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Vertical Man – Ringo Starr : les secrets de l’album (paroles, tablature)

Vertical Man - Ringo Starr : les secrets de l'album (paroles, tablature)

Informations sur l’album

  • Pays : International
  • Support : CD
  • Label : Mercury
  • Numéro de série : 558 598-2
  • Mixage : Mono
  • Date de publication : 03/08/1998

Track-listing de l’album

Description de l’album

Vertical Man est le onzième album studio de la carrière solo de Ringo Starr, ancien batteur des Beatles, paru en 1998, soit 6 ans après son prédécesseur. On y trouve des personnalités telles que Alanis Morissette, Steven Tyler, Ozzy Osbourne, Scott Weiland, Tom Petty, George Martin, Paul McCartney, et George Harrison. Par ce titre, Ringo veut prouver qu’il est debout, qu’il se sent bien, prêt à aller de l’avant. Le titre lui aurait été inspiré par un dicton du XVIIe siècle : « Supportons les hommes d’action, car trop de louanges vont à ceux de paroles ». Ringo considérait alors cet album comme « Le meilleur qu[‘il ait] enregistré ces quinze dernières années [à l’époque] »1. Le public fut pourtant assez déçu du résultat.
L’album comporte trois titres notables : la chanson-titre, avec Ozzy Osbourne aux chœurs (le « Madman » ayant toujours été un grand fan des Beatles, en particulier de John Lennon), l’hymne La De Da, et une reprise de Love Me Do, le premier single des Beatles. Sur l’enregistrement original, en 1962, Ringo ne jouait pas. Il a par ailleurs, avec ce titre, rompu une promesse qu’il s’était faite au début de sa carrière solo, celle de ne « jamais enregistrer de titre des Beatles »1.
Il existe une édition japonaise de cet album qui contient 2 titres supplémentaires : Mr. Double-it-up (qui contient un petit hommage avec une version instrumentale bossa de With a little help from my friends en fin de chanson) et Everyday.

Chronique de l’album

Cela commençait à faire déjà quelques années que Ringo n’avait pas sorti de disque… allons souvenez vous, c’était « Ringo Starr and his all star’s band »…. Eh oui, ça date.

Il est vrai que Ringo est de loin le plus « timide des 4 Beatles et n’a qu’à son actif que 14 disques avec un succès plus que contesté. En effet, ces disques ne sont jamais de réelles perles, et contiennent des ritournelles blues, voir même pop… chantée par un Ringo à la voix si particulière qu’elle en rebute plus d’un. Ainsi, si certains sont fiers de parler à gorge déployée de la carrière solo de John ou de Paul, on entend largement moins parler de celle de

George , et de Ringo…

Il faut dire que Ringo a été trop longtemps pris pour le rigolo de la bande, le 4eme Beatles, et parfois même pour la 5eme roue du carrosse. En outre, Ringo n’a jamais eu beaucoup de chance : alcoolisme, perte de la vue, et problèmes matrimoniaux ne l’ont pas épargnés, et l’on parfois même pousser à se retirer purement et simplement du devant de la scène…

Aussi, à l’annonce de la sortie d’un nouveau disque de Ringo, on ne peut pas dire que notre impatience fut à son comble… on connaissait le passé musical de Ringo : 14 albums teintés plus ou moins d’échec…. Alors, nous n’attendions donc pas de miracle avec ce 15eme album.

Notre pressentiment se révéla à notre grand damne justifié, et ce 15eme album, intitulé Vertical Man n’est pas encore un grand album. Cependant, tous les ingrédients étaient là pour en assurer la réussite. Ainsi, on trouve parmi les collaborateurs de Ringo pour ce disque les grandes pointures du rock actuel : Alanis Morissette, Steven Tyler, Ozzy Osbourne, Scott Weiland, mais aussi de parfaits inconnus tels que George Martin, Paul McCartney, et George Harrison…. Une telle palette d’artiste que l’on pouvait s’attendre à un bon album… cependant, le disque à la première écoute s’avère très décevant : ritournelles sans intérêt, chansons faciles et dénuées de réelle créativité…

Aussi, quand on demande à Ringo pourquoi il fait des disques si communs, ce dernier réplique avec toute la facétie qu’on lui connaît qu’il fait des disques pour son plaisir, pour retrouver ses amis… et que le fan est assez grand pour savoir si il veut acheter le disque ou non…

Cependant contrastons tout de même notre bilan : l’album contient tout de même quelques titres qui ont retenus notre attention : il y a parmi eux la chanson LA DE DA, qui a servi de single pour le lancement, et le titre I’m Yours.

On notera enfin que Ringo fait un clin d’œil volontaire aux Beatles, en reprenant le titre « Love Me do » (en étant derrière la batterie cette fois) et de plus beaucoup de photos ne seront pas sans vous rappeler des albums des Beatles..

Album à réserver pour les fans de Ringo exclusivement

Interview de Ringo Starr

Vous allez bientôt partir en tournée pour présenter votre nouvel album, « Vertical Man ». Honnêtement, à 58 ans, avez-vous besoin de tout ce stress ?
Durant ces trois dernières années, je me suis principalement consacré au golf. Et bien, j’en avais assez ! Déjà tout jeune, je rêvais de devenir batteur ; cette passion ne m’a pas quitté. je suis un musicien, et jouer est bon pour mon âme.

On ne vous a pas beaucoup vu ces dernières années. Qu’avez-vous fait en dehors d’améliorer votre technique de golf ?
j’écris, je peins, je sors et vais au restaurant je fais tout ce que Monsieur tout le monde aime faire. Je rends visite à mes amis, je cuisine ou, tout simplement, je regarde la télé. Je mène une vie tout ce qu’il y a de plus normale. Mais plus que tout, j’aime la musique. Ma mère me disait toujours que rien ne me rendait plus heureux que de jouer de la batterie. Et elle avait bougrement raison. Et plus que tout, j’aime jouer avec des bons musiciens.

Et vous avez joué avec les meilleurs. Deux d’entre eux figurent sur « Vertical Man ?
Oui, Paul (McCartney) était dans le studio avec moi. George (Harrison), lui, n’a pas pu se déplacer pour l’enregistrement mais il m’a envoyé une bande. C’est une tradition entre nous de jouer sur les albums solos des autres. Ça n’a rien d’extraordinaire.

Est-ce que ça a bien fonctionné ?
Oui, on s’est éclaté. On s’aime !

Si vous le vouliez, vous trois pourriez combler de bonheur de millions de fans. Après tout, Julian Lennon a souvent fait remarquer qu’il jouerait bien le rôle de son père.
Non, chacun de nous travaille pour son propre compte, visant un but différent. Nous ne voulons pas vivre la pression qu’occasionnerait une reformation. Et Dieu sait comment ça sonnerait aujourd’hui !

Peut-être comme du Oasis ?
Hum, c’est un bon groupe. Noel écrit de bonnes chansons, et Liam son frère sait faire passer une chanson. Mais actuellement, ils traversent cette période complètement dingue du fait de leur soudaine célébrité. Il faut qu’ils fassent Attention à ce que tout ce stress n’affecte pas leur musique.

Êtes-vous content que les médias ne s’intéressent pas autant à vous, qu’ils ne vous mettent pas autant la pression ?
Oh que oui C’est toujours pareil tous les groupes veulent devenir riches et célèbres. Et quand leur désir devient réalité, ils veulent qu’on leur fiche la paix, ils n’aspirent qu’à retourner à l’anonymat C’est à double tranchant. Il faut être capable de supporter la presse qui est à la recherche du moindre détail sur votre vie, sur ce que vous faites, ce que vous mangez, où vous dormez, et plus important encore, avec qui vous dormez ! Aujourd’hui, plus que jamais, les médias se préoccupent de bien autre chose que de votre musique. C’est encore pis qu’avant. Les gars d’Oasis devront faire avec. Ou alors, ils seront contraints de faire comme les Beatles, dire : « ça suffit ! ».

À l’époque de la rupture, vous avez affirmé que vous n’enregistreriez plus jamais de chanson des Beatles- Or, vous avez rompu votre promesse en reprenant Love Me Do sur votre nouvel album.
Et bien, après presque trente ans, j’ai simplement pensé « que diable, à quoi bon ! » Et puis, je ne jouais même pas sur le premier enregistrement.

Cette nouvelle version n’aurait sans doute jamais grimpé au hit-parade. Est-ce une parodie de l’original ?
Non, pas vraiment. Mais, dans un sens, j’ai approché cette chanson de manière sérieuse. D’un autre côté, peut-être pas tant que ça. C’est tout simplement une chanson que j’ai toujours voulu jouer et chanter Pour le plaisir. Ma version ne va pas changer le monde, c’est sûr.

Durant votre carrière, vous avez joué avec de grands musiciens. En est-il avec qui vous voudriez collaborer ?
Hum. Non. Avec qui n’ai-je pas joué ? En reste-t-il un ? J’ai joué avec The Band, Dr john, Billie Preston, Joe Walsh, Todd Rundgren, Nils Lofgren, avec Jack Bruce, Peter Frampton et plein d’autres. J’ai l’impression d’avoir joué avec tous les musiciens de cette planète.

Et sur cet album avec la star montante : Alanis Morrissette…
Oui, elle est venue spontanément pour dire bonjour et regarder comment ça se passait pendant nos séances. Comme on allait enregistrer les voix, je l’ai invitée à se joindre à nous. Elle a répondu « Bien sûr ». C’est une femme merveilleuse. On s’entend bien.

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Ça ne vous a pas vraiment étonné de Steven Tyler, d’Aerosmith, sur votre album.Steven m’a téléphoné au studio, il voulait vraiment venir, mais il était en tournée avec son groupe. Il a profité de deux jours off. Apparemment ce mec ne prend jamais de vacances. Moi, j’aime avoir du temps de libre. Lui, c’est un accro du boulot, il a une énergie incroyable. Bref il a donc joué de l’harmonica sur Love Me Do. Après, je lui ai suggéré de jouer de la batterie sur Drift Away. Peu de gens savent que c’est un très bon batteur. Lorsque j’ai joué à Boston avec mon AIl Starr Band, il est venu jouer sur ma batterie. Au studio, au début, il ne voulait pas jouer de batterie, il m’a dit « Je n’ai pas pratiqué depuis longtemps . Je lui ai répondu »Assied toi là, joue avec nous, tu ne l’oublieras jamais« Alors il a joué dans »Vertical Man », et il était bon. Je suis très satisfait.

Etes-vous aussi satisfait des albums des Beatles, « Anthology » ?
Je les aime beaucoup. C’était le pied de réécouter toutes ces bandes avec George et Paul. Le seul problème était les parties de John, il n’était plus avec nous. J’aime bien me rappeler le bon vieux temps avec George et Paul. Quelle rigolade.

A propos de rigolade, George Martin a un jour prétendu que vous étiez le clown du groupe. Et vous avez vous-même précisé qu’il fallait bien que quelqu’un tienne le rôle du « blob ».
Je ne me souviens pas d’avoir dit ça, mais le batteur était toujours la dernière roue du carrosse, c’est vrai, alors que les guitaristes étaient les vedettes. Mais bon, être le « blob », pourquoi pas. Bien sûr’ j’ai le sens de l’humour. je viens de Liverpool, ça fait partie de notre caractère.

En parlant de sens de l’humour, quelle est la chose la plus embarrassante qu’il vous soit arrivé sur scène ?
Une fois, je suis tombé de mon siège ! C’était aux États-Unis, en tournée avec les Beatles. Pendant un concert, je suis tombé à la renverse depuis l’estrade. je me suis senti vraiment stupide. C’est la chose la plus embarrassante qui puisse arriver sur scène. Une autre chose dont je me souvienne était au tout début des Beatles. Ma batterie n’est pas arrivée à l’heure au lieu du concert. J’avais mes cymbales, mais pas les fûts. Alors j’ai joué dans la sans aucun tambour Mais qu’aurais-je pu faire d’autre, « the show must go on ! »

Et votre meilleur Souvenir ?
je ne saurais dire, mais ce fut un réel plaisir d’auditionner pour les Beatles.

Pour en revenir à votre album, comment décririez-vous « Vertical Man » ?
Le sens profond du titre « Homme Vertical » m’a été inspiré par un dicton datant du XVIle siècle. Plus exactement, le dicton est : « Supportons les hommes d’action, car trop de louanges vont à ceux de parole  » Littéralement, j’ai voulu dire que je me tiens bien, je suis un homme « vertical », bien que la plupart du temps t’aie été un homme « horizontal », à l’époque où j’avais des problèmes de boisson et de drogue. Aujourd’hui je me suis relevé. Alors je me suis dit, laissons entendre au monde cette merveilleuse phrase.

Et musicalement, vous êtes satisfait du résultat ?
C’est le meilleur album que j’ai enregistré ces quinze dernières années. Pourquoi ? C’est simple, parce que c’est celui avec lequel j’ai pris le plus de plaisir ! On s’est marré pendant l’enregistrement, mon jeu de batterie était bon et mon chant meilleur qu’avant, tout simplement parce que j’ai arrêté de fumer, que je mange mieux et parce que je bois beaucoup d’eau. Alors je me sens bien, je joue mieux et donc je m’éclate plus.

Au temps des Beatles, vous décriviez votre vision de votre vie future comme celle du personne de la chanson When I’m Sixty Four. Vous comptez toujours jouer de la batterie à 64 ans ?
Qui sait ? ! Je l’espère en tout cas. Heureusement qu’il n’y a pas de limite d’âge pour les musiciens. prenez BB King, Eric Clapton ou les Rolling Stones. On est toujours là. On répond toujours présent pour faire de la musique.

Et comment aimeriez-vous que l’on se souvienne de vous ?
Le plus grand batteur de rock connu sur cette terre !

 

Informations complémentaires

Enregistrement : Scott Gordon
Production : Ringo Starr et Mark Hudson
Mixage : Geoff Emerick
Couverture : Ringo Starr, Barbara Bach, Mark Hudson, Barbara Vander Linde
Producteur : Mark Hudson / Ringo Starr

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