangement. Paul McCartney joue de la basse et fournit des harmonies vocales, tandis que George Harrison joue de la guitare électrique, ajoutant une dimension bluesy à la chanson. Ringo Starr fournit un rythme de batterie stable et entraînant, créant une base sonore solide et rythmique.
Musicalement, « Revolution 1 » est construite autour d’une progression d’accords blues en si bémol majeur et d’une signature rythmique en 4/4 qui donne à la chanson une sensation de groove et de mouvement décontracté. Le jeu de guitare acoustique de Lennon et les harmonies vocales de McCartney créent une base sonore douce et enveloppante, tandis que les cuivres discrets ajoutent une touche de sophistication et de richesse harmonique. Les changements de dynamique tout au long de la chanson, avec des passages calmes suivis de crescendos doux, ajoutent une dimension de profondeur et de contraste, renforçant l’ambiance contemplative et introspective de la chanson.
Un aspect distinctif de l’enregistrement de « Revolution 1 » est l’utilisation de cuivres et d’un chœur de fond, qui ajoutent une dimension riche et texturée à la chanson, contrastant avec l’approche plus directe et brute de la version single « Revolution. » Cette version plus détendue permet à Lennon d’explorer une gamme plus large d’émotions et de réflexions sur la révolution, allant au-delà de la simple réaction instinctive.
George Martin, le producteur des Beatles, a opté pour une production claire mais texturée pour « Revolution 1, » mettant en valeur les voix et l’instrumentation tout en capturant l’esprit contemplatif et réfléchi de la chanson. L’utilisation subtile de la réverbération et des techniques de manipulation de bande ajoute une dimension d’espace et de profondeur à l’enregistrement, renforçant l’émotion de réflexion et de considération.
« Revolution 1 » a été incluse comme la vingt-quatrième piste de l’album The Beatles (The White Album), sorti le 22 novembre 1968 au Royaume-Uni et le 25 novembre 1968 aux États-Unis. L’album a été acclamé pour sa diversité stylistique et son approche éclectique, avec « Revolution 1 » saluée pour son caractère réfléchi et son approche bluesy. Bien que la chanson ne soit pas sortie en single sous cette forme, la version plus rapide et plus rock « Revolution » a été publiée en tant que face B de « Hey Jude, » devenant un succès commercial et capturant l’attention du public pour ses paroles provocantes et son style énergique.
Les critiques de l’époque ont salué « Revolution 1 » pour son caractère accessible et son interprétation harmonique riche, reconnaissant la capacité de Lennon à capturer des émotions complexes et à créer des compositions qui transcendent les frontières de la musique pop. La chanson a été reconnue comme un excellent exemple de l’évolution de Lennon en tant que songwriter, montrant sa capacité à capturer des émotions dynamiques et à créer un sentiment de réflexion et de considération.
« Revolution 1 » explore des thèmes de changement social, de révolution, et de réflexion, exprimant un sentiment de contemplation et de prudence face aux bouleversements politiques et sociaux. Les paroles, bien que simples, sont efficaces pour transmettre un sentiment de réflexion et de réflexion nuancée, capturant l’essence de l’expérience humaine et de l’exploration intellectuelle. Ce thème est renforcé par la mélodie douce et l’utilisation d’instrumentation bluesy, qui ajoutent une dimension de sérénité et de profondeur à l’ensemble.
Musicalement, la chanson est notable pour son utilisation de motifs mélodiques simples, de progressions harmoniques blues, et d’une instrumentation riche, créant un son riche et engageant qui est à la fois apaisant et sophistiqué. L’influence du blues, du rock, et de la musique folk est évidente dans la structure harmonique de la chanson, mais Lennon et les autres membres des Beatles y ajoutent leur propre sensibilité moderne, créant un morceau unique qui se démarque dans leur catalogue.
Aujourd’hui, « Revolution 1 » est reconnue comme l’une des chansons les plus réfléchies et nuancées des Beatles, exemplifiant leur capacité à créer des morceaux qui sont à la fois dynamiques et émotionnellement engageants. Elle est célébrée pour son arrangement harmonique riche, son ambiance introspective, et son utilisation innovante d’instrumentation et de production, qui capturent parfaitement l’esprit des Beatles à une époque de transition vers des compositions plus sophistiquées et expérientielles.
La chanson continue d’être revisitée par les fans et les musiciens comme un exemple de l’innovation musicale de John Lennon et de sa capacité à capturer des émotions complexes dans un format pop sophistiqué. Elle est également reconnue pour son rôle dans l’évolution musicale du groupe, montrant leur volonté d’explorer de nouveaux sons et de nouvelles idées tout en restant fidèles à leur style unique.
En conclusion, « Revolution 1 » est bien plus qu’une simple chanson pop; elle est une démonstration de la croissance des Beatles en tant qu’artistes, capables de capturer l’esprit de la réflexion et de la révolution tout en explorant des thèmes plus profonds et plus universels. La chanson reste une pièce importante de leur héritage musical, capable de captiver et d’inspirer des générations d’auditeurs avec son émotion sincère, son style harmonique riche, et sa capacité à capturer l’essence de la réflexion sur le changement social et politique.
Sommaire
You say you want a Revolution
Well you know
We all want to change the world
You tell me that it’s evolution
Well you know
We all want to change the world
But when you talk about destruction
Don’t you know that you can count me out, in
Don’t you know it’s gonna be alright
Alright, alright
You say you got a real solution
Well you know
We’d all love to see the plan
You ask me for a contribution
Well you know
We are doing what we can
But when you want money for people with minds that hate
All I can tell you is brother you have to Wait
Don’t you know it’s gonna be alright
Alright, alright
You say you’ll change the constitution
Well you know
We’d all love to change your head
You tell me it’s the institution
Well you know
You better free your mind instead
But if you go carrying pictures of Chairman Mao
You ain’t going to make it with anyone anyhow
Don’t you know it’s gonna be alright
Alright, alright
Tu dis que tu veux une révolution
Eh bien, vous savez
Nous voulons tous changer le monde
Tu me dis que c’est l’évolution
Et bien tu sais
Nous voulons tous changer le monde
Mais quand tu parles de destruction
Je ne sais pas si tu peux compter sur moi, si tu peux compter sur moi, si tu peux compter sur moi
Tu ne sais pas que tout va bien se passer
D’accord, d’accord
Tu dis que tu as une vraie solution
Et bien tu sais
Nous aimerions tous voir le plan
Tu me demandes une contribution
Vous savez bien
Nous faisons ce que nous pouvons
Mais quand tu veux de l’argent pour des gens qui ont l’esprit haineux
Tout ce que je peux vous dire, c’est que vous devez attendre
Tu ne sais pas que ça va aller
D’accord, d’accord
Tu dis que tu vas changer la constitution
Eh bien, tu sais
Nous aimerions tous changer ta tête
Tu me dis que c’est l’institution
Tu sais bien
Vous feriez mieux de libérer votre esprit
Mais si tu vas avec des photos du président Mao
Tu n’arriveras à rien avec personne de toute façon
Tu ne sais pas que ça va aller
D’accord, d’accord
« Revolution » est, a ton besoin de le dire, né de la plume de John Lennon. Il sagit de la face B du single, sorte de réponse rock faite à la face A ,nettement plus prononcé dans le domaine pop, voire même ballade… On retrouve donc sur ce 45 T le même antagonisme au niveau des compositions des deux leaders que sur celui du « single de Liverpool », qui opposait (et associer en même temps…) le « Strawberry Fields Forever » de John et le « Penny Lane » de Paul. Néanmoins, dans le cas qui nous intéresse, il ny a pas de thématique précise comme pouvait lêtre lenfance à Liverpool sur le simple sortie en 1967.
Les ébauches de cette chanson furent Ramenés dans les bagages de John de leur fameux séjour en Inde, à Rishikesh auprès du Maharishi Yogi. Elle ne fut réellement terminée que quelques jours plus tard, alors que Cynthia était en Grèce.
Cette chanson est bien sur en rapport avec lair du temps. Comment en effet ne pas tenir compte, pour un groupe comme les Beatles, des événements qui émaillèrent la planète depuis le début de lannée, notamment en France, et le désormais célèbre Mai 68.
Néanmoins, contrairement à ce que lon pourrait penser, John ne sest pas investit personnellement et physiquement dans ces événements. En effet, en Mars de cette année là, de violents incidents, et même affrontements avaient opposés la police et les manifestants révolutionnaires sur Grosvenor Square (à Londres) devant lambassade des Etats-Unis. Mick Jagger se rendit sur les lieux, mais pas John…Ce dernier sétait contenté de suivre les événements retransmis à la télévision, de sa maison de Weybridge.
John avait présenté cette chanson, à Paul en particulier, comme un « single potentiel ». Sa requête fut rejeté…la chanson étant jugé trop peu commercial. On peut effectivement comprendre que « Hey Jude » avait un côté plus universel, et une capacité à plaire à un plus grand public. Pour autant, ce jugement sur « Revolution » ne portait que sur « Revolution 1 » (la version qui figure sur le « White Album »), car Lennon, trop désireux den faire le nouveau single des Beatles en avait fait une version électrique, qui constitue dailleurs un des enregistrements les plus « violents » du groupe.
Si lon excepte le son de la chanson, la grande nouveauté de ce titre réside dans la prise de position de Lennon (et donc du groupe) sur un sujet « brûlant » de lactualité, et même une prise de position politique. Jusque-là, Brian Epstein ( leur défunt manager ) avait soigneusement veillé à ce que les Beatles ne sautorise pas ce genre dincartade, mais le « summer of love » de lannée précédente, et les événements du début de lannée 68 ont eu tôt fait de venir à bout des préceptes de Brian, dautant plus que lui même nétait plus là (rappelons que Brian est décédé lannée précédente, peu avant la parution de « Sgt Peppers »).
Pour autant, un vers fait polémique dans la chanson, dans sa version blues (revolution 1 sur lalbum) : La phrase : « Dont you know that you can count me out/in » ( Ne savez vous pas que vous pouvez / ne pouvez pas compter sur moi). Au vu de ce vers contradictoire, on voit bien que Lennon à encore du mal à définir son niveau dengagement dans ce mouvement. Dailleurs, dans la version du 45T, John chantera : « Dont you know that you can count me out ».
John Lennon : « Je voulais dire ce que je pensais de la révolution. Jestimais que lheure était venue den parler, de même que javais estimé que lheure était venue pour nous de répondre enfin aux questions sur la guerre du Vietnam. […] Il y a eu deux versions de la chanson…Jai fais les deux parce que je nétais pas sur ».
On peut donc interpréter ce vers comme une réponse de Lennon aux révolutionnaires, qui demandaient son soutien à leur cause. John sen est expliqué par la suite, même sil partageait lespoir du changement, il pensait quune vraie révolution serait issue dun changement des mentalités…et non dactions violentes. En tout cas, la chanson fit bien sur polémique dans la presse du monde entier…et le titre lui même ( comme ce fut le cas avec « Back In The Ussr ») était trompeur. Il ne sagit pas dune chanson de révolutionnaire, mais dune chanson contenant la réponse dun artiste qui se devait de choisir son camp…
Charles Manson, lhorrible meurtrier que tout le monde connaît pour ses méfaits du 9 Août 1969, déclara avoir était inspiré de « Revolution », autant que de « Piggies », « Blackbird », « Rocky Racoon », « Helter Skelter », « Honey Pie » et « Revolution 9 », pour commettre les assassinats dont il est reconnue coupable…
Paul McCartney : churs, piano, basse, orgue
John Lennon : voix principale, guitare rythmique acoustique
Derek Watkins : trompette
Freddy Clayton : trompette
Don Lang : trombone
Rex Morris : trombone
J. Power : trombone
Bill Povey : trombone
George Harrison : churs, guitare principale
Ringo Starr : churs, batterie
30 mai 1968 : enregistrement de 16 prises, numérotées de 1 à 10 et de 13 à 18.
31 Mai 1968 : ajour doverdubs à la prise 18, et création de la prise 19.
4 Juin 1968 : ajout doverdubs à la prise 19. Création de la prise 20
21 juin 1968 : ajout doverdubs à la prise 20. création des prises 21 et 22.
Version finale : prise 22.
Les premières séances de travail en studio sur le titre « Revolution » avait commencé dès le retour des Beatles de leur séjour en Inde, cest à dire le 30 Mai, aux Studios Abbey Road. Cette séance se continua le 31, sur ce qui allait devenir « Revolution I » ( ce nest que le 21 Juin que « Revolution I » sera terminée avec lajout du solo de guitare et de la section cuivre).
Lenregistrement de « Revolution » à proprement parler (cest à dire la version 45T), ne commença que le 10 Juillet. Ce jour là, non moins de 15 prises seront effectuées.
Comme dit précédemment, la particularité de cette version est dêtre « sauvage » par rapport à la version du « White album », un son tout particulier dans luvre des Beatles…
George Martin : « Nous sommes allés jusquà la distorsion sur ce morceau, ce qui nous a valu bien des récriminations de la part du service technique. »
Paul McCartney : « Jai bien aimé le son de Revolution ».
Les séances denregistrement de la version 45T se continuèrent dans la foulée, les 11 (ajout de la basse et du piano) et 12 Juillet. John effectuera un dernier mixage de la chanson le 15 de ce mois. Cest la prise numéro 16 qui fut retenue comme définitive (version crée le 11 Juillet).
On notera pour cette chanson la présence de Nicky Hopkins au piano, chacun des Beatles étant à son instrument traditionnel….
Un vidéo clip fut enregistré en couleur (au même titre que « Hey Jude »), et diffusé dans le cadre du David Frost Show. On peut voir ce clip dans les VHS/DVD de lAnthology Beatles.
De nombreux artistes reprirent cette chanson, parmi lesquels figurent Billy Bragg, Vega 4 ou encore Head shop…On en compte même une dans le cadre dune publicité…pour un opérateur téléphonique….
John Lennon : 100 %
Mother Earth, Head Shop, Thompson Twins, Mike+The Mechanics, Tuli Kupferberg, Billy Bragg, Santo & Johnny